Archive for October 16th, 2007
Something is Rotten in Iraq and the Pentagon
Something is Rotten in Iraq and the Pentagon
By DAVE LINDORFF
Isn’t it odd that in the air attack that the US military claims killed 19 high-ranking leaders of Al Qaeda in Mesopotamia and 15 civilians, all the slain Al Qaeda members were men and all the men were Al Qaeda, while all the civilians were women (6) and children (9)?
Think about this a minute.
This means that no women were Al Qaeda–and yet we know that women also fight, and also blow themselves up as suicide bombers. Yet these women were all civilians. The children, of course, were children.
And we’re to believe that there were no men who were innocent bystanders? All those adult males who were killed were “bad guys.”
Yet there were innocent bystanders: the women and the children. Somehow, any innocent bystanding men managed to duck out of the way, or the bullets and bomb fragments (and I’m sure they were fragmentation bombs that were used, as well as a withering spray of machine-gun fire) that hit all those poor women and kids, just somehow (magically?) missed the men.
Pretty amazing huh?
Except that it’s an absurd claim that should insult our intelligence.
It’s not like the Pentagon has a list of all the enemy fighters, after all. What actually happens is the military has people come in after an action, and they find all these dead people. They look at the guys and have to decide, are they fighters or are they civilians? If the guy’s got a gun in his hand, or nearby, they might assume he’s a fighter, but is that a good test in a country where every guy has an AK47? And if he doesn’t have a gun? Do you honestly think all 19 of those dead guys had a gun with him? I doubt it. These were people fleeing an attack by US troops and planes. They were–whether fighters or ordinary citizens–fleeing for their lives in a surprise attack. If they didn’t have a gun with them at the time, they wouldn’t have stopped to get one.
And since they don’t let reporters travel independently to these battle sites and check what happened, who knows if they even bother looking for evidence. (And this doesn’t even get to the point that they call every kill a “terrorist” or member of Al Qaeda, when odds are that if they are combatants they are neither, but rather some other insurgent group or other just fighting to drive the US out.)
It’s clear to me that what we’re getting is a big lie. Just as in Vietnam the troops would just count the bodies and turn in a report saying that was how many VC were killed, in Iraq (and Afghanistan), they count the men and call them the enemy.
Nobody calls them on this. Certainly nobody in what used to be called the free press.
The numbers are simply accepted as fact and dutifully reported to us.
The truth: we are conducting a slaughter of innocents in Iraq that is as bad as anything the Nazis did in their Eastern Front campaign.
Dave Lindorff is the author of Killing
« Une parodie burlesque, nommée Conférence de paix sur le Proche Orient »
« Une parodie burlesque, nommée Conférence de paix sur le Proche Orient » |
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Ecrit par IRIB |
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MehrNews- Le député britannique George Galloway ironise sur la future conférence de paix sur le Proche Orient, la qualifiant de comédie.« La soi disante conférence de paix est une grotesque comédie qui vise avant tout à diviser les Musulmans selon les critères ethniques, a-t-il affirmé, lors d’un entretien avec le journal United Press International. « L’objectif est de préparer une éventuelle face à face avec l’Iran, a-t-il poursuivi. « N’oublions pas que la ville de Qods est toujours enchaînée par ceux que nous connaissons pour avoir occupé la Palestine, l’Irak et autres parties des terres arabes ».Ancien membre du parti travailliste, Gallowey est revenu sur les assassinats en série au Liban. « Il n’y aucun doute sur la culpabilité d’Israël, pays qui possède de vaste moyens terroristes et à qui profitent réellement ces crimes ». Gallowey a ensuite évoqué l’appel lancé par Saad Hariri, chef de file du 14 mars à George Bush, appel qui exhorte ce dernier a faire pression sur la Syrie pour empêcher ce qui est qualifiée d’ingérence syrienne au Liban. « Si le Liban est constamment utilisé comme un couteau à planter dans le dos de la Syrie, c’est parce que la Syrie est un pays qui n’aime pas à s’incliner devant l’occupation illégitime de son territoire ».« Cela fait longtemps que les sionistes et les impérialistes profitent du Liban pour satisfaire leurs propre intérêts, avant même que M Hariri occupe le devant de la scène libanaise, a conclut le député. |
Les sept séquences de la phase d’impact de la crise systémique globale (2007-2009)
Les sept séquences de la phase d’impact de la crise systémique globale (2007-2009)
Depuis la prise de conscience généralisée de l’existence d’une crise globale, le déroulement de la phase d’impact de la crise systémique globale devient plus précisément anticipable. Les facteurs psychologiques impliqués ainsi que les types d’actions et de réactions des différents acteurs concernés éclairent considérablement le processus à venir.
