Archive for November 7th, 2007
Avec la complicité de Washington, Musharraf impose la loi martiale
Avec la complicité de Washington, Musharraf impose la loi martiale
L’homme fort de l’armée pakistanaise, le général Pervez Musharraf, un allié clé de l’administration Bush dans sa soi-disant guerre au terrorisme sort les griffes encore une fois. Dans la soirée de samedi, les forces de sécurité ont été déployées à Islamabad, occupant les édifices du Parlement et de la Cour suprême, fermant les chaînes privées de télévision et plaçant les membres de l’opposition en « détention préventive ». Musharraf, qui a pris le pouvoir au moyen d’un coup d’état en octobre 1999, a décrété l’état d’urgence.
Par Vilani Peiris et Keith Jones
Dans ce qui constitue en fait un second coup, Musharraf a indéfiniment suspendu la constitution et la liberté de parole, la liberté de rassemblement, la liberté d’association et la liberté de déplacement. Il a aussi abrogé le pouvoir constitutionnel des tribunaux d’émettre des injonctions contre lui en tant que président, contre le premier ministre ou contre quiconque agissant sous leur autorité. Musharraf a imposé une sévère censure à la presse et introduit de dures peines pour le « crime » de « ridiculiser » le président, les forces armées ou tout autre organe exécutif, législatif ou judiciaire.
Les forces de sécurité ont arrêté et détiennent sans accusation des centaines, si ce n’est des milliers de politiciens et d’avocats de l’opposition qui ont contribué à diriger la récente agitation populaire contre le gouvernement militaire. Parmi les détenus, on compte Jahvé Hashmi, le dirigeant de la Ligue musulmane du Pakistan (Nawaz) et Aitzaz Ahsan, le chef de l’Association du barreau de la Cour suprême du Pakistan et partisan en vue du Parti du peuple du Pakistan (PPP).
Toutes les chaînes de télévision privées et quelques radios internationales, y compris BBC World, étaient encore fermées dimanche. La police et les forces paramilitaires sont postées aux points de contrôle de la capitale et, selon des reportages, rapidement déployées pour briser tout mouvement de protestation.
Musharraf a démis de ses fonctions le juge en chef de la Cour suprême, Muhammad Chaudhry. On dit que Chaudhry et six autres juges de la Cour suprême qui avaient refusé d’endosser l’ordre d’urgence de Musharraf, le soi-disant ordre constitutionnel provisoire (OCP) ont été assignés à résidence. Un lèche-botte de Musharraf, le juge Abdul Hameed Dogar, a été nommé en remplacement de Chaudhry. Les hautes cours provinciales ont aussi été purgées, plusieurs juges refusant de promettre de soutenir l’OCP de Musharraf, les autres n’ayant même pas eu l’occasion de le faire.
Toutes ces mesures soulèvent la menace que l’armée aura recours à la violence de masse si le peuple pakistanais devait résister. Mais l’ampleur du coup de Musharraf et sa détermination à militariser le pays sont démontrées par sa décision de proclamer un ordre constitutionnel provisoire et de le faire en tant que chef des forces armées pakistanaises plutôt que d’utiliser l’autorité du président pour se donner les pouvoirs d’urgence que prévoit la constitution pakistanaise de 1973.
« C’est l’imposition d’un véritable régime militaire », a dit Hasan Askari Rizvi, un expert des affaires militaires pakistanaises. «Il n’y a pas de constitution et le Pakistan est dirigé en vertu d’un ordre constitutionnel provisoire émis par Musharraf en tant chef de l’armée et non en tant que président du Pakistan. »
Complicité américaine
L’administration Bush, le gouvernement travailliste britannique et les autres puissances occidentales ont répondu au coup de force de Musharraf avec les plus faibles critiques que l’on puisse imaginer.
La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, qui comme son patron, George W. Bush, a plusieurs fois fait l’éloge de Musharraf et de son soi-disant engagement envers la démocratie, a décrit la déclaration de l’état d’urgence comme « très regrettable », tout en réaffirmant que Washington continuera à coopérer étroitement avec le régime militaire pakistanais. Rice a appelé « tous les protagonistes à se restreindre dans ce qui est de façon évidente une situation très difficile ».
