Archive for September 27th, 2007
Qu’est-ce que la leucémie a à voir avec les chromosomes dicentriques et les microbilles de tritium noires?
Conséquences sanitaires d’une expérience nucléaire près de Hambourg
L’article ci-dessous évoque les circonstances tragiques qui, dans l’Elbmarsch près de Hambourg, ont provoqué des leucémies et continuent de le faire. Elles n’ont toujours pas été élucidées.
bha. Depuis la fin de 1989, 15 enfants ont été atteints de leucémie et 4 en sont morts. Or on a découvert chez eux des chromosomes dicentriques et dans les lymphocytes, il n’y a guère que les radiations qui peuvent les produire. Leur répartition dans les cellules est un indicateur fiable du rayonnement alpha. Ces enfants habitent/habitaient à proximité immédiate de la centrale nucléaire de Krümmel et de l’Institut de recherches nucléaires de la Gesellschaft für Kernenergieverwertung in Schifffahrt und Schiffbau (GKSS). Comme la GKSS avait refusé d’aider à élucider cette affaire, des spécialistes en radiobiologie, médecine, techniques de mesures, toxicologie et physique ont eu à cœur d’étudier avec compétence, précision et dévouement tous les facteurs qui pouvaient avoir déclenché les leucémies.
En 2000, on a découvert dans le sol des deux rives de l’Elbe des microbilles de métal lourd de différentes tailles. Elles proviennent d’une expérience visant à combiner les processus de fission nucléaire (comme dans les centrales) et de fusion nucléaire (comme dans la bombe à hydrogène).
Quand sur une période de 18 ans 15 enfants sont atteints de leucémie dans des villages proches les uns des autres, il doit y avoir une cause objective, ou est-ce qu’un mystérieux esprit malin exercerait ses ravages à partir des installations nucléaires? Les deux hypothèses sont vraies. Bien que les causes des leucémies survenues dans les villages de Geesthacht, de Tespe et d’Obermarschacht – villages situés sur les bords de l’Elbe près de Hambourg – aient été étudiées scientifiquement, les autorités compétentes et les institutions nucléaires responsables n’ont pas l’honnêteté de reconnaître cette cause. Il s’agit là d’un cas tragique d’étouffement de la vérité qui est d’ailleurs la règle en matière d’accidents nucléaires.
Les spécialistes avaient découvert l’«esprit malin». Ils publièrent les résultats et exigèrent des mesures. Le Dr Sebastian Pflugbeil, président de la Société de radioprotection de Berlin a publié dès 1992 les résultats des recherches sur le site www.strahlentelex.de.
Quelles ont été les conclusions des spécialistes?
«On peut considérer comme établi un cas d’accident radioactif survenu le 12 septembre 1986 dans la zone des installations nucléaires de Geesthacht. Non seulement des produits de fission et d’activation mais également du combustible nucléaire et des produits bruts ont été libérés dont on peut constater aujourd’hui encore la présence dans les environs. Pendant 12 heures, la concentration radioactive dans l’atmosphère a été 400 fois plus élevée que la contamination en Allemagne du Nord lors de la catastrophe de Tchernobyl. La contamination de la population s’est produite essentiellement par inhalation de substances radioactives à ce moment-là et plus tard encore. Ces substances proviennent de l’expérimentation d’un système hybride, c’est-à-dire d’une expérience nucléaire au cours de laquelle les processus de fission et de fusion devaient entrer en jeu simultanément. Ni le protocole expérimental ni la composition du produit n’ont été rendus publics. Cette dernière a été déduite des résultats de différentes campagnes de mesures de radionucléides dans les environs. Nous nous fondons sur les mesures des poussières qui s’étaient déposées sur les toits, lesquelles ont révélé la présence de transuraniens et de strontium 90, produit de fission. Les mesures de radioactivité du sol effectuées de manière exhaustive de 2001 à 2004 ont, quant à elles, révélé des proportions importantes de thorium et d’uranium telles qu’on peut s’attendre à les trouver dans le combustible des réacteurs à haute température (entre 2:1 et 10:1).
L’analyse des causes des leucémies a permis d’établir qu’en septembre 1986, la GKSS a procédé à une expérience dans laquelle des microbilles ont été utilisées lors d’essais préliminaires qui relèvent manifestement de la technologie nucléaire. On connaît très bien les microbilles de tritium dans le procédé de fusion par confinement inertiel (ICF). Or divers scientifiques les ont décrites après en avoir trouvé sur les toits de roseaux et des échantillons de sol de l’Elbmarsch et de l’Elbgeest.
Les esprits malins n’existent que dans les contes. La réalité, c’est ici les radiations libérées lors de l’accident. Il semble que ce soit la seule cause des leucémies. La fusion par confinement inertiel s’utilise aussi bien à des fins pacifiques que militaires et c’est sans doute pour cette raison qu’on a caché les vraies causes des leucémies.
Ce sont les isotopes de thorium découverts qui contribuent le plus à l’irradiation de la population. Les voies de contamination qui entrent en ligne de compte pour les leucémies sont l’exposition somatique des enfants en bas âge, l’exposition dans le ventre de la mère et la transmission génétique par des parents exposés aux radiations avant la conception de l’enfant. La dose trouvée dans la moelle osseuse des enfants en bas âge est de 97 mSv, celle des gonades adultes de 10 mSv. La dose embryonnaire est négligeable. Les leucémies observées chez les enfants de la zone de Geesthacht s’expliquent de manière incontestable. Les facteurs de risques qui subsistent doivent être étudiés et éliminés afin que la région cesse d’être qualifiée de «zone endémique». •
Source: www.elbmarsch.org
Discours (intégral) du Président iranien à la 62ème réunion de l’Assemblée générale ‘Pour un front de solidarité mondiale pour la paix’
Devant la 62ème Assemblée générale des Nations Unies, le Président iranien a appelé à la formation d’un front de fraternité, d’amitié et de paix durable, qui repose sur le monothéisme et la justice et qu’on puisse appeler “le front de solidarité pour la paix”, selon l’Agence d’information iranienne Fars News.
“Dans l’ambiance fébrile du monde actuel qui est en proie aux menaces, aux crises et aux tensions, où les dispositions des grandes puissances s’avèrent être inefficaces face aux grands problèmes qui s’imposent, et alors que le manque de confiance s’accroît, chaque jour, davantage, sur les scènes régionales et internationales, dans des conditions où les campagnes médiatiques et politiques ont troublé l’équilibre psychologique des sociétés et entravé les efforts et politiques des organismes internationaux, dans le sens de la défense des droits des nations et du rétablissement d’une paix durable, je tiens à évoquer certains défis essentiels du monde actuel, avec un regard sur leurs origines et les moyens d’en sortir.”, a affirmé Mahmoud Ahmadinejad.