En effet, l’ampleur du premier choc financier et bancaire ressenti en Août 2007 signifie pour notre équipe de chercheurs que l’impact va se développer sous la forme de sept séquences majeures, affectant de manière parfois spécifique les principales régions du monde.
La phase d’impact s’étalera ainsi sur plus de deux années à compter du point d’inflexion franchi en Avril 2007 (cf. GEAB N°12), jusqu’à la fin 2009. Ensuite débutera la phase dite de « décantation » (cf. GEAB N°5) qui correspondra à la pérennisation des nouveaux équilibres du système mondial.
Jusqu’à Juin 2007, dans les numéros du GEAB, LEAP/E2020 a anticipé et décrit l’affaissement du système et prévenu sur les effondrements à venir. Dorénavant, nos équipes vont s’attacher à anticiper les développements des sept séquences de l’effondrement.
Dans ce numéro d’Octobre 2007 du GEAB (N°18), LEAP/E2020 analyse les grandes lignes de chacune des sept séquences et développe un calendrier précis pour chacune d’entre elles. L’ensemble est d’ailleurs rassemblé dans un tableau temporel synthétique de la phase d’impact (jusqu’à la fin 2009).
Dans ce communiqué public est présentée la séquence 1 en plus de la liste des six autres séquences.
Séquence 1 : L’infection financière globale via l’endettement américain : Cent ans après les « emprûnts russes », les « dettes américaines »Séquence 2 : L’effondrement boursier en particulier en Asie et aux Etats-Unis : De – 50% à -20% en un an, pour les bourses, selon les régions du monde
Séquence 3 : L’éclatement de l’ensemble des bulles immobilières mondiales : Royaume-Uni, Espagne, France et pays émergents
Séquence 4 : Tempête monétaire : La volatilité au plus haut sur fond de Dollar US au plus bas
Séquence 5 : Stagflation de l’économie globale : Recessflation aux USA, croissance molle en Europe, récession
Séquence 6 : « Très Grande Dépression » aux Etats-Unis, crise sociale et montée en puissance des militaires dans la gestion du pays
Séquence 7 : 4° Trimestre 2007 – 4° Trimestre 2008 : Accélération brutale de la recomposition stratégique globale, attaque sur l’Iran, Israël au bord du gouffre, chaos moyen-oriental, crise énergétique
SEQUENCE 1
L’infection financière globale via l’endettement américain :
Cent ans après les « emprûnts russes »,
les « dettes américaines » (2° Trimestre 2007 – 3° Trimestre 2008)
Comme l’a expliqué l’équipe de LEAP/E2020 dans le GEAB N°17, la dimension financière de la crise actuelle tient en grande partie son origine dans le fait qu’au cours des deux dernières décennies, l’économie américaine s’est essentiellement spécialisée dans la production de « dettes » (des ménages, des entreprises et des institutions publiques) et qu’une partie croissante de cette dette collective a été vendue à des détenteurs étrangers qui sont en train de s’apercevoir qu’ils risquent de n’être jamais remboursés de l’intégralité de leurs prêts (grâce auxquels l’ « American Way of Life » s’est financée ces dernières années). Les plus méfiants, ou plutôt les plus perspicaces, commencent même à se demander s’ils seront tout simplement remboursés. La comparaison avec les emprûnts russes n’est ainsi pas seulement un trait d’humour mais bel et bien une comparaison raisonnable car nous sommes désormais entrés dans une situation où, s’ils n’imprimaient pas la monnaie qui leur sert de moyen de paiement, les Etats-Unis seraient en situation de cessation de paiement puisque leur endettement collectif dépasse les 400% de leur PNB.