Prenant la parole dans un avion en route vers Israël, Rice a dit que les Etats-Unis avaient conseillé à Musharraf de ne pas aller dans cette direction et qu’ils voulaient « un retour rapide à la constitutionnalité ». Mais elle a vite adouci cette faible critique en ajoutant que Musharraf avait jusqu’ici fait « beaucoup » pour mettre le Pakistan sur la « voie de la démocratie ».
Dimanche, Rice a affirmé que Washington allait revoir l’aide fournie au Pakistan. Depuis septembre 2001, Washington a offert à Islamabad au moins 10 milliards de dollars, une somme constituée majoritairement d’aide militaire. Cependant, la déclaration de Rice n’était pas une menace, mais une simple admission que certaines lois américaines pourraient forcer l’administration Bush à réduire son aide financière au régime militaire du Pakistan.
Le Pentagone a été probablement encore moins critique du coup de force de Musharraf. Le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a affirmé : « La déclaration [d'état d'urgence] n’influencera pas notre soutien militaire au Pakistan dans sa guerre contre le terrorisme. »
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a repris les commentaires de Rice. « Nous collaborons étroitement avec les amis du Pakistan à travers la communauté internationale en montrant de la retenue et en travaillant ensemble vers une résolution pacifique et démocratique. » Affirmant être « profondément inquiet », Miliband a affirmé qu’il exprimerait l’opposition de la Grande-Bretagne à la suspension de la constitution par Musharraf en s’adressant personnellement au ministre pakistanais des Affaires étrangères, Khurshid Kasuri.
La réaction placide face au coup de force de Musharraf et à sa menace implicite de massacres offre un vif contraste avec les vigoureuses dénonciations venues de Washington, de Londres et d’autres capitales occidentales le mois dernier après que la junte militaire birmane eut violemment réprimé des manifestations s’opposant à la montée des prix du pétrole et au manque de démocratie.
La différence est que le régime pakistanais est un allié crucial de Washington dans la poursuite de ses intérêts prédateurs dans les régions riches en pétrole de l’Asie centrale et du Moyen-Orient. Musharraf a offert un appui logistique essentiel aux invasions et occupations américaines de l’Afghanistan et de l’Irak et il a fourni aux services du renseignement américains des centres de torture à l’extérieur du pays. Il aurait aussi permis à l’armée des Etats-Unis de se servir du territoire pakistanais pour se préparer à une guerre contre l’Iran en tenant des exercices d’entraînement au Pakistan et en simulant des incursions de reconnaissance à la frontière le séparant de son voisin de l’ouest.
Ceci étant dit, le recours de Musharraf à l’état d’urgence constitue un énorme fiasco pour l’administration Bush.
Reconnaissant que le régime de Musharraf se désintégrait face à l’opposition populaire croissante, Washington tente depuis longtemps d’en arriver à un rapprochement entre le régime militaire de Musharraf et le Parti du peuple pakistanais de Benazir Bhutto.
Comme l’a écrit le New York Times dimanche dans un article intitulé « Un partenaire égaré laisse la Maison-Blanche en plan» : « Durant plus de cinq mois, les Etats-Unis ont tenté d’organiser une transition politique au Pakistan qui aurait d’une certaine façon maintenu le général Pervez Musharraf au pouvoir sans discréditer complètement la défense par le président Bush de la démocratie dans le monde musulman.
« Samedi, cette stratégie méticuleusement planifiée s’est effondrée de façon spectaculaire. »
Et c’est n’est pas seulement parce que l’imposition de la loi martiale par Musharraf a démenti encore une fois le verbiage démocratique utilisé par l’administration Bush et l’élite politique et financière américaine pour justifier leurs guerres criminelles en Irak et en Afghanistan.
Washington et Londres voient bien que le coup de force de Musharraf est un pari désespéré qui pourrait mal tourner et précipiter une explosion populaire qui se retournerait contre les intérêts des généraux pakistanais, de la bourgeoisie pakistanaise dans son ensemble et de l’impérialisme américain.