“Je voudrais vous parler d’une nécessité qui s’impose, pour améliorer la situation actuelle et pour esquisser des perspectives prometteuses et brillantes, celles qui promettraient amour et générosité absolus, dans un monde juste, où l’homme verrait s’épanouir toutes ses aptitudes divines et où la promesse divine serait, enfin, réalisée.”
Huit grands défis se posent devant le monde actuel, dans l’optique de Ahmadinejad :
Le Président de la RII a, ensuite, brossé un tableau précis de multiples défis du monde actuel, en s’exprimant en ces termes:
“Les efforts concertés pour affaiblir la cellule familiale et sous-estimer les valeurs de la femme s’inscrivent dans les premiers défis du monde actuel. La famille constitue l’institution humaine la plus précieuse et la plus sainte qu’on puisse concevoir, le foyer de l’amour pur, entre parents et enfants, et qui présente un lieu sûr pour élever les futures générations. Toutes les religions et civilisations éprouvent du respect, pour le foyer familial, qui est la colonne vertébrale de l’épanouissement de tous les sentiments et de toutes les aptitudes de l’homme.”, et d’ajouter :”On est témoin, aujourd’hui, d’une agression concertée et bien élaborée, par les ennemis de l’humanité et les pilleurs de richesses, visant à détruire cette institution sublime. Pour ce faire, ils ne manquent pas, non plus, de propager la nonchalance, la violence et le mépris de la chasteté. Ces dernières décennies, les détenteurs du pouvoir et des richesses et les géants des mass média ont, largement, exploité la femme, cet être précieux, en qui s’incarne la beauté divine, l’amour et la pureté.”
“Dans certaines sociétés, on a abaissé cet être sublime jusqu’à en faire un outil de publicité, sans le moindre respect pour sa pureté et sa chasteté. C’est une grande trahison envers la société humaine et les futures générations, et un coup irréparable aux fondements de la cohésion sociale qu’est le foyer familial.”, a-t-il souligné.
Mahmoud Ahmadinejad a considéré les cas multiples de violations des Droits de l’Homme et la propagation du terrorisme et de l’occupation, comme le deuxième grand défi posé à l’humanité. “Aujourd’hui, les Droits de l’Homme sont, hélas, largement violés, par certaines puissances, notamment, par celles qui prétendent en être les défenseurs absolus. Les prisons secrètes, les enlèvements, les jugements et punitions sommaires, en dehors de toute procédure judiciaire, l’écoute des conversations téléphoniques, sur une vaste échelle, le contrôle des courriers et les interpellations, sont devenus chose courante dans le monde. Si, par malheur, les personnalités scientifiques et les historiens osent se prononcer sur d’importantes affaires internationales, on les juge et emprisonne. “
Plus loin, dans ses propos, le Président iranien a évoqué l’attitude des grandes puissances qui attisent l’insécurité, dans les pays, où elles veulent justifier leur présence. “Ils invoquent différents prétextes pour occuper les pays, y attiser les différends et l’insécurité, et justifier, ainsi, la poursuite de l’occupation. Il y a plus de 60 ans que le régime illégitime sioniste occupe la terre de Palestine, en tant que dédommagement des affres de la seconde guerre mondiale, en Europe, alors que ses habitants, les Palestiniens ont été mis en errance, souffrent de lourdes pressions militaires et économiques ou passent leurs jours dans les abominables prisons israéliennes”.
“On loue et appuie les occupants, alors que les peuples opprimés continuent d’être la cible d’attaques politiques, militaires ou médiatiques. Dans leurs propres territoires, les Palestiniens sont privés d’eau, d’électricité et d’assistance médicale, pour la seule raison qu’ils réclament leur liberté. On boycotte, aussi, le gouvernement élu issu de ce peuple. Les courants terroristes s’organisent, sous la houlette des grandes puissances, et continuent d’agresser la sécurité et les biens des peuples. Les sionistes extrémistes assassinent les gens dans leurs villes ou à domicile. Les terroristes reçoivent l’appui et se voient décerner des médailles de la paix”, a déploré Ahmadinejad. “D’autre part, on fait miroiter de fausses promesses de prospérité à des Juifs que l’on rassemble un peu partout dans le monde, pour les abriter en Palestine occupée, là où ils vivent sous les pressions psychologiques et les menaces permanentes. On les empêche de retourner dans leur pays d’origine et on leur apprend à éprouver de la rancune envers les vrais habitants de la Palestine.”
Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad n’a, également, pas oublié, bien entendu, de parler de l’Irak, dans son discours, devant l’Assemblée générale de l’ONU. “On occupe l’Irak, sous prétexte de renverser la dictature et découvrir des ADM. On en finit avec l’ancien dictateur irakien, qui, dans le passé, bénéficiait de l’appui des occupants de l’Irak, et l’occupation se poursuit sous différents prétextes. On enregistre, quotidiennement, des tués, blessés ou déplacés parmi les civils. Les occupants échappent à toute explication. Ils n’éprouvent pas, non plus, la moindre honte. Ils vont encore plus loin, en reconnaissant, dans un rapport, que leur expédition militaire avait eu comme résultat la création d’un marché d’armements. Ils s’opposent même à la Constitution et au gouvernement élu irakien, et ils manquent de courage, pour reconnaître leur échec définitif, en Irak, et accepter de s’en retirer.”
“Nous constatons, hélas, cette triste réalité que, pour certaines puissances, aucun homme, ni aucune autre nation, disons, rien d’autre en dehors de leurs propres institutions, n’a la moindre valeur. Dans leur optique, les Droits de l’Homme ne prennent de sens, que lors qu’ils garantissent leurs intérêts financiers et ceux de leurs alliés. Même les droits et le prestige des citoyens américains ne comptent en rien face à leur égoïsme.
