Archive for July 21st, 2007
George Bush serait prêt à décréter l’état d’urgence (expert américain)
Le républicain Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire aux Finances de l’administration Reagan, a expliqué que George W. Bush avait élaboré les bases juridiques permettant d’instaurer l’état d’urgence et que d’ici un an, les Etats-Unis pourraient devenir un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran.
Il a déclaré que dans une telle situation, les militaires américains pourraient constituer l’unique force d’opposition.
“Il est possible qu’ils (les militaires) en aient assez et qu’ils n’aient plus envie de se soumettre”, a-t-il ajouté lors d’une interview à la radio, retransmise simultanément jeudi sur les ondes de plus de 50 stations américaines.
M. Roberts a fait ces déclarations particulièrement inhabituelles à la suite de la signature mardi par le président américain d’une ordonnance spéciale, autorisant le ministre américain des Finances, après consultation du chef du Pentagone et du secrétaire d’Etat américain, à arrêter n’importe quelle personne et à confisquer ses biens sur le territoire américain, si elle “présente une menace pour la stabilisation en Irak”.
“Il s’agit du pouvoir total et absolu d’un seul homme”, a noté l’ancien membre de l’administration Reagan, soulignant que l’ordonnance du président Bush n’était pas passée devant le Congrès américain et laissait les mains libres au président des Etats-Unis.
“Le peuple américain ne comprend pas le danger auquel il est confronté”, a-t-il poursuivi.
Il a mis en garde contre l’administration Bush qui selon lui prépare quelque chose, afin d’effrayer le pays et réunir la population autour des républicains, qui dans le cas contraire pourraient perdre totalement le pouvoir lors des élections l’année prochaine.
“Quelque chose se prépare”, affirme Paul Craig Roberts.
“Des membres de l’administration Bush et d’éminents propagandistes républicains préparent un nouvel événement dans la lignée du 11 septembre 2001 ou bien une série d’événements de ce type”, a-t-il averti.
“Si ce n’est pas Al Qaïda qui le fait, il s’agira d’une mise en scène”, a-t-il garanti.
L’interview radio de l’ancien sous-secrétaire aux Finances a eu lieu après la publication cette semaine d’articles dans lesquels il mettait en garde contre George W. Bush et le vice-président américain Richard Cheney, affirmant qu’ils préparaient le terrain pour détourner l’attention de la population des déconvenues de leur administration en Irak, et pour préparer une attaque contre l’Iran.
“L’administration Bush a absolument besoin d’événements dramatiques pour effrayer les Américains et forcer le Congrès à accepter l’Etat militaire et policier, dont George W. Bush et Richard Cheney tissent les mailles”, pouvait-on lire dans un article de Paul Craig Roberts, prévoyant que d’ici un an, “les Etats-Unis pourraient être un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran”.
“George W. Bush a préparé toutes les mesures nécessaires pour mettre en place une dictature sous forme “d’ordonnances présidentielles”, qui entreront en vigueur au moment où il jugera nécessaire d’instaurer l’état d’urgence. Les récentes déclarations du ministre américain de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, du sénateur républicain Rick Santorum et d’autres personnalités montrent que dans un avenir proche, les Américains pourraient s’attendre à une série de fausses opérations terroristes, soutient l’ancien sous-secrétaire aux Finances.
Il a en outre noté que l’administration Bush avait l’intention de se sauver de sa situation impopulaire par l’intermédiaire de fausses opérations, qui pourraient être utilisées pour propager une guerre en Iran.
La Maison Blanche, le département d’Etat des Etats-Unis et le Pentagone n’ont pas encore commenté les déclarations fort peu habituelles de Paul Craig Roberts.
M. Roberts qui a été sous-secrétaire américain au Trésor de 1981 à 1982 est considéré aux Etats-Unis comme le père de la reaganomie, politique économique menée par Ronald Reagan, alliant la liberté de marché et une politique économique conservatrice. Paul Craig Roberts a reçu une récompense spéciale du ministère américain des Finances ainsi que la Légion d’honneur, remise par le gouvernement français.
Ria-Novosti
MM. Sarkozy et Brown se rendront au Darfour pour “régler” la crise sur place
Le président français Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique Gordon Brown envisagent de se rendre ensemble au Darfour (Soudan) pour contribuer au règlement du conflit qui perdure depuis 2003, ont annoncé vendredi les deux leaders lors d’une conférence de presse conjointe à Paris.
Le président français a souligné que Paris et Londres étaient unanimes à soutenir le projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU prévoyant le déploiement au Darfour d’une force conjointe de l’Union africaine (UA) et des Nations unies.
Selon lui, il se rendra, avec M. Brown, au Darfour, au Tchad et au Soudan, au cas où cette résolution serait adoptée. M. Sarkozy a fait savoir que la situation au Darfour restait extrêmement grave et que des milliers de personnes y trouvaient la mort.
