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L’Air Force a refusé d’emmener en avion des armes sur le théâtre du Moyen-Orient
L’Air Force a refusé d’emmener en avion des armes sur le théâtre du Moyen-Orient
Wayne Madsen Report, le 24 septembre 2007
Wayne Madsen Repor (WMR) a appris de sources du renseignement US et étrangères que les six missiles de croisière avancés furtifs AGM-129, armé chacun d’une tête nucléaire W-80-1 [1], transportés par le B-52 le 30 août, étaient destinés au Moyen-Orient via la base aérienne de Barksdale en Louisiane.
Cependant, des éléments de l’Air Force, soutenus par le personnel de l’agence de renseignement US, ont révélé que grâce à une opposition interne au sein de la communauté de l’Air Force et du renseignement US ils ont réussi à faire avorter l’envoi des armes nucléaires vers leur destination finale et la mission. Hier, le Washington Post a tenté de donner une explication satisfaisante de l’échec sans précédent du système de commande et de contrôle nucléaires US en rapportant que c’était le résultat des « échecs de la sécurité à de multiples niveaux. » Il est maintenant évident que l’échec du système de commande et de contrôle, rapportée comme un incident BENT SPEAR [2] au ministre de la défense et à la Maison Blanche, n’était pas le résultat des « échecs » dans la chaîne de commande et de contrôle mais le résultat d’une révolte et de reculades à divers échelons au sein de l’Air Force et des agences de renseignement à propos de l’attaque projetée par les USA contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires et conventionnelles.
L’histoire du Washington Post sur l’incident BENT SPEAR peut être en fait une tentative de l’administration Bush pour contrôler les préjudices. WMR a été informé par une source bien informée que le cas d’un des six missiles de croisière nucléaire n’était, et pouvait ne pas être encore, réglé. Dans ce cas, l’incident nucléaire rapporté aurait dû être classé au-delà de BENT SPEAR, jusqu’à alerte nationale de l’autorité de commande connue sous le nom de EMPTY QUIVER [3], avec la classification spéciale PINNACLE [c'est-à-dire qu'il s'agit d'un incident du plus haut niveau de gravité, un missile à tête thermonucléaire était, et est peut-être encore, on ne sait où étant dans la nature, NDT]
Juste pendant que ce rapport était préparé, Newsweek signalait que David Wurmser, le conseiller du vice-président Dick Cheney récemment parti au Moyen-Orient, avait dit à un petit groupe de conseillers il y a quelques mois que Cheney avait envisagé de demander à Israël de lancer une attaque de missiles sur le site nucléaire iranien de Natanz. Cheney estimait qu’après les frappes de représailles iranienne, les USA auraient des motifs suffisants pour lancer leur propre attaque massive sur l’Iran. Cependant, les plans israéliens d’attaque directe de l’Iran ont été échangés par l’attaque d’une installation Syrienne-Iranienne-Nord-Coréenne supposée nucléaire au nord de la Syrie.
WMR a appris que l’attaque US contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires et conventionnelles avait été programmée pour coïncider avec l’attaque aérienne israélienne du 6 septembre contre une installation syrienne qui a la réputation d’être nucléaire à Dayr az-Zwar, près du village de Tal Abyad, au nord de la Syrie, près de la frontière turque. L’attaque d’Israël, qui avait pour nom de code OPERATION ORCHARD, devait fournir aux USA une raison pour frapper l’Iran. L’assaut de propagande néo-conservatrice était de citer la coopération des trois États restants de l’« axe du mal » de George Bush — la Syrie, l’Iran, et la Corée du Nord — pour justifier une attaque israélienne soutenue contre la Syrie et une attaque massive des militaires US contre l’Iran.