“Le troisième grand défi au monde actuel est lié à l’agression lancée contre les cultures locales et les valeurs nationales des peuples. “, et de préciser : “La culture constitue le symbole de l’identité, le secret de la permanence des Nations et la base de leurs interactions. Les cultures locales, les symboles du monothéisme, de l’amour et de la fraternité sont pris pour cibles, aujourd’hui, d’une agression préméditée et bien concertée. Les traditions et valeurs nationales, ainsi que la fierté historique des nations et leur sens de la confiance en soi sont méprisés. Tout cela vise à propager l’esprit d’imitation et de consommation, chez les nations, que les grandes puissances cherchent à éloigner de Dieu et des valeurs humaines, et dont elles cherchent à briser la résistance, afin de pouvoir plus facilement piller leurs richesses. “
“Le quatrième grand défi du monde de nos jours est en rapport avec la pauvreté, l’analphabétisme, les carences, en matière d’hygiène, et l’immense fossé entre les riches et les pauvres. Une grande partie des richesses naturelles répandues, en Asie, en Afrique et en Amérique latine, est pillée au travers des politiques et de la mainmise politico-économique de certaines puissances. Les bilans sur la pauvreté et les pénuries sont vraiment alarmants.
Jeudi 27 Septembre 2007
Fars News
President Ahmadinejad Meets Neturei Karta Rabbis [vidéo] censurée par les média français
Oui au maintien de l’agriculture paysanne – Non à la politique destructrice de la Confédération contre les paysans
Oui au maintien de l’agriculture paysanne – Non à la politique destructrice de la Confédération contre les paysans
par Judith Barben
Dans «Horizons et débats» le viticulteur Willy Cretegny a présenté le référendum qu’il a initié avec d’autres paysans biologiques contre la nouvelle loi sur l’agriculture. Pour le comité référendaire, arrêter la Politique agricole 2011 ratée de la Confédération est une question de principe.
Depuis 1993, l’agriculture suisse a été soumise à un grand nombre de réformes successives toutes au service de la libéralisation du marché selon les règles du jeu de l’OMC1. A l’époque, il y avait encore 93 000 entreprises paysannes familiales. A présent, elles ne sont plus que 63 000; 30 000 exploitations agricoles ayant dû abandonner. Selon la Politique agricole 2011, 30 000 fermes supplémentaires devraient encore disparaître. Le référendum est nécessaire si l’on veut empêcher ce développement. Les mécanismes de protection nationaux qui sont encore en vigueur doivent être maintenus à tout prix. Cretegny constate: «Nous devons lutter pour l’approbation du droit au protectionnisme.» (voir encart ci-contre)
Comme prochain pas il s’agit de construire «la résistance civile» contre la politique agricole de la Confédération et de formuler une initiative populaire pour la qualité de l’agriculture que nous, citoyens et citoyennes, – paysans et consommateurs – voulons en Suisse.
Aujourd’hui que la pénurie alimentaire nous menace, la souveraineté alimentaire est un bien auquel on ne doit pas renoncer. Sans souveraineté alimentaire il n’y a pas de souveraineté politique, car alors on est à la merci de l’étranger. C’est légitime et nécessaire qu’une communauté protège son droit à une alimentation saine et sans technologie génétique et son droit à une exploitation du sol durable. Le modèle suisse de production alimentaire, basé sur un ensemble de petites entreprises agricoles et sur la diversité alimentaire le garantit de façon extraordinaire. De plus, la forme de communauté qui y est liée, avec des structures villageoises, est la colonne vertébrale de la démocratie directe. Le modèle suisse peut servir d’exemple à d’autres pays.
Si nous ne préparons pas un retour aux fondements et si nous n’opposons pas une nouvelle vision à la Politique agricole 2011 du Conseil fédéral, nous aurons à subir des effets dévastateurs:
• perte de la souveraineté alimentaire,
• soumission aux diktats d’entreprises qui travaillent au plan mondial avec une production agricole industrielle, la monoculture et une utilisation intensive de produits chimiques,
• disparition d’aliments sains et parfaitement valables,
• aliments génétiquement modifiés,
• encore plus de folie sur le plan des transports (ail de la Chine, pommes de la Nouvelle-Zélande …),
• mort des structures villageoises, dépeuplement de villages et de vallées,
• perte de la qualité de vie et de lieux de repos,
• disparition d’une campagne soignée par les paysans.
Cette politique est contre la nature et misanthrope. Elle viole la Constitution fédérale suisse, laquelle stipule explicitement:
«La Confédération veille à ce que l’agriculture […] contribue substantiellement (a) à la sécurité de l’approvisionnement de la population; (b) à la conservation des ressources naturelles et à l’entretien du paysage rural; (c) à l’occupation décentralisée du territoire.» (Art. 104, al. 1)
En outre, la constitution (Art. 104 al. 2 et 3) oblige la Confédération à mettre en place des mesures de soutien et de protection pour l’agriculture indigène et à rémunérer équitablement les prestations fournies. Aucun de ces deux aspects n’est garanti par la PA 2011. C’est pourquoi celle-ci est anticonstitutionnelle.
Soutenez et signez le référendum contre la Loi fédérale sur l’agriculture! Le nombre de signatures n’est pas encore suffisant! •
1 Organisation mondiale du commerce
Le protectionnisme, c’est la politique de protection
Le mot «protectionnisme» provient du verbe latin «protegere = protéger». Chaque femelle animale protège son enfant. L’homme, un être social disposant du bon sens, se protège lui-même et protège sa communauté. Dans l’économie le mot «protectionnisme signifie la protection de la production indigène contre la concurrence de l’étranger par des mesures de politique de commerce extérieur.» (Duden)
Il devait aller de soi que chaque pays défende ce droit original. C’est un signe des temps que nous devons lutter aujourd’hui pour que l’on reconnaisse le droit au protectionnisme. Des Spin-doctors («détourneurs de vérité» professionnels) nous ont tordu la tête (spin=tordre) au point que nous avons actuellement à nous justifier pour un droit naturel! En vérité, ces manipulateurs de la vérité sont au service d’un agenda anti-éthique et destructeur, le prétendu «libre commerce mondial».
Source: JFW Journal Franz Weber No 81,
septembre 2007.
Case postale, 1820 Montreux 1,
Tél. +41 21 964 37 37, E-mail: ffw@ffw.ch
http://www.horizons-et-debats.ch
A lire aussi «Coup de grâce à l’agriculture familiale»
Vendredi 28 Septembre 2007
Judith Barben
LE RAPPORT STRATEGIQUE ARABE 2005-2006/ CENTRE DES ETUDES POLITIQUES ET STRATEGIQUES DU JOURNAL AL AHRAM
LE RAPPORT STRATEGIQUE ARABE 2005-2006/ CENTRE DES ETUDES POLITIQUES ET STRATEGIQUES DU JOURNAL AL AHRAM
Le rapport stratégique arabe (2005-2006)
Ouvrage collectif (496 pages)
Compte-rendu de Kamel Habib
Le Centre des Etudes Politiques et Stratégiques du Journal AL Ahram a publié au mois d’octobre 2006 son rapport annuel (496 p) qui couvre la période allant de la fin 2005 à la fin de 2006.