De son côté, le premier ministre britannique a affirmé que cette situation dramatique ne pouvait plus durer.
Selon les données des Nations unies, la guerre civile, qui se poursuit dans la province du Darfour depuis 2003, a déjà emporté la vie de près de 200.000 personnes. On compte plus de 2,5 millions de refugiés.
Pour assurer la sécurité dans cette province rebelle, l’Union africaine y a envoyé un contingent fort de 7.000 hommes. Les soldats de la paix ont maintes fois été critiqués pour leur incapacité de maîtriser la situation et de protéger les populations civiles. L’Union africaine affirme qu’elle n’arrive pas à entretenir toute seule le contingent et accuse la communauté mondiale, notamment l’ONU, de négliger ses obligations en matière de financement et d’appui technique des opérations.
La forte pression internationale a fini par contraindre le Soudan, qui refusait catégoriquement d’accueillir les troupes internationales sur son territoire, à consentir, en juin dernier, au déploiement d’une force conjointe ONU/UA comptant plus 20.000 hommes.
Depuis le 17 juin dernier, les avions français transportent l’aide humanitaire destinée aux réfugiés du Darfour (environ 200.000 personnes) et de l’est du Tchad (150.000 personnes).
Ria-Novosti
Fin de partie pour les rachats d’entreprises par effet de levier (LBO)
Un des plus grands cabinets d’audit et de gestion d’entreprise, KPMG, rapporte que la vague de rachats par effet de levier menés par les fonds « private equity » est arrivée au même point que les capitalisations boursières des « point.com » et le boom des rachats d’entreprises de fin 1999, avant que cette « nouvelle économie » ne se crashe. Si le nombre d’opérations de rachat est légèrement moindre qu’à l’époque, leur taille est beaucoup plus grande. Dans un nouveau rapport, Standard & Poors dit que le marché des rachats d’entreprises est peut être en train de fondre. Il ne suffit que d’un ou deux acquisitions qui s’effondrent, c’est-à-dire que leur financement échoue alors que l’affaire a été annoncée, laissant les banques avec des prêts sur les bras. Ainsi, l’ensemble du marché semble prêt à s’effondrer.
Voici, d’après un rapport du secteur « Leveraged Commentary and Data » de Standard & Poors, les principaux rachats géants déjà annoncés mais dont le financement est compromis :
Le rachat de Chrysler par Cerberus. Malgré les annonces publiques rassurantes faites le 13 juillet par Daimler -qui se débarrasse de Chrysler- la demi douzaine de banques internationales engagées à financer l’opération à hauteur d’au moins 50 milliards de dollars, devront augmenter significativement les taux de rendement de ces obligations à haut risque émises pour financer l’opération, pour qu’elles se vendent.
Le rachat de TXU, la grande entreprise texane d’équipement électrique, pour 44 milliards par Texas Pacific Group et KKR connaît des difficultés similaires maintenant que le financement doit être bouclé.
Dans le rachat par KKR d’Alliance Boots, une grande chaîne de magasins britannique, les fonds qui étaient supposés acheter ces obligations à haut risque dénoncent désormais l’attitude de KKR à qui ils reprochent d’avoir caché le ratio réel de la dette contractée pour le rachat par rapport au revenu d’ensemble d’Alliance Boots ; plutôt 8,5 que les 7,2 annoncés. Ils n’achètent pas les obligations.
le rachat annoncé de Tribune Corp par Sam Zell pour 14,4 milliards de dollars est aussi en péril. Les premiers 7,8 milliards de dette pour financer l’opération ont été levés, mais seulement avec des prêts courants sur deux ans, au lieu des 7 ans prévus, ce qui met les liquidités de l’entreprise en négatif. Ce qui laisse donc encore à vendre 4,2 milliards de dette à haut risque, qui vont être très difficiles à fourguer.
Dans le rachat à 5,5 milliards de ServiceMaster Co par Clayton, Dubillier and Rice, les premier 1,15 milliards d’obligations émises ont échoué. En conséquence, les banques réunies ont dû faire un prêt relais de 120 jours afin de tenir l’opération en vie. Encore 2,85 milliards doivent être levés.
Vient se rajouter au contenu de ce rapport de Standard & poors, l’annulation par KKR lundi 16 juillet, de la vente d’1,4 milliard de dollars d’obligations pour le géant de la vente de détail pour l’habitat Maxeda, alors que les obligations ne se vendaient pas. KKR s’est alors engagé à réduire les emprunts futurs, sans pour autant convaincre les investisseurs.
Tout ceci se passe dans la perspective d’une action du Congrès américain pour que les gestionnaires des fonds « private equity » soient taxés, ce qui n’a pas manqué de provoquer un cri de douleur chez les porte parole de la Réserve Fédérale et du Département du Trésor qui s’exprimaient au Capitol la semaine dernière, et aussi chez les porte parole de la finance qui s’expriment dans les médias.
Solidarité et progrès