WMR a appris de sources militaires des deux côtés de l’Océan Atlantique qu’il y avait un lien précis entre l’OPERATION RORCHARD israélienne et l’incident BENT SPEAR impliquant le B-52 qui transportait les six missiles de croisière nucléaires depuis la base aérienne de Minot dans le Dakota du Nord jusqu’à Barksdale. Il y a aussi un lien entre ces deux événements et le PROJECT CHECKMATE (projet échec et mat) classé hautement confidentiel du Pentagone, un programme compartimenté de l’US Air Force qui travaillait sur un plan d’attaque de l’Iran depuis juin 2007, à peu près à la même époque où Cheney travaillait sur le scénario d’attaque commun Israélo-US contre l’Iran.
Le PROJECT CHECKMATE, ébruité par l’analyste militaire Eric Margolis dans un article du Times of London, un journal appartenant à Rupert Murdoch, est un programme qui implique plus de deux douzaines d’officiers de l’Air Force et est dirigé par le général de brigade Lawrence Stutzriem et son principal conseiller civil, le Dr Lani Kass, un ancien officier du renseignement militaire israélien qui, de manière incroyable, est maintenant impliqué dans la planification d’une attaque massive commune israélo-US contre l’Iran qui comporte un coup de « décapitation » de l’Iran en frappant entre trois à quatre mille cibles dans le pays. Stutzriem et Kass rendent compte directement au chef d’état-major de l’Air Force, le général Michael Moseley, qui a été aussi chargé de préparer un rapport sur l’incident des armes nucléaires du B-52.
Le domaine de spécialité de Kass est la cyber-guerre, qui inclut les mesures de « blocage de l’information, » comme cela est imposé par le gouvernement israélien aux médias israéliens concernant l’attaque aérienne contre les présumées « installations nucléaires » syriennes. Des sources du renseignement britanniques ont signalé que l’attaque israélienne contre la Syrie était une attaque sous « vraie bannière » conçue à l’origine pour annoncer l’attaque US contre l’Iran. Après que l’US Air Force ait été empêchée de transporter les six missiles de croisière nucléaires AGM-129 au Moyen-Orient, Israël a continué son attaque contre la Syrie afin d’augmenter graduellement la tension entre Washington d’un côté et Damas, Téhéran, et Pyong Yang de l’autre.
L’autre partie du dossier CHECKMATE est d’assurer que la « gestion des perceptions » soit menée par les médias contre la Syrie, l’Iran, et la Corée du Nord. Cela implique des articles du type de celui paru hier sous la signature de Joby Warrick et Walter Pincus dans le Washington Post. L’article, intitulé « La saga d’un Bent Spear, » cite un certain nombre d’experts de l’Air Force chevronnés en armes nucléaires disant que ce genre d’incident est sans précédent dans l’histoire de l’Air Force. Par exemple, le général retraité de l’Air Force Eugene Habiger, ancien chef de l’US Strategic Command, dit il a été dans les « affaires nucléaires » depuis 1966 et n’a jamais eu la connaissance d’un incident « plus inquiétant. »
Les échecs de commande et de contrôle impliquant des armes nucléaires US sont sans précédent, excepté ce fait que des militaires font maintenant une guerre interne contre les néo-conservateurs qui sont imbriqués dans le gouvernement et dans la chaîne de commande militaire déterminée à utiliser des armes nucléaires dans une guerre préventive contre l’Iran.
CHECKMATE et l’OPERATION ORCHARD aurait fourni une couverture aux USA et à Israël pour l’attaque préventive contre l’Iran sans le BENT SPEAR impliquant le B-52. Dans le plan de lancement de l’attaque nucléaire préventive contre l’Iran il y avait, selon nos sources, Cheney, le conseiller Stephen Hadley de la sécurité nationale ; les membres de l’équipe CHECKMATE au Pentagone, qui entretiennent d’étroites relations avec le renseignement israélien et les groupes d’experts pro-israéliens de Washington, dont l’Hudson Institute ; le ministre des affaires étrangères britannique David Miliband, conseiller politique de Tony Blair avant de devenir parlementaire ; les chefs politiques israéliens comme le premier ministre Ehud Olmert et le chef du Likoud Binyamin Netanyahu ; et le ministre des affaires étrangères Français Bernard Kouchner, qui a fait sa part la semaine dernière pour augmenter graduellement la tension avec l’Iran en suggérant que la guerre contre ce pays était une probabilité. Kouchner est revenu sur sa déclaration après que les plans US aient été retardés.