La guerre israélienne contre le Liban ayant constitué l’événement le plus important au cours de cette période, occupe la première partie du rapport. Dans l’introduction déjà, il est mentionné que cette guerre n’a pas été dans le sens voulu par les Etats-Unis c’est-à-dire la constitution d’un nouveau moyen orient conforme aux intérêts américains mais plutôt dans celui d’un moyen orient arabo- musulman résistant, plus confiant en soi et dans ses capacités de confrontation avec la machine de guerre israélienne et moins soucieux qu’auparavant des capacités dissuasives israéliennes. La guerre a montré d’une façon claire l’érosion de ces capacités, malgré la modernité des équipements. Le soutien américain total à la guerre d’agression israélienne contre le Liban est une illustration de la politique du désordre créateur prônée par les Etats-Unis après l’occupation de l’Irak.
Selon un sondage effectué auprès de 100 experts américains et publié en juillet 2006, la politique américaine va à l’encontre de ses propres intérêts.
Au plan arabe, l’agression israélienne contre le Liban a révélé au grand jour la profonde crise structurelle qui mine le système politique arabe, ce qui nécessite l’élaboration de stratégies qui n’excluent pas le recours à la guerre et prennent en compte les points forts de la puissance économique arabe pour faire pression sur certains partenaires.
L’analyse de Seyyed Yacine, intitulée « de la guerre des civilisations au dialogue des cultures : pour une vision arabe globale », nous semble manquer quelque peu de réalisme dans un rapport qui traite de la guerre et de l’agression sur le monde arabe et musulman, des politiques fondamentalistes en matière de culture et de dialogue des civilisations, surtout quand il traite de la crise engendrée par les caricatures du prophète et de ses conséquences.
En plus de la préface et de l’introduction, le rapport comporte six chapitres principaux : l’agression israélienne contre le Liban, les réactions internationales, les réactions régionales, la question Palestinienne, le système politique arabe et la république arabe d’Egypte.
Chapitre 1 :
L’agression israélienne contre le Liban :
L’assassinat de Rafik Hariri (12 février 2006) et ses conséquences ont dominé la situation au Liban, caractérisée par un marasme politique et une grande bipolarisation entre la majorité et l’opposition.
La guerre israélienne contre le Liban (12 juillet 2006) a aggravé cette situation et approfondi l’écart entre deux courants politiques libanais, celui de la majorité parlementaire qui réclame le désarmement de la résistance et l’opposition qui tient à maintenir les armes de la résistance
Le rapport constate l’échec des visées de la guerre israélienne qui projetait d’établir une zone tampon de 20 à 40 km au sud et la destruction totale de l’armement du Hezbollah.
A la fin de la guerre et la résolution 1701 du Conseil de Sécurité, il s’est révélé que tout ce qu’Israël a pu obtenir de cette agression c’est une présence de troupes internationales et de l’armée libanaise dans le sud Liban, c’est-à-dire juste une baisse de la domination du Hezbollah dans la région, mais avec un prix fort : altération de son prestige militaire, 158 tués dont 116 soldats et officiers et 40 civils. Mille individus ont été atteints par les fusées du Hezbollah qui avaient atteint les profondeurs du pays pour la première fois dans la longue confrontation arabo- israélienne.
Le gouvernement Olmert sembla très déstabilisé à la fin de la guerre si bien que la majorité des israéliens (63%) réclamaient sa démission.
Les positions des pays arabes face à la guerre furent aussi très différentes entre une aile modérée et une autre résistante. Au plan régional, l’Iran considéra la guerre comme une résistance au projet américain dans la région alors que la Turquie a essayé de se trouver un rôle dans cette crise.
Les Etats-Unis ont participé pleinement à cette guerre alors que l’Europe a été comme à l’accoutumée divisée entre un clan engagé avec les USA, tels que la Grande Bretagne, l’Italie et l’Allemagne et un autre plus hésitant : la France, l’Espagne, la Finlande et la Grèce.
Les Nations Unies s’illustrèrent par leur incapacité à agir, alors que la position de la Russie était équilibrée et calculée.
En conclusion : cette guerre entre Israël et le Hezbollah a révélé l’usure de la capacité dissuasive sioniste et de l’arrogance israélienne.
Chapitre 2:
Les retombées internationales :
Le rapport a retenu trois grands axes dans la stratégie de la sécurité nationale américaine au cours du second mandat du président Bush. Le premier touche au changement opéré dans cette stratégie qui privilégie un certain réalisme et un recours à l’action à travers les organisations internationales.
Le second table par contre sur une continuité de la stratégie à travers les guerres préventives et la domination de la realpolitik. Le rapport parle dans ce cas « d’une stratégie ouverte et non pas fermée » et donc d’une certaine continuité.
Chapitre 3 :
Il traite des changements au niveau des organismes de prise de décision américains et leur transfert du ministère de la défense aux département d’Etat, sous la houlette de Condoleezza Rise, ce qui correspond à un « rééquilibrage entre la guerre contre le terrorisme et la guerre contre le despotisme » devant combler l’écart entre « la puissance militaire américaine et le déficit de sa puissance morale ».
L’occupation de l’Irak a constitué un lourd fardeau pour la seconde administration Bush qui a vu sa popularité baisser à cause justement de la guerre. Cela a conduit à des changements dans l’administration surtout au niveau de la prise de décision. Il y a eu aussi un changement dans les relations entre le Congrès et l’administration sur fond de suspicion et de doute sur les informations. De nombreux rapports sont sortis dans ce sillage et notamment le rapport de la commission Baker.
Le parti Républicain a essayé de prendre ses distances avec la politique de Bush alors que le parti Démocrate a essayé de se positionner en alternative pour les élections de 2008.
Concernant l’Union Européenne, le refus des français et des hollandais de la constitution européenne a conduit à l’affaiblissement du courant unioniste européen au profit d’un atlantisme plus attaché aux USA et à la mondialisation sauvage.
L’Europe a ainsi connu une montée de la gauche en Espagne, en Italie et en France ainsi que des frictions avec ses communautés musulmanes qui comptent près de 20 millions d’âmes.
La crise des caricatures du Prophète au Danemark et les catastrophes naturelles ont constitué les grands titres des crises internationales qui dépassent l’événement en lui-même.