Pour l’instant, du fait qu’ils ont encore une position centrale tant en terme de devise que de pilier du système financier mondial (1), ils utilisent l’affaiblissement continu de leur monnaie pour rembourser le reste de la planète en « monnaie de singe » (évolution anticipée dans le GEAB N°2 de Février 2006). Ils ont également tenté de cacher l’insolvabilité croissante de leurs acteurs économiques en faisant revendre par les banques de Wall Street (et leurs avides partenaires internationaux) des actifs financiers « virtuels », c’est-à-dire dont la valeur repose sur des formules mathématiques absconses, les fameux CDOs (cf. GEAB N°17). Cette méthode de valorisation est équivalente à celle utilisée dans l’Antiquité pour connaître la volonté des dieux lorsqu’on ouvrait les entrailles d’un poulet pour y lire l’avenir. Les CDOs fonctionnent sur le même principe (à ce détail près que c’est le portefeuille de l’acheteur qui se fait éviscérer) : aujourd’hui, ces actifs fictifs sont partout dans le bilan des banques, petites et grandes, dans les portefeuilles des « hedge funds », dans les trésoreries des entreprises, dans les placements des particuliers… Et personne n’a la moindre idée de combien ils valent (2), ce qui dans le monde de la finance tend à laisser penser qu’ils ne valent pas grand-chose.
Les chiffres de pertes annoncés ces derniers jours par les grandes banques internationales laissent notre équipe perplexe : seulement une petite vingtaine de milliards de Dollars au total. On aurait donc assisté depuis la mi-Août 2007 à des interventions historiques (et qui continuent de l’être) des banques centrales du monde entier, injectant plusieurs centaine de milliards d’Euros dans le système financier mondial pour tenter de remettre en route (pour l’instant sans résultats significatifs ) la « pompe à liquidité » mondiale avec comme seul retombées négatives pour les grandes banques internationales une petite entaille de 20 milliards de Dollars dans la courbe de croissance de leurs profits ? Pour LEAP/E2020, on atteint là un degré extrême de manipulation des actionnaires, des épargnants et des investisseurs (3).
D’ailleurs, preuve que ceux qui croyaient la crise financière derrière nous prennent leurs désirs pour des réalités (à moins qu’ils ne spéculent actuellement en bourse) (4), les grandes banques américaines viennent de prendre la décision de créer un « pool » de 75 milliards de dollars pour faire face au risque d’effondrement du marché des actions dans le cas d’une extension de la crise de liquidité. Selon LEAP/E2020, les sommes qui sont en train de s’évanouir en fumée au fur et à mesure de la prise de conscience que la plupart des CDOs ne valent en fait pas grand chose se mesurent en centaines de milliards de dollars et non en dizaines.
Avec cette « force de frappe » de soixante-quinze milliards, Hank Paulson, le secrétaire d’Etat au Trésor US et ancien patron de Goldman Sachs, a orchestré la contribution directe des banques américaines à la défense contre la crise de confiance en gestation. Selon notre équipe, il est actuellement l’un des rares dirigeants américains à avoir une certaine conscience de l’ampleur de la crise en cours et à tenter d’être pro-actif (6) (plutôt que réactif comme l’est par exemple Ben Bernanke, le patron de la Fed). Il espère, selon nos chercheurs, parvenir à éviter la transformation de cette crise de liquidité en une immense crise de confiance dans l’ensemble des valeurs financières et monétaires américaines. Et il s’est rendu compte que l’action des banques centrales ne suffisait pas à endiguer le problème.
En effet, après deux mois d’infusions financières massives continues, une baisse de taux agressive de la Fed (-0,5%) et la pause de la hausse des taux de la BCE, rien n’est revenu à la normale. Actuellement les grands établissements financiers, en particulier américains, ont cherché à gagner du temps dans l’espoir d’une amélioration de la situation pour les plus optimistes ou les plus naïfs, ou plus probablement pour organiser la sortie de leurs bilans du maximum possible de pertes, en les transférant sur d’autres opérateurs et en s’arrangeant pour que l’ensemble de la profession participe à ce tour de passe-passe. Les banques américaines sont bien entendu en première ligne sur cette affaire puisque c’est leur propre marché qui est train de partir en fumée. Et le pool nouvellement créé est l’indicateur qu’on s’approche d’un nouveau choc financier, encore plus brutal que celui d’Août dernier, que notre équipe anticipe entre Novembre 2007 et Février 2008.