Bien que l’Air Force ait essayé de préserver des médias l’incident nucléaire du B-52, un membre anonyme de l’Air Force a ébruité l’histoire dans Military Times le 5 septembre, le jour avant que les israéliens attaquent la présumée installation nucléaire en Syrie et de l’attaque simultanée des USA contre l’Iran. La fuite dans les médias d’informations classées confidentielles sur la disposition ou le mouvement des armes nucléaires est elle-même sans précédent. Les règlements de l’Air Force exigent l’envoi de rapports classés BEELINE à ses autorités les plus hautes sur divulgation de ses informations classées confidentielles aux médias.
Dans un autre démarche très inhabituelle, le ministre de la défense Robert Gates a demandé à une commission d’enquête extérieure d’étudier l’incident BENT SPEAR, avant même que l’Air Force ait achevé sa propre investigation, c’est virtuellement un vote de non confiance à l’égard de l’enquête officielle conduite par le général de division Douglas Raaberg, le chef des opérations du Air Combat Command.
Gates a demandé à l’ancien chef d’état-major de l’Air Force, le général retraité Larry Welch, de mener le groupe militaire d’une Commission Scientifique de Défense qui enquêtera aussi sur l’incident BENT SPEAR. L’enquête officielle de l’Air Force aurait été retardée pour des raisons inconnues. Welch est le PDG de l’Institute for Defense Analisys (IDA), une entreprise de recherches financée au niveau fédéral qui exploite trois centres de recherches, dont un pour l’Office of Science and Technology Policy du Services Exécutifs de la Présidence et un autre pour l’agence de sécurité nationale. Un des membres du conseil de l’IDA est la Dr Suzanne H. Woolsey du Paladin Capital Group et épouse de James Woolsey, ancien directeur de la CIA et archi-néo-conservateur. WMR a appris que ni les échelons supérieurs du ministère des affaires étrangères US, ni le Foreign Office britannique n’ont eu connaissance de l’OPERATION ORCHARD, bien qu’Hadley ai donné des directives au président Bush sur le satellite espion du renseignement israélien qui a prouvé que l’installation syrienne était un assemblage d’équipements nucléaires établis avec l’aide de la Corée du Nord et de l’Iran. Cependant, il est curieux qu’Hadley compte sur l’imagerie intelligente (IMINT) du satellite israélien OFEK 7 (horizon 7) en considérant que les satellites IMINT US ont de plus grandes possibilités.
La campagne de « guerre de l’information » de l’Air Force contre les rapports médiatiques sur CHECKMATE et l’OPERATION ORCHARD a aussi affecté le reportage international de la récente résolution de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) demandant à Israël de placer son programme d’armement nucléaire sous contrôle de l’AIEA, de manière similaire à ce que veulent imposer les USA à l’Iran et à la Corée du Nord. La résolution exigeait aussi une zone dénucléarisée sur l’ensemble du Moyen-Orient. La résolution de l’AIEA, intitulée « Application des protections de l’AIEA au Moyen-Orient, » a été passée lors de la réunion générale des 144 membres de l’AIEA le 20 septembre par un vote à 53 contre 2, avec 47 abstentions. Les deux uniques pays à voter contre étaient Israël et les USA. Pourtant, l’histoire de la réunion de l’AIEA à Vienne adoptée par Reuters, Associated Press, et l’Agence France Presse, était que c’était les nations Arabes et Islamiques qui avaient voté pour la résolution.
C’était pourtant plus de la gestion de perceptions effectuée par CHECKMATE, la Maison Blanche, et leurs alliés en Europe et en Israël de connivence avec les médias. En fait, parmi les 53 nations qui ont voté pour la résolution il y avait la Chine, la Russie, l’Inde, l’Irlande, et le Japon. Les 47 abstentions ont été décrites comme des voix « contre » la résolution bien qu’une abstention ne soit ni une voix pour ni une mesure contre. Les proches alliés des USA, dont la Grande-Bretagne, la France, l’Australie, le Canada, et la Géorgie, se sont tous abstenus.