Le rapport a traité aussi de l’Asie à travers la crise du programme nucléaire Nord Coréen, les mouvements séparatistes dans la province d’Atché en Indonésie ainsi que du retour du mouvement Taliban en Afghanistan.
Chapitre 4 :
Les répercussions régionales :
Le rapport note que l’un des aspects dominants de la situation de la région du moyen orient est l’instabilité qui risque de conduire, si elle continue à se détériorer, à une implosion totale de la région, suite notamment à l’incapacité des institutions et des acteurs principaux à comprendre et à intégrer les bouleversements en cours dans la région.
La région subit en effet des menaces sérieuses et plus que traditionnelles, capables de bouleverser sa position centrale et stratégique dans le système international et de remettre en question sa géographie par son instabilité et l’usage de la force militaire contre ses régimes politiques (Irak) ou simplement les atteintes aux régimes politiques en place. Une autre menace réside dans la transformation des modes opératoires dans la gestion des conflits (cas du Hezbollah et de Hamas).
Ces menaces non traditionnelles influent aussi sur les populations avec l’apparition des problèmes des minorités, des réfugiés et de la main d’œuvre asiatique dans le golfe et influent aussi sur les ressources naturelles de la région telles que le pétrole et l’eau.
Le Moyen-Orient est confronté actuellement à une régression qui risque de le conduire à une implosion suite à l’incapacité des acteurs principaux à intégrer les transformations en cours dans la région.
Le rapport a analysé aussi la situation en Iran avec le succès éclatant du président Ahmedinajad (juin 2005) et la montée des forces conservatrices, ainsi que les relations de l’Iran avec les diverses puissances régionales, les pays du golfe, la Turquie, la Palestine, le dossier irakien, les Etats-Unis, Israël et enfin la crise du programme nucléaire iranien.
S’agissant de la question palestinienne, le succès du Hamas aux élections législatives (25 janvier 2006) et le fait qu’il ait assumé la formation du premier gouvernement ne faisant pas partie de l’OLP, a donné le signal à la naissance d’une nouvelle carte politique.
L’évacuation de Gaza par les troupes israéliennes décidée d’une manière unilatérale a elle aussi changé la donne politique israélienne avec la naissance du parti Kadima et son succès aux élections de la Knesset.
Chapitre 5 :
L’ordre régional arabe :
Le caractère le plus éclatant de l’ordre politique arabe est sa fragilité. Cet ordre est devenu moins « capable d’une action commune pour défendre les intérêts de ses membres et aussi plus sensible aux pressions extérieures », celles des Etats-Unis mais aussi de l’Iran qui a un projet de domination régionale et dont l’appétit a été aiguisé par l’occupation américaine de l’Irak et l’échec des principaux états arabes à remplir le vide politique qui caractérise la région.
La ligue arabe : l’intérêt de l’organisation pour les réformes du monde arabe a baissé malgré ses propres tentatives de se réformer. Mais ces tentatives n’ont pas rendu ses actions plus efficaces. Les Etats arabes lui accordent de moins en moins de poids et de valeur et ne le cachent plus.
A propos du processus politique en Irak, malgré l’adoption d’une constitution qui a été vivement critiquée dès le premier jour, il ne semble pas que cela a suffi pour réaliser la paix et construire un système politique irakien jouissant de l’accord unanime des irakiens.
Les élections législatives irakiennes ont connu des alliances sur des bases ethniques, tribales, religieuses ou confessionnelles ce qui a fait de la sécurité un objectif difficile à réaliser.
S’agissant du Soudan et de ses crises, le rapport constate que ce pays connaît un véritable problème touchant à sa capacité à construire la paix, surtout avec l’escalade de la crise au Darfour, qui est un problème politique par excellence aggravé par les dissensions locales ainsi que par des interférences régionales et internationales.
Les protagonistes de cette crise tentent d’obtenir du gouvernement central des avantages comparables à ceux obtenus par le sud, ce qui expose l’unité du Soudan à l’éclatement.
Le rapport a aussi fait allusion à ce qu’il a appelé « questions maghrébines », traitant de l’Algérie où il a constaté un recul du rôle des islamistes et le retour du rôle central de l’institution présidentielle. S’agissant de la Mauritanie, il a exposé la situation après le coup d’Etat et le rôle joué par la France ainsi que les relations avec les islamistes qui tendent à s’améliorer.
Sixième :
La République arabe d’Egypte
Le rapport a traité des élections présidentielles (7 septembre 2005) qui a connu un taux de participation très faible qui n’a pas dépassé les 22,95%. Il a traité des problèmes de réformes politiques tel que la participation politique, la faiblesse des partis politiques et les critiques concernant l’article 76.
Le succès remporté par le candidat du parti Al Ghad (Demain) Aymen Nour sur celui du parti Wafd, Noômane Jomâa, a été la grande surprise de ces élections, en plus de la naissance de mouvements populaires (Kifaya), à la montée des activités des frères musulmans et des organisations de la société civile.
Les élections législatives (novembre- décembre) se sont déroulées en trois étapes et ont connu un grand nombre de candidats mais un faible taux de participation au vote (27,5%).
Leurs résultats ont révélé le mauvais score des candidats du parti national au pouvoir (140 sièges seulement avec 32,4%), la montée des candidats des F.M (88 sièges), la faiblesse des partis de l’opposition civile (9 sièges) et une absence presque totale des partis de gauche.
Le rapport a aussi traité de la « confrontation » entre le gouvernement et les juges, axée sur le contrôle par ces derniers des élections et sur le statut de l’autorité judiciaire, de même que celle qui a opposé les juges et le haut conseil de la magistrature.
Une remarque enfin à propos du rapport lui-même : il s’est occupé davantage de l’étude et de l’analyse des événements survenus au cours de l’année 2005-2006, mais il a été muet en matière de prospective et de vision d’avenir, ce qui est tout de même curieux d’un rapport stratégique, dont l’essence est qu’il dresse des scénarios de ce qui pourrait se passer dans l’avenir, afin d’ouvrir des perspectives à la réflexion politique et sociale.
Traduit de l’arabe par Ahmed Manai : http://www.tunisitri.net/
Origine :
http://www.aljazeera.net/
Derrière la crise en Birmanie, une rivalité énergétique entre les grandes puissances
Derrière la crise en Birmanie, une rivalité énergétique entre les grandes puissances
Le Conseil de sécurité de l’ONU ne sait plus comment réagir face à la répression des manifestations antigouvernementales de masse par les autorités birmanes. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France appellent à sanctionner le régime de Rangoon, tandis que la Chine et la Russie considèrent la situation en Birmanie (également appelée le Myanmar) comme une affaire intérieure. Selon des experts, une chute du régime militaire birman porterait atteinte aux intérêts chinois et russes.