Afin justement d’empêcher qu’un tel développement ne se produise, l’administration Bush et le gouvernement britannique ont cherché à sceller une entente entre Musharraf et le parti populiste PPP qui, à deux précédentes occasions où s’était effondrée une dictature militaire soutenue par les Etats-Unis, était venu à la rescousse de l’armée contre la colère populaire et avait ainsi maintenu en place le principal rempart de l’ordre bourgeois.
Juste avant le simulacre d’élection présidentielle du 6 octobre, les Etats-Unis avaient manigancé un accord entre le PPP et Musharraf en vertu duquel le PPP s’était dissocié du reste de l’opposition, légitimant ainsi la dernière perversion de la constitution par le général. Douze jours plus tard, Bhutto revint de son exil, mais fut, seulement quelques heures après son arrivée à Karachi, la cible d’une tentative d’assassinat lors de laquelle 139 personnes furent tuées. Bhutto accusa certains éléments du régime militaire, mais pas Musharraf lui-même, d’être les auteurs de cette tentative d’assassinat.
Imitant ses promoteurs de Londres et de Washington, la réponse de Bhutto au coup de force de Musharraf a été pour le moins silencieuse. Pendant que l’armée démontre son mépris pour les droits démocratiques du peuple pakistanais, Bhutto a dit qu’elle ne veut pas la confrontation. Dimanche, en s’adressant à CNN, elle a refusé d’écarter la possibilité de tenir de nouveaux pourparlers sur le partage du pouvoir avec le général président.
Opposition populaire grandissante
Depuis des mois, Musharraf et ses complices ont menacé d’imposer les mesures d’urgence face à l’opposition grandissante parmi toutes les couches de la société, une opposition qui a été alimentée par le manque de démocratie, la hausse des prix pour la nourriture, la croissance des inégalités sociales, la corruption régnante et les pratiques pro-capitalistes du régime militaire et, dernier facteur mais non le moindre, l’appui de Musharraf pour les guerres de Washington.
L’évènement qui a déclenché le coup de force de samedi fut l’échec apparent des menaces de Musharraf envers la Cour suprême afin qu’elle donne une légitimité judiciaire et constitutionnelle aux élections frauduleuses du mois dernier.
Le système de justice pakistanais a une longue histoire d’approbation d’actes illégaux commis par les dictateurs militaires. Mais, reflétant les craintes de l’élite que le régime militaire exacerbe la colère populaire et ses plaintes que l’armée a monopolisé les bénéfices de la croissance capitaliste, la Cour suprême, sous le juge Chaudhry, a émis plusieurs jugements qui entravent les plans de l’armée et de ses complices politiques. En mars dernier, lorsque Musharraf a congédié Chaudhry parce qu’il craignait ne pouvoir compter sur le juge en chef de la Cour suprême pour truquer les prochaines élections à son avantage, des manifestations populaires se déclenchèrent et Musharraf subit en fin de compte une défaite humiliante lorsque la Cour suprême ordonna que Chaudhry soit remis à son poste.
Cet automne, pendant plusieurs semaines, un jury de la Cour suprême a reçu des pétitions remettant en cause la légalité de l’élection présidentielle et de la candidature de Musharraf. D’un point de vue légal, c’était une question déjà réglée : la constitution pakistanaise empêche un membre de l’armée, y compris le chef des forces armées, de se présenter comme candidat lors d’élections. Elle interdit aussi clairement le stratagème de Musharraf visant à laisser un parlement national et des assemblées provinciales élus en 2002, dans un scrutin manipulé par l’armée, choisir un président pour un mandat de cinq ans à partir de novembre 2007.
Mais, Musharraf espérait encore qu’en combinant les menaces d’un recours aux mesures d’urgence si son élection présidentielle était jugée anticonstitutionnelle avec une participation dans le rapprochement avec Benazir Bhutto commandité par les Etats-Unis, il pourrait forcer la cour à endosser son élection.