D’une manière louche, l’AIEA a adopté juste un bref article dans la résolution sur le programme nucléaire d’Israël et les voix nominales du vote n’était ni disponibles sur le site Internet de l’AIEA — www.iaea.org — ni dans les médias.
La campagne de gestion des perceptions par les cellules opérationnelles néo-conservatrices de l’administration Bush, en Israël et en Europe a été conçue pour garder la focalisation sur le programme nucléaire de l’Iran, pas d’Israël. Tout examen international du programme d’armement nucléaire d’Israël mettrait probablement sur le tapis le scientifique nucléaire israélien Mordechai Vanunu, converti du Judaïsme au Christianisme, qui a été enlevé à Rome par un « piège amoureux » nommée Cheryl Bentov (alias Cindy) et une équipe de Mossad en 1986, et est depuis détenu contre sa volonté en Israël. La connaissance de Vanunu du programme d’armement nucléaire israélien se focaliserait sur le propre rôle de ce pays dans la prolifération nucléaire, incluant son programme pour partager la technologie des armements nucléaires avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid et Taiwan vers la fin des années 70 et dans les années 80. Le rôle de Ken Adelman, directeur de la Arms Control and Disarmament Agency de Ronald Reagan, dans la prolifération nucléaire israélienne pendant la tranche de temps de 1983 à 1987, fait l’objet d’un examen. Adelman, un membre de l’équipe ministère des affaires étrangères de transition entre Reagan et Bush de novembre 1980 à janvier 1981, a exprimé sa compréhension pour les programmes d’armement nucléaire d’Israël, d’Afrique du Sud, et de Taiwan dans un article du New York Times intitulé, « 3 nations élargissent les contacts nucléaires, » le 28 juin 1981. Le journaliste qui a écrit l’article était Judith Miller. Adelman estimait que les trois pays voulaient des armes nucléaires en raison de leur ostracisme pour l’Occident et le Tiers Monde, et de l’hostilité des pays communistes. Naturellement, aujourd’hui, le même argument peut servir à l’Iran, à la Corée du Nord, et à tout autre nation de l’« axe du mal » ainsi désignée par les néo-conservateurs de l’administration Bush et d’autres gouvernements.
Il y a aussi des bulletins d’informations qui suggèrent une liaison entre les renseignements d’Israël et de Corée du Nord. Le 21 juillet 2004, le Dominion Post de Nouvelle-Zélande rapportait que trois agents du Mossad étaient impliqués d’espionnage en Nouvelle Zélande. Deux des agents du Mossad, Uriel Kelman et Elisha Cara (alias Kra), ont été arrêtés et emprisonnés par la police de néo-zélandaise (un diplomate israélien à Canberra, Lati d’Amir, a été expulsé par l’Australie et le renseignement néo-zélandais a identifié à Singapour un quatrième agent du Mossad impliqué dans l’opération d’espionnage en Nouvelle-Zélande). Le troisième agent du Mossad en Nouvelle-Zélande, Zev William Barkan (alias Lev Bruckenstein), s’est enfui de Nouvelle-Zélande — vers la Corée du Nord.
Phil Goff, ministre des affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, a révélé que Barkan, ancien plongeur de la marine israélienne, travaillait précédemment à l’ambassade israélienne de Vienne, qui est aussi le siège social de l’AIEA. Il a été cité par le Sydney Morning Herald en tant que trafiquant de passeports volés à des touristes étrangers en Thaïlande, Birmanie, Laos, et Cambodge. New Zealand’s One News avait signalé que Barkan était en Corée du Nord pour aider à la nation à construire un mur pour empêcher ses citoyens de partir.
La stratégie de la corde raide nucléaire impliquant les USA, Israël et l’échec du système de commande et de contrôle US, font que chaque grande capitale du monde s’interroge sur les véritables intentions de l’administration Bush.