L’attention soutenue accordée par les grandes puissances mondiales au sort du régime militaire birman n’étonne qu’au premier regard: ce pays d’Asie du Sud-Est a une grande importance stratégique, en particulier pour la Chine. Dans les années à venir, la Birmanie doit devenir l’élément clé du système de sécurité énergétique chinois: ses réserves de gaz prospectées sont évaluées à 2.460 milliards de mètres cubes, et celles de pétrole brut à 3,2 milliards de barils. Les principales compagnies pétrolières chinoises CNPC, Sinopec et CNOOC bénéficient de gros contrats pour la production et la mise en valeur de gisements d’hydrocarbures en Birmanie. Mais l’accord, signé en janvier dernier entre CNPC et le ministère birman de l’Energie, portant sur la construction d’un oléoduc de 2.380 km entre le port en eau profonde de Sittwe et la ville chinoise de Kunming, est encore plus important. En avril, la commission chinoise pour le développement et la réforme a approuvé le déblocage de plus d’un milliard de dollars pour la construction d’un gazoduc parallèle censé transporter près de 56 milliards de mètres cubes de gaz par an. La construction de ces deux conduits permettra aux tankers venant du Moyen-Orient et d’Afrique de décharger leurs hydrocarbures directement à Sittwe et d’éviter ainsi de passer par l’étroit détroit de Malacca. C’est la raison pour laquelle les dirigeants chinois ménagent depuis longtemps le régime birman: Pékin ravitaille la Birmanie en armes et, selon certaines informations, envisage même d’y installer une base navale.
La Russie a elle aussi des intérêts économiques dans ce pays d’Asie du Sud-Est. En mai dernier, Atomstroyexport a signé un accord sur la construction d’un centre d’études nucléaires en Birmanie. Les compagnies russes Zarubezhneft, Itera et Silver Wave Sputnik Petroleum (liée aux dirigeants de la république russe de Kalmoukie) mènent leur prospection d’or noir sur le plateau continental birman. En 2001, la Birmanie a acheté 15 chasseurs russes MiG-29 (près de 150 millions de dollars) et poursuit actuellement des pourparlers avec Rosoboronexport sur la construction d’un système de défense aérienne sur la base des missiles Tor-M1 et Bouk-M1-2.
“Si des forces démocratiques arrivent au pouvoir, tout porte à croire qu’elles s’orienteront sur les Etats-Unis. Et si les intérêts de Pékin semblent garantis par une énorme diaspora chinoise et la proximité des frontières, Moscou n’a pas à espérer poursuivre la coopération au même niveau”, a estimé Alexeï Kiritchenko, spécialiste de la Birmanie à l’Institut des pays d’Asie et d’Afrique auprès de l’université Lomonossov de Moscou.
Cet article est tiré de la presse et n’a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.
Jeudi 27 Septembre 2007
RIA-Novosti
Discours Sarkozy ONU [vidéo]
Poutine prévient l’Iran que la guerre est proche
Poutine prévient l’Iran que la guerre est proche
Le Canard Enchaîné de cette semaine affirme que certains à Washington, doivent savoir « ce que l’on a déjà appris à Paris et à l’Elysée : Poutine a averti l’Iran que la guerre était imminente. Les premiers raids sur les sites nucléaires iraniens devant, (selon les services russes), être réalisés par l’aviation israélienne, protégée et guidée par des avions-radars US. » Viendraient ensuite, selon les résultats obtenus et les réactions internationales, des frappes américaines. Les russes pensent que la « fenêtre de tir » se situera « entre la fin du ramadan » c’est-à-dire vers le 12-13 octobre, et « le début de 2008. »
Paris et le Canard Enchaîné font savoir que la Russie vient de livrer du matériel ultramoderne à l’Iran, notamment des missiles antiaériens S-300 et TOR M1.
« Une preuve que chacun veille à tenir la forme : les services français ont noté plusieurs sorties conjointes d’appareils israéliens et d’avions-radars Awacs américains. Et le récent raid israélien à longue distance, le 6 septembre, sur un objectif syrien, avec la même coopération US, peut lui aussi être considéré comme le prélude à d’autres aventures. »
Les services français ont aussi constaté que « Washington a fourni à l’aviation israélienne des bombes ‘à pénétration profonde’, capable de percer pareils bunkers » ce qui a convaincu l’état-major français qu’Israël n’était pas seulement mauvais conseiller de Washington, mais sera partie prenante dans l’attaque.
Bien que le président de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique El Baradei a « obtenu du Conseil de Sécurité de l’ONU, avec l’accord des Etats-Unis et de la Russie, un délai, jusqu’en décembre 2007 pour obtenir de nouveaux contrôles » de l’AIEA sur place, il est à craindre que les néo-faucons autour de Cheney, si ce dernier n’est pas destitué, risquent d’emporter la décision.
Jeudi 27 Septembre 2007
Solidarité et Progrès
Generals are Revolting at an Alarming Rate – Never in History Have Generals Revolted Against a War Like They are About IRAQ
Generals are Revolting at an Alarming Rate – Never in History Have Generals Revolted Against a War Like They are About IRAQ.
The generals acted independently, coming in their own ways to the agonizing decision to defy military tradition and publicly criticize the Bush administration over its conduct of the war in Iraq.
What might be called The Revolt of the Generals has rarely happened in the nation’s history.
In op-ed pieces, interviews and TV ads, more than 20 retired U.S. generals have broken ranks with the culture of salute and keep it in the family. Instead, they are criticizing the commander in chief and other top civilian leaders who led the nation into what the generals believe is a misbegotten and tragic war.
The active-duty generals followed procedure, sending reports up the chain of command. The retired generals beseeched old friends in powerful positions to use their influence to bring about a change.
Military historians say that before the Iraq conflict, only a handful of active or retired U.S. military officers had publicly criticized civilian leaders’ conduct of a war. Some examples:
- In 1864, former Union Army Gen. George McClellan declared the Civil War a failure, called for a peace convention that would leave slavery intact, and ran for president against President Lincoln.
- In the 1930s, retired Gen. Smedley Butler – who had spent 33 years in the Marine Corps – wrote a book calling war “a racket” and toured the country labeling civilian leaders who prosecute wars “capitalistic gangsters.”