Pour LEAP/E2020, il faudra attendre encore une année pour que l’ampleur des pertes générées par la crise des « subprimes » et son amplification via les CDOs puisse être mesurée pleinement. Pendant ce temps, nous allons assister à une crise de confiance croissante dans le système financier américain (7) et par ricochet sur les systèmes financiers occidentaux. Les marges de manoeuvre à la baisse des taux de la Fed sont épuisées pour les mois à venir, faute de voir le dollar US s’effondrer littéralement (8); une option que désormais les partenaires économiques des Etats-Unis (Européens en-tête, et Chinois plus discrètement) envisagent et tentent de prévenir.
Si dans les précédents numéros, nous avons déjà largement détaillés les conséquences prévisibles de cette crise financière sur les partenaires des Etats-Unis, détenteurs d’actifs financiers américains, il est utile de garder à l’esprit qu’elle a un impact majeur aux Etats-Unis même, puisque près de 30% de la dette américaine est détenue par des opérateurs privés américains. Nous reviendrons sur cet aspect dans la séquence sur la « Très Grande Dépression US ».
Graphique:
Evolution de la dette totale des Etats-Unis (privée et publique) – 1957/2006 – Sources Grandfather Economic Report/ US Federal Reserve
Notes :
(1) La crise systémique globale est justement le processus entraînant de la fin de cette situation avantageuse dont ont bénéficié les Etats-Unis depuis 50 ans.
(2) « Moody’s cuts credit ratings on about 2000 subprime bonds », Wall Street Journal, 12/10/2007
(3) « Asset-backed paper falls for ninth straight week », MarketWatch/DowJones, 11/10/2007
(4) « What Citigroup did’nt say », MarketWatch/DowJones, 07/10/2007
(5) « Big banks, Treasury discuss help for securities markets », MarketWatch/DowJones, 13/10/2007
(6) On l’avait déjà constaté avec ses tentatives de prévenir une collision commerciale frontale entre la Chine et les Etats-Unis sous la pression du Congrès et des industriels américains ; même si ces efforts restent sans impact significatif.
(7) « Lazy portfolios betting big overseas », MarketWatch/DowJones, 08/10/2007
(8) « Strong silence from US on dollar’s weakness », International Herald Tribune, 10/10/2007
http://www.europe2020.org/
Conspiracy Of Silence
“Conspiracy of Silence”, a documentary listed for viewing in TV Guide Magazine was to be aired on the Discovery Channel, on May 3, 1994.
This documentary exposed a network of religious leaders and Washington politicians who flew children to Washington D.C. for sex orgies. Many children suffered the indignity of wearing nothing but their underwear and a number displayed on a piece of cardboard hanging from their necks when being auctioned off to foreigners in Las Vegas, Nevada and Toronto, Canada.
At the last minute before airing, unknown congressmen threatened the TV Cable industry with restrictive legislation if this documentary was aired. Almost immediately, the rights to the documentary were purchased by unknown persons who had ordered all copies destroyed.
A copy of this videotape was furnished anonymously to former Nebraska state senator and attorney John De Camp who made it available to retired F.B.I. chief, Ted L. Gunderson. While the video quality is not top grade, this tape is a blockbuster in what is revealed by the participants involved.
Iraq for Sale Banned Excerpts – Video – Iraq conspiracy
Iraq for Sale Banned Excerpts
Iraq conspiracy
Les campagnes médiatiques occidentales, au seuil de la visite, en Iran, de Poutine
La grande place royale d’Ispahan
Les campagnes médiatiques occidentales, au seuil de la visite, en Iran, de Poutine
Demain, mardi 16 octobre, Téhéran sera l’hôte du Sommet des 5 pays riverains de la Caspienne. De nombreux sujets sont traités, par les médias occidentaux, mais c’est la visite, en Iran, du Président russe, Vladimir Poutine qui a focalisé toute leur attention. En effet, les milieux politiques sont conscients du fait que cette visite est porteuse d’un message politique particulier que l’Occident ne peut pas négliger, notamment, dans des circonstances où elle s’emploie, par tous ses moyens, à isoler l’Iran, sur la scène internationale.