Original : http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=7257
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
Notes du traducteur
1- Missile de croisière AGM-129 et tête thermonucléaire W-80-1 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/AGM-86_ALCM
2- BENT SPEAR : Un terme employé par le ministère de la défense US pour identifier les incidents impliquant : des armes nucléaires ou des ogives, des composants nucléaires, ou des véhicule avec des cargaisons nucléaires. Voir en anglais :
http://encyclopedia.thefreedictionary.com/Bent+Spear
3- EMPTY QUIVER : Une terme US pour rapporter et pour identifier la capture, le vol, ou la perte d’une arme nucléaire. Voir en anglais :
http://encyclopedia.thefreedictionary.com/Empty+Quiver
Mardi 02 Octobre 2007
Wayne Madsen Report
Une supposée explosion nucléaire en Mer Rouge fait monter le niveau d’alerte des militaires russes
Une supposée explosion nucléaire en Mer Rouge fait monter le niveau d’alerte des militaires russes
Par Sorcha Faal, le 1er octobre 2007
Aujourd’hui, le ministère de la défense de la Fédération Russe a décrété l’état de « haute alerte » à la suite d’un compte-rendu soupçonnant qu’un engin nucléaire ait été fait exploser en Mer Rouge sur une île contrôlée par les forces militaires US et yéménites et utilisée pour l’interrogatoire des détenus de la guerre à la terreur.
Les bulletins d’informations occidentaux signalent toutefois que cette explosion catastrophique a été provoquée par une éruption volcanique, un porte-parole du ministère de la défense yéménite ayant déclaré :
Il y avait une activité séismique considérable autour de l’île avant l’éruption. Il a été dit qu’un tremblement de terre de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter avait été enregistré vendredi.
Dans leur rapport sur cet incident au ministère de la défense, les scientifiques sismologues russes ont été rapides à remarquer qu’il n’avait été enregistré aucune sorte de tremblement de terre dans la région de la Mer Rouge, ce qui a été confirmé par toutes les stations de relevés séismiques du monde.

Les analystes militaires russes déclarent que l’explosion est très probablement liée à l’actuelle lutte de pouvoir entre chefs de guerre US, et que l’engin nucléaire qui a explosé pourrait être lié à l’incident de l’arme nucléaire manquante [*], que nous avons précédemment rapporté le 20 septembre dans l’article intitulé, « Le satellite espion US abattu au Pérou contrarie l’attaque nucléaire contre l’Iran. »
Des sources médiatiques US signalent que leurs chefs de guerre ont en fait commencé la planification finale pour frapper l’Iran, comme nous pouvons le lire dans ce que rapporte le New York Daily News :
Un nouveau rapport indique que la Maison Blanche planifie des frappes « chirurgicales » en Iran pour mettre hors de combat les agents que les USA disent supporter les insurgés irakiens qui combattent les soldats US.
Seymour Hersh écrit dans le magazine New Yorker de cette semaine, « Le plan coïncide avec un changement de rhétorique de l’administration contre l’Iran — qui redéfinit la source de tension, de développement d’arme nucléaire à soutien de Téhéran aux ennemis des USA. »
« Maintenant l’emphase est mise sur les frappes ” chirurgicales ” sur les équipements du Corps de la Garde Révolutionnaire et ailleurs, qui, affirme l’administration, a été à la source des attaques contre les étasuniens en Irak, » écrit Hersh. « Ce qui avait été présenté à l’origine comme une mission contre la prolifération [nucléaire] a été redéfini en antiterroriste. »
« Les chefs d’état-major ont travaillé sur des plans pour frapper l’Iran par ” une large attaque de bombardement ” sur les équipements militaires et ceux que l’on soupçonne nucléaires, » dit Hersh.
Ces exposés déclarent plus loin qu’Israël, le fidèle allié des USA au Moyen-Orient, souhaitant faire davantage de dommages à la nation persane, n’est pas satisfait par le plan d’attaque US contre l’Iran.