- In 1951, President Truman dismissed Gen. Douglas MacArthur for openly challenging U.S. civilian leadership.
- In May 1966, retired Gen. David Shoup, former commandant of the Marine Corps, said this about the escalating war in Vietnam: “I believe if we had, and would, keep our dirty, bloody, dollar-crooked fingers out of the business of these nations so full of depressed, exploited people, they will arrive at a solution of their own … not one crammed down their throats by the Americans.”
- Retired four-star Gen. Wesley Clark, supreme NATO commander during President Clinton’s Kosovo campaign, criticized President George W. Bush’s handling of Iraq and ran for the 2004 Democratic presidential nomination.
http://governmentdirt.com/generals_are_revolting_at_an_alarming_rate_never_in_history_have_generals_revolted_against_a_war_like_they_are_about_iraq
Air Force refused to fly weapons to Middle East theater
WMR has learned from U.S. and foreign intelligence sources that the B-52 transporting six stealth AGM-129 Advanced Cruise Missiles, each armed with a W-80-1 nuclear warhead, on August 30, were destined for the Middle East via Barksdale Air Force Base in Louisiana.
However, elements of the Air Force, supported by U.S. intelligence agency personnel, successfully revealed the ultimate destination of the nuclear weapons and the mission was aborted due to internal opposition within the Air Force and U.S. Intelligence Community. Yesterday, the Washington Post attempted to explain away the fact that America’s nuclear command and control system broke down in an unprecedented manner by reporting that it was the result of “security failures at multiple levels.” It is now apparent that the command and control breakdown, reported as a BENT SPEAR incident to the Secretary of Defense and White House, was not the result of a command and control chain-of-command “failures” but the result of a revolt and push back by various echelons within the Air Force and intelligence agencies against a planned U.S. attack on Iran using nuclear and conventional weapons.
The Washington Post story on BENT SPEAR may have actually been an effort in damage control by the Bush administration. WMR has been informed by a knowledgeable source that one of the six nuclear-armed cruise missiles was, and may still be, unaccounted for. In that case, the nuclear reporting incident would have gone far beyond BENT SPEAR to a National Command Authority alert known as EMPTY QUIVER, with the special classification of PINNACLE.
Just as this report was being prepared, Newsweek reported that Vice President Dick Cheney’s recently-departed Middle East adviser, David Wurmser, told a small group of advisers some months ago that Cheney had considered asking Israel to launch a missile attack on the Iranian nuclear site at Natanz. Cheney reasoned that after an Iranian retaliatory strike, the United States would have ample reasons to launch its own massive attack on Iran. However, plans for Israel to attack Iran directly were altered to an Israeli attack on a supposed Syrian-Iranian-North Korean nuclear installation in northern Syria.
WMR has learned that a U.S. attack on Iran using nuclear and conventional weapons was scheduled to coincide with Israel’s September 6 air attack on a reputed Syrian nuclear facility in Dayr az-Zwar, near the village of Tal Abyad, in northern Syria, near the Turkish border. Israel’s attack, code named OPERATION ORCHARD, was to provide a reason for the U.S. to strike Iran. The neo-conservative propaganda onslaught was to cite the cooperation of the George Bush’s three remaining “Axis of Evil” states – Syria, Iran, and North Korea – to justify a sustained Israeli attack on Syria and a massive U.S. military attack on Iran.
WMR has learned from military sources on both sides of the Atlantic that there was a definite connection between Israel’s OPERATION ORCHARD and BENT SPEAR involving the B-52 that flew the six nuclear-armed cruise missiles from Minot Air Force Base in North Dakota to Barksdale. There is also a connection between these two events as the Pentagon’s highly-classified PROJECT CHECKMATE, a compartmented U.S. Air Force program that has been working on an attack plan for Iran since June 2007, around the same time that Cheney was working on the joint Israeli-U.S. attack scenario on Iran.
PROJECT CHECKMATE was leaked in an article by military analyst Eric Margolis in the Rupert Murdoch-owned newspaper, the Times of London, is a program that involves over two dozen Air Force officers and is headed by Brig. Gen. Lawrence Stutzriem and his chief civilian adviser, Dr. Lani Kass, a former Israeli military intelligence officer who, astoundingly, is now involved in planning a joint U.S.-Israeli massive military attack on Iran that involves a “decapitating” blow on Iran by hitting between three to four thousand targets in the country. Stutzriem and Kass report directly to the Air Force Chief of Staff, General Michael Moseley, who has also been charged with preparing a report on the B-52/nuclear weapons incident.
Kass’ area of speciality is cyber-warfare, which includes ensuring “information blockades,” such as that imposed by the Israeli government on the Israeli media regarding the air attack on the alleged Syrian “nuclear installation.” British intelligence sources have reported that the Israeli attack on Syria was a “true flag” attack originally designed to foreshadow a U.S. attack on Iran. After the U.S. Air Force push back against transporting the six cruise nuclear-armed AGM-129s to the Middle East, Israel went ahead with its attack on Syria in order to help ratchet up tensions between Washington on one side and Damascus, Tehran, and Pyongyang on the other.
The other part of CHECKMATE’s brief is to ensure that a media “perception management” is waged against Syria, Iran, and North Korea. This involves articles such as that which appeared with Joby Warrick’s and Walter Pincus’ bylines in yesterdays Washington Post. The article, titled “The Saga of a Bent Spear,” quotes a number of seasoned Air Force nuclear weapons experts as saying that such an incident is unprecedented in the history of the Air Force. For example, Retired Air Force General Eugene Habiger, the former chief of the U.S. Strategic Command, said he has been in the “nuclear business” since 1966 and has never been aware of an incident “more disturbing.”
Command and control breakdowns involving U.S. nuclear weapons are unprecedented, except for that fact that the U.S. military is now waging an internal war against neo-cons who are embedded in the U.S. government and military chain of command who are intent on using nuclear weapons in a pre-emptive war with Iran.
CHECKMATE and OPERATION ORCHARD would have provided the cover for a pre-emptive U.S. and Israeli attack on Iran had it not been for BENT SPEAR involving the B-52. In on the plan to launch a pre-emptive attack on Iran involving nuclear weapons were, according to our sources, Cheney, National Security Adviser Stephen Hadley; members of the CHECKMATE team at the Pentagon, who have close connections to Israeli intelligence and pro-Israeli think tanks in Washington, including the Hudson Institute; British Foreign Secretary David Miliband, a political adviser to Tony Blair prior to becoming a Member of Parliament; Israeli political leaders like Prime Minister Ehud Olmert and Likud leader Binyamin Netanyahu; and French Foreign Minister Bernard Kouchner, who did his part last week to ratchet up tensions with Iran by suggesting that war with Iran was a probability. Kouchner retracted his statement after the U.S. plans for Iran were delayed.