Cependant, Musharraf en est venu à la conclusion ultime que la cour légiférerait contre lui. Dans le milieu de la semaine dernière, la cour a annoncé qu’elle suspendait ses délibérations sur la question jusqu’au 13 novembre, ce qui est seulement deux jours avant que le mandat présidentiel actuel n’expire. Après, la cour est revenue sur sa décision et a indiqué qu’elle pourrait émettre un jugement aussi tôt qu’hier. Conséquemment, Musharraf a pris la décision d’imposer la loi martiale.
Musharraf a commencé sa proclamation des mesures d’urgence en faisant référence à la montée des attaques terroristes et des autres contestations de l’autorité du gouvernement par les groupes islamiques armés – des groupes qui, historiquement, ont été alimentés par l’armée et les services secrets en tant que rempart contre la classe ouvrière et comme instrument dans les manœuvres géopolitiques du Pakistan contre l’Inde.
Mais, ce qui constitue la majeure partie de la proclamation et de la justification de Musharraf pour la loi martiale est l’affirmation selon laquelle « certains membres du système judiciaire travaillent à d’autres fins que la branche exécutive et la branche législative ». La proclamation accuse le pouvoir judiciaire de miner la lutte contre le terrorisme en ordonnant le relâchement de personnes détenues sans accusation et de déstabiliser l’État pakistanais en exerçant un modeste contrôle sur le gouvernement et l’armée.
La proclamation se plaint de « constante interférence » de la cour « dans les fonctions exécutives incluant, entre autres, le contrôle des activités terroristes, la politique économique, le contrôle des prix, les coupures dans les entreprises et la planification urbaine [qui] ont affaibli la portée du gouvernement » et que, suite à l’abus par la cour de son autorité constitutionnelle « la police est devenue complètement démoralisée et a perdu rapidement son efficacité à combattre le terrorisme et les agences du renseignement ont été contrecarrées dans leurs activités et n’ont pu pourchasser les terroristes. »
Ces plaintes ne servent pas seulement à justifier des mesures dictatoriales. Elles constituent un avertissement que le régime de Musharraf a l’intention d’utiliser ses pouvoirs autoritaires pour intensifier l’implantation de politiques économiques néolibérales et d’utiliser la répression étatique pour supprimer l’opposition grandissante au manque de droits démocratiques et aux inégalités sociales.
L’administration Bush et l’élite politique américaine ont, depuis des années, soutenu la dictature de Musharraf. Elles sont, pas moins que le général lui-même, responsables du viol systématique des droits démocratiques du peuple Pakistanais et de la menace de terreur étatique qui plane maintenant sur le Pakistan.
(Article original anglais paru le 5 novembre 2007) wsws.org
Mardi 06 Novembre 2007
Vilani Peiris et Keith Jones
Vent de rébellion dans les forces US
Vent de rébellion dans les forces US

La presse anglo-saxonne bruisse de rumeurs selon lesquelles des officiers de l’US Air Force et des services de renseignement se seraient opposés à une tentative de déclencher une guerre contre l’Iran.
Si ces imputations ne sont pas vérifiables dans le détail pour le moment, il ne fait aucun doute qu’aux États-Unis un vent de rébellion souffle dans les rangs.
Selon Newsweek et l’analyse de Wayne Madsen dans son Wayne Madsen Report, une forte opposition est née chez des cadres de l’Armée de l’air et des services secrets contre la folie belliciste néo-conservatrice.
On peut en conclure qu’une opposition interne a empêché jusqu’à présent que l’administration Bush et le vice-président Dick Cheney en particulier ne commencent une guerre nucléaire au Proche-Orient.
Selon ces informations, différents événements récents sont étroitement liés : l’étrange attaque d’Israël contre une prétendue installation nucléaire syrienne, le vol d’un B-52 armé de bombes nucléaires du Dakota du Nord vers la Louisiane et la menace de guerre du ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner sur laquelle il est revenu plus tard.
Wayne Madsen avait appris par des membres des services secrets états-uniens et étrangers que le bombardier B-52 qui avait transporté le 30 août 6 missiles de croisière dont chacun était armé d’une ogive nucléaire W-80-1 était destiné au Proche-Orient, c’est-à-dire à l’Iran.