Le plus intéressant au sujet de ces reportages est qu’ils déclarent qu’immédiatement avant cette explosion catastrophique en Mer Rouge les seuls avions détectés dans la région étaient une escadrille de l’Armée de l’Air israélienne, qui utilise fréquemment les couloirs aériens de la Mer Rouge pour l’entraînement des avions de combat contre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Mais, toujours selon ces rapports, les forces stratégiques russes avaient auparavant été notifiées par l’United States Air Force Space Command qu’un nombre non spécifié d’avions de combat avancés US, des F-22 Raptor, allaient opérer sur le théâtre des opérations de la Guerre du Golfe cette semaine, ce qui porte à spéculer qu’un avion israélien visant l’Iran avec un arme nucléaire pourrait peut-être bien avoir été ciblé par les forces US.
Une importante vérité sur ces problèmes, et sur ce dernier incident dans la montée du conflit entre le monde Occidental et Musulman, est qu’on ne peut rien savoir d’autre que ce qui nous est montré, encore une fois, combien notre Terre est devenue vraiment effrayante pendant que les batailles pour ses ressources menacent même notre existence.
Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1037.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
* NDT : Voir « L’Air Force a refusé d’emmener en avion des armes sur le théâtre du Moyen-Orient »
Mardi 02 Octobre 2007
Sorcha Faal
L’hypocrisie gouverne l’Occident
L’hypocrisie gouverne l’Occident
Par Paul Craig Roberts, le 30 septembre 2007
La honte a disparu de la « civilisation » occidentale.
L’hypocrisie a pris sa place.
Le 28 septembre, le premier ministre britannique Gordon Brown pouvait être entendu sur la Radio Publique Nationale condamnant le gouvernement en Birmanie pour son usage de la violence contre les manifestations démocratiques. Brown déclarait le dégoût du peuple britannique contre la violence infligée à son peuple par le gouvernement Birman.
Mais ne Brown ne dit rien de la violence qu’infligeait le gouvernement britannique aux Irakiens et aux Afghans.
George W. Bush a aussi pris une attitude irréprochable quand il a déclaré : « Le monde observe le peuple de Birmanie prendre les rues pour exiger la liberté, et le peuple US se tient solidaire de ces braves gens. » (La junte restreint les communications des protestataires en Birmanie, par Edouard Cody, Washington Post le 29 septembre 2007)
Bush et Brown n’ont pas la même sympathie pour les peuples d’Irak et d’Afghanistan. Ni Bush ni Brown ne sont solidaires de ceux qui exigent d’être libérés de l’occupation étrangère par les troupes Étasuniennes et Britanniques. En fait, Bush et Brown, en tant que commandants en chef, font une nouba de massacres qui donne un air extrêmement mesuré au gouvernement de Birmanie en comparaison.
Pourquoi les soldats Britanniques ont-ils été envoyés tuer les Irakiens et les Afghans ? Le 11 septembre n’avait rien à voir avec le Royaume-Uni. Sans doute ce Tony Blair corrompu a été soudoyé pour entraîner le peuple Britannique dans la guerre de Bush au Moyen-Orient pour hégémonie US-Israélienne, mais Brown n’a rien fait pour mettre fin à l’utilisation par Bush des militaires Britanniques comme des mercenaires.
Les présentateurs de la Radio Publique Nationale soutenaient aussi le peuple Birman, mais ils se montrent aussi peu perturbés par les cinq ans de guerre de Bush qui, nous le savons maintenant, étaient entièrement légitimées par des mensonges. Al Qaeda n’est pas les Talibans, et l’Irak n’avait pas d’arme de destruction de masse. Ni l’un ni l’autre de ces pays ne présentait de menace pour les USA. Maintenant que nous le savons, pourquoi les médias donnent-ils toujours à Bush et à Brown un laissez-passer pour user de violence contre les Irakiens et les Afghans ?
Pour en venir au fait, quelle est la différence entre Bush et Brown d’une part et le gouvernement Birman meurtrier de l’autre ? Bush et Brown sont en fait bien pires. Ils feignent d’être des démocrates concernés par ce que veulent réellement les gens. Le gouvernement Birman ne prétend pas être autre chose qu’une dictature militaire. De plus, le gouvernement Birman est décent par comparaison car il n’a commis aucune ace d’agression criminel flagrant — des crimes de guerre sous la norme de Nuremberg — en envahissant d’autres pays et en essayant de les occuper.