Les relations russo-iraniennes sont profondes, et malgré certains défis et campagnes médiatiques occidentales contre les activités nucléaires civiles iraniennes, Téhéran et Moscou partagent des points de vue similaires sur nombre de questions régionales et internationales, dont et avant tout, le rejet de la politique unilatéraliste américaine et l’opposition à la présence des étrangers dans la région. La visite, en Iran, du Président russe met en exergue l’insistance réciproque de Téhéran et de Moscou sur l’essor de leurs relations, à l’échelle régionale et internationale, et sur l’usage de toutes leurs potentialités politiques et économiques.
Téhéran estime que les positions indépendantes de Moscou, sur les questions régionales et internationales, revêtent une importance toute particulière, de même que Moscou confirme le rôle clé de la RII, dans le maintien de la stabilité et de la sécurité de la région et met l’accent sur la promotion des coopérations économiques, notamment, dans le domaine de l’énergie.
Le rôle complémentaire qu’ont joué et que jouent l’Iran et la Russie, dans l’établissement de la stabilité et de la sécurité de la région, notamment, lors de la réconciliation nationale, au Tadjikistan, au milieu des années 90, de même que leur contribution à l’établissement de la stabilité, en Afghanistan, et leurs positions similaires, en ce qui concerne la fin de l’occupation de l’Irak et les autres questions du Moyen-Orient, sans oublier leur volonté présente de parvenir à un consensus sur le régime juridique de la Caspienne, témoignent, tous, de l’importance de la visite du Président russe; d’où les agissements diplomatiques de Washington, dont la récente visite, en Russie, de la Secrétaire d’Etat et du Secrétaire à la défense américain.
N’oublions pas, en passant, la visite ratée du Président français, Nicolas Sarkozy, à Moscou, avec l’objectif d’encourager le Kremlin à soutenir les positions unilatérales de l’Occident contre l’Iran. Quoi qu’il en soit, les experts politiques estiment que la visite de Poutine à Téhéran a un goût très amer pour les Occidentaux qui la considère comme un coup dur asséné à leurs efforts et agissements contre l’Iran. C’est, notamment, ce qui explique les campagnes d’intoxication de l’Occident contre l’Iran et leurs rumeurs, sans fondement, pour faire croire au manque de sécurité, à Téhéran, lors de la visite du Président russe.
Lundi 15 Octobre 2007
IRIB
Poutine en Iran, première
Ca y est, Téhéran y est parvenu: Vladimir Poutine arrive en visite de travail dans la capitale iranienne. C’est la première visite du président russe en Iran et, comme cela a été convenu entre les parties, elle coïncidera avec la participation du président au sommet des Etats riverains de la Caspienne.
Par Piotr Gontcharov, RIA Novosti
A propos, quand le premier sommet caspien d’Achkhabad en 2002 avait irrémédiablement échoué, c’était justement le président russe qui avait proposé d’en organiser un deuxième à Téhéran.
La communauté internationale, en premier lieu les Etats-Unis et l’Europe, accorde actuellement une attention particulière à l’Iran à cause de son programme nucléaire. Compte tenu du fait que, parmi les six Etats qui se penchent sur le dossier nucléaire iranien (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne), la Russie occupe une position différente, à bien des égards, de celle des Etats-Unis et de l’Europe, il ne fait pas de doute que la visite de Vladimir Poutine en Iran sera considérée comme significative. Ce n’est pas par hasard que le président français Nicolas Sarkozy, qui était à Moscou il y a quelques jours, a souligné l’importance du prochain voyage du président russe à Téhéran.
La position “particulière” de la Russie est certainement déterminée, pour beaucoup, par le caractère des relations russo-iraniennes. La politique régionale actuelle de la Russie réserve l’un des rôles principaux à l’Iran. Dans le Caucase, sur la Caspienne et en Asie centrale, c’est-à-dire dans les régions où les intérêts de la Russie et de l’Iran sont inévitablement présents pour des raisons historiques, ces intérêts ne se heurtent pas, mais se complètent mutuellement.
C’est pourquoi Téhéran emploie le terme “d’alliés stratégiques” en parlant des relations entre la Russie et l’Iran. Moscou préfère se borner à des formules plus réservées. Dans la capitale russe, on préfère parler d’un “partenariat stratégique” qui ne sort pas du registre régional. Mais même cela reste un facteur de stabilité important dans la région. Il suffit de rappeler que la Russie et l’Iran ont grandement contribué au règlement du conflit militaire intérieur au Tadjikistan.