Although the Air Force tried to keep the B-52 nuclear incident from the media, anonymous Air Force personnel leaked the story to Military Times on September 5, the day before the Israelis attacked the alleged nuclear installation in Syria and the day planned for the simultaneous U.S. attack on Iran. The leaking of classified information on U.S. nuclear weapons disposition or movement to the media, is, itself, unprecedented. Air Force regulations require the sending of classified BEELINE reports to higher Air Force authorities on the disclosure of classified Air Force information to the media.
In another highly unusual move, Defense Secretary Robert Gates has asked an outside inquiry board to look into BENT SPEAR, even before the Air Force has completed its own investigation, a virtual vote of no confidence in the official investigation being conducted by Major General Douglas Raaberg, chief of air and space operations at the Air Combat Command.
Gates asked former Air Force Chief of Staff, retired General Larry Welch, to lead a Defense Science Board task force that will also look into the BENT SPEAR incident. The official Air Force investigation has reportedly been delayed for unknown reasons. Welch is President and CEO of the Institute for Defense Analysis (IDA), a federally-funded research contractor that operates three research centers, including one for Office of Science and Technology Policy in the Executive Office of the President and another for the National Security Agency. One of the board members of IDA is Dr. Suzanne H. Woolsey of the Paladin Capital Group and wife of former CIA director and arch-neocon James Woolsey. WMR has learned that neither the upper echelons of the State Department nor the British Foreign Office were privy to OPERATION ORCHARD, although Hadley briefed President Bush on Israeli spy satellite intelligence that showed the Syrian installation was a joint nuclear facility built with North Korean and Iranian assistance. However, it is puzzling why Hadley would rely on Israeli imagery intelligence (IMINT) from its OFEK (Horizon) 7 satellite when considering that U.S. IMINT satellites have greater capabilities.
The Air Force’s “information warfare” campaign against media reports on CHECKMATE and OPERATION ORCHARD also affected international reporting of the recent International Atomic Energy Agency (IAEA) resolution asking Israel to place its nuclear weapons program under IAEA controls, similar to those that the United States wants imposed on Iran and North Korea. The resolution also called for a nuclear-free zone throughout the Middle East. The IAEA’s resolution, titled “Application of IAEA Safeguards in the Middle East,” was passed by the 144-member IAEA General Meeting on September 20 by a vote of 53 to 2, with 47 abstentions. The only two countries to vote against were Israel and the United States. However, the story carried from the IAEA meeting in Vienna by Reuters, the Associated Press, and Agence France Press, was that it was Arab and Islamic nations that voted for the resolution.
This was yet more perception management carried out by CHECKMATE, the White House, and their allies in Europe and Israel with the connivance of the media. In fact, among the 53 nations that voted for the resolution were China, Russia, India, Ireland, and Japan. The 47 abstentions were described as votes “against” the resolution even though an abstention is neither a vote for nor against a measure. America’s close allies, including Britain, France, Australia, Canada, and Georgia, all abstained.
Suspiciously, the IAEA carried only a brief item on the resolution concerning Israel’s nuclear program and a roll call vote was not available either at the IAEA’s web site – www.iaea.org – or in the media.
The perception management campaign by the neocon operational cells in the Bush administration, Israel and Europe was designed to keep a focus on Iran’s nuclear program, not on Israel’s. Any international examination of Israel’s nuclear weapons program would likely bring up Israeli nuclear scientist Mordechai Vanunu, a convert from Judaism to Christianity, who was kidnapped in Rome by a Mossad “honey trap” named Cheryl Bentov (aka, Cindy) and a Mossad team in 1986 and held against his will in Israel ever since. Vanunu’s knowledge of the Israeli nuclear weapons program would focus on the country’s own role in nuclear proliferation, including its program to share nuclear weapons technology with apartheid South Africa and Taiwan in the late 1970s and 1980s. The role of Ronald Reagan’s Director of the Arms Control and Disarmament Agency Ken Adelman in Israeli’s nuclear proliferation during the time frame 1983-1987 would also come under scrutiny. Adelman, a member of the Reagan-Bush transition State Department team from November 1980 to January 1981, voiced his understanding for the nuclear weapons programs of Israel, South Africa, and Taiwan in a June 28, 1981 New York Times article titled, “3 Nations Widening Nuclear Contacts.” The journalist who wrote the article was Judith Miller. Adelman felt that the three countries wanted nuclear weapons because of their ostracism from the West, the third world, and the hostility from the Communist countries. Of course, today, the same argument can be used by Iran, North Korea, and other “Axis of Evil” nations so designated by the neocons in the Bush administration and other governments.
There are also news reports that suggest an intelligence relationship between Israel and North Korea. On July 21, 2004, New Zealand’s Dominion Post reported that three Mossad agents were involved in espionage in New Zealand. Two of the Mossad agents, Uriel Kelman and Elisha Cara (aka Kra), were arrested and imprisoned by New Zealand police (an Israeli diplomat in Canberra, Amir Lati, was expelled by Australia and New Zealand intelligence identified a fourth Mossad agent involved in the New Zealand espionage operation in Singapore). The third Mossad agent in New Zealand, Zev William Barkan (aka Lev Bruckenstein), fled New Zealand — for North Korea.
New Zealand Foreign Minister Phil Goff revealed that Barkan, a former Israeli Navy diver, had previously worked at the Israeli embassy in Vienna, which is also the headquarters of the IAEA. He was cited by the Sydney Morning Herald as trafficking in passports stolen from foreign tourists in Thailand, Myanmar, Laos, and Cambodia. New Zealand’s One News reported that Barkan was in North Korea to help the nation build a wall to keep its citizens from leaving.
The nuclear brinkmanship involving the United States and Israel and the breakdown in America’s command and control systems have every major capital around the world wondering about the Bush administration’s true intentions.
NOTE: WMR understands the risks to informed individuals in reporting the events of August 29/30, to the present time, that concern the discord within the U.S. Air Force, U.S. intelligence agencies, and other military services. Any source with relevant information and who wishes to contact us anonymously may drop off sealed correspondence at or send mail via the Postal Service to: Wayne Madsen, c/o The Front Desk, National Press Club, 13th Floor, 529 14th St., NW, Washington, DC, 20045.”