En dépit de tout les massacre effectués par Bush, il est avide de toujours plus de sang. Lui et Israël ont l’Iran dans leur collimateur.
Tous les indicateurs disent que Bush va attaquer l’Iran. La propagande, la diabolisation, et les mensonges grossiers sortent à flots du régime Bush et de ses médias et universitaires propagandistes tels que Lee Bollinger, le président de l’université de Colombia. Les deux partis au Congrès se rangent derrière la future attaque de l’Iran. Le méprisable sénateur Joe Lieberman a même glissé un projet de loi pour donner le feu vert à Bush [il s'agit de la garde révolutionnaire iranienne rangée dans la liste des organisations terroristes, NDT].
Qui va retenir Bush d’un troisième crime de guerre ? Pas son vice-président, pas son conseiller à la sécurité nationale, pas son ministre de la défense. Pas sa ministre des affaires étrangères. Pas le Congrès. Pas les militaires US [sait-on jamais ? Car il y a réellement une dissidence dans l'Air Force et dans les services secrets, comme le montre cet article anglais, NDT]. Pas les gros bonnets corporatistes. Pas le lobby d’Israël. Pas les « alliés » achetés et payés. Pas le mouvement pacifiste. Pas les Étasuniens. Certainement pas les médias.
Les Étasuniens sont satisfaits quels que soient les crimes commis par leur gouvernement tant qu’ils sont justifiés par leur sécurité.
L’empressement des Étasuniens à massacrer les autres sorti de la peur pour leur propre sécurité est un résultat du 11 septembre. Le mouvement pacifiste est impuissant, parce qu’il a accepté l’histoire gouvernementale du 9/11. S’opposer à une guerre quand vous acceptez les raisons du gouvernement pour la guerre est une position indéfendable.
Le régime Bush sait que si les gens gobent son histoire du 9/11, ils admettent n’importe quoi. La propagande fait taire les faits, et les Étasuniens tombent d’un jeu de mensonges dans un autres. Les pirates de l’air allégués du 9/11 venaient tous de pays alliés des USA, principalement d’Arabie Saoudite, mais les Étasuniens croient les mensonges du gouvernement selon lesquels l’Afghanistan, l’Irak, l’Iran, et la Syrie sont responsables. Les Étasuniens ont été convaincus que sans « changement de régime » dans ces pays, la superpuissance US restera démunie face aux Musulmans apatrides armés de couteaux tout usage.
Les Étasuniens ont subi un lavage de cerveau pour qu’ils avalent que les Musulmans les détestent pour leur « liberté et leur démocratie, » alors qu’en fait le problème est la politique étrangère immorale et l’interférence du gouvernement US dans les affaires internes des pays Musulmans. Le message de Bush envers le Moyen-Orient est limpide : Être un État fantoche ou être détruit.
En attendant, pour empêcher la démocratie et les libertés civiques et ne pas faire obstacle à la sécurité des Étasuniens, Bush a annulé l’habeas corpus, le jugement en bonne et due forme, le droit à la représentation par un avocat, la confidentialité, et la séparation des pouvoirs exigés par la Constitution US. Autrement, dit Bush, nous perdrons la « guerre à la terreur. »
Bush dit qu’il a sécurisé les Étasuniens en les débarrassant de ces obstacles constitutionnels à leur sécurité. Et dès que les bombes US tomberont sur l’Iran et la Syrie, ces pays seront libres et démocratiques, aussi, comme l’Irak et l’Afghanistan.
En menant les Étasuniens à cette conclusion, Bush a fait tomber les États-Unis dans un nouvel abîme de l’intelligence et de la moralité humaine.
Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington ; Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.
Original : http://www.vdare.com/roberts/070930_hypocrisy.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
Lundi 01 Octobre 2007
Paul Craig Roberts