Ces derniers temps, l’Iran a considérablement étendu son expansion économique en Asie centrale, fief traditionnel de la Russie. Cependant, Moscou le salue tacitement. La Russie n’est certainement pas en mesure de maintenir une présence exclusive dans cette région importante pour elle. Le calcul de Moscou est simple: plus l’Iran y sera présent, moins le seront les Etats-Unis ou la Turquie et, dans un sens, la Chine.
Il convient de mentionner le rôle particulier joué par l’Iran qui, dans la période la plus critique pour la politique du Kremlin, assumait la présidence de l’Organisation de la Conférence islamique. C’est, pour beaucoup, grâce à la position occupée par Téhéran que l’OCI a accepté, à grand-peine, le verdict selon lequel “la Tchétchénie est une affaire intérieure de la Russie”.
Bien entendu, on ne néglige pas ce genre de partenaires, on y tient. Cependant, il faut reconnaître que l’Iran est tout de même un partenaire “stratégique” difficile et, parfois, imprévisible. Bien qu’il n’y ait pas de partenaires stratégiques “faciles”, il faut tout de même s’entendre avec eux.
Puisque la visite de travail sera de courte durée, elle portera probablement sur les problèmes courants qui impliquent une intervention urgente. Il s’agit tout d’abord de la centrale nucléaire de Bouchehr, car la Russie ajourne d’année en année l’achèvement de sa construction.
Selon les experts iraniens et certains experts russes, notamment Radjab Safarov, directeur du Centre d’étude de l’Iran contemporain, le problème de la centrale nucléaire de Bouchehr acquiert de plus en plus un caractère politique. Ce n’est certainement pas par hasard que Téhéran a proposé d’inclure Sergueï Kirienko, directeur de Rosatom (Agence fédérale russe de l’énergie atomique), dans la délégation russe. Sa présence sera un cadeau pour les Iraniens. En effet, tout ce qui sera déclaré à Téhéran par le directeur de Rosatom en présence de Vladimir Poutine sur les délais de mise en service de la centrale nucléaire signifiera que le président russe sera garant de la mise en oeuvre de ces engagements.
La partie russe pourra, de son côté, revenir au problème de l’enrichissement de l’uranium sur le territoire de la Russie. A un moment donné, lorsque le problème se posait crûment – soit un moratoire sur l’enrichissement de l’uranium, soit des sanctions – l’Iran avait beaucoup évoqué la création en Russie d’une coentreprise de production de combustible nucléaire. Cependant, la position actuelle de l’Iran à ce sujet, incertaine et, parfois, offensante pour la Russie, doit être éclaircie. D’autant que l’idée de créer un centre international d’enrichissement d’uranium a été énoncée par Vladimir Poutine à un moment où des nuages s’amoncelaient de nouveau sur le programme nucléaire iranien.
En ce qui concerne, justement, le programme nucléaire iranien, la position de Moscou est bien connue: “Nous n’avons aucune information attestant de l’aspiration de l’Iran à produire des armes nucléaires. C’est pourquoi nous partons du principe que Téhéran ne nourrit pas de tels projets. Mais nous partageons l’inquiétude de nos partenaires qui souhaiteraient que les programmes de l’Iran soient transparents”.
Ces paroles ont été prononcées par Vladimir Poutine. Au cours de sa rencontre avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le président russe ajoutera probablement que la Russie compte sur des actions réciproques de l’Iran pour lever ces inquiétudes, comme l’exige la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
Cependant, le sommet des Etats riverains de la Caspienne sera l’événement principal à Téhéran. Le problème du statut de cette mer y sera débattu.
De manière fortuite ou non, l’Iran est l’unique pays qui, à la différence de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Turkménistan, partage entièrement la position russe sur le problème principal, celui de la définition du statut international de la Caspienne, statut excluant totalement la présence d’Etats non riverains dans son bassin. Tous les autres problèmes de la Caspienne sont secondaires ou insignifiants.
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l’auteur.
Lundi 15 Octobre 2007
Piotr Gontcharov