« Des membres de l’Armée de l’air, soutenus par des agents des services secrets états-uniens, ont dévoilé avec succès la vraie destination des armes nucléaires et la mission a échoué grâce à l’opposition interne de l’Armée de l’air et des services secrets US. »
Ce que différents médias, comme le Washington Post, décrivaient comme une « défaillance » ou un « effondrement » du système de commande et de contrôle nucléaire d’une ampleur inouïe, était, selon Madsen
« le résultat d’une rébellion de différents membres de l’Armée de l’air et des services secrets contre l’attaque états-unienne de l’Iran dans laquelle il était prévu d’utiliser des armes nucléaires et des armes classiques. »
David Wurmser, conseiller pour le Proche- Orient de Dick Cheney, qui a démissionné récemment, avait, selon Newsweek, déclaré il y a quelques mois devant un groupe de conseillers que Cheney songeait à inciter Israël à attaquer les installations nucléaires iraniennes de Natanz avec des missiles.
Les représailles de l’Iran auraient fourni aux États-Unis des raisons suffisantes pour attaquer massivement l’Iran. « Cependant les plans d’attaque directe d’Israël contre l’Iran ont été modifiés au profit de l’attaque d’une prétendue installation nucléaire syro-irano-nord-coréenne dans le nord de la Syrie. »
Une autre source fournit une explication possible de ce changement :
L’attaque de l’armée israélienne aurait servi avant tout à tester le système antimissile de la Syrie qui lui a été fourni par la Russie.
Apparemment, les chasseurs israéliens n’ont pas réussi à déjouer le système :
le radar les ayant repérés, ils ont dû rebrousser chemin rapidement.
Dans le Times de Londres, l’analyste militaire Eric Margolis a montré que le Project Checkmate (Projet Echec et mat) élaboré par deux douzaines d’officiers de l’Armée de l’air prévoyait une guerre aérienne contre l’Iran.
Selon Madsen, il incluait le contrôle des médias concernant l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord. Le Project Checkmate et l’attaque israélienne auraient constitué le cadre d’une attaque préventive états-unienne contre l’Iran.
Mais « des membres anonymes de l’Air Force en informèrent le Military Times le 5 septembre, un jour avant l’attaque israélienne contre la prétendue installation nucléaire en Syrie et les attaques simultanées états-uniennes contre l’Iran. » Autrement dit, des officiers de haut rang de l’Armée de l’air et des fonctionnaires des services secrets sont intervenus en coulisses et ont tiré la sonnette d’alarme, s’opposant à une clique de va-t-en-guerre ayant manifestement perdu les pédales.
« L’opposition à une attaque est plus consensuelle à Washington que la plupart des gens ne l’imaginent », écrit Newsweek, qui se fonde sur les propos d’agents des services secrets et sur un rapport desdits service, le National Intelligence Estimate, qui paraîtra prochainement.
Ce rapport affirme que « l’Iran ne sera pas capable de construire une bombe nucléaire avant 2010 ou 2015 ».
Et l’analyste militaire Eric Margolis écrit dans le Times que « des sources proches du gouvernement US font état d’une forte opposition à la guerre parmi les officiers supérieurs du Pentagone, les agents de haut rang de la CIA et des fonctionnaires des ministères des Finances et des Affaires étrangères. »
Selon Madsen, outre Dick Cheney, le conseiller à la sécurité nationale Stephen Hadley, des membres de l’équipe du Project
Checkmate, le ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband, le premier ministre israélien Ehoud Olmert, le chef du Likoud Benjamin Netanyahou et le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner étaient au courant.
Ce dernier a, selon Madsen, contribué « à aggraver les tensions avec l’Iran en évoquant la possibilité d’une guerre contre l’Iran. Kouchner est revenu sur sa déclaration après que l’exécution du plan états-unien concernant l’Iran eut été empêchée. »
Dans ce contexte, il est intéressant de relever la manière dont a été présentée la Résolution de la Conférence générale de l’AIEA, qui demande à Israël de soumettre son programme d’armes nucléaires aux contrôles de l’AIEA qui correspondent à ceux que les États-Unis veulent imposer à l’Iran.
Mercredi 07 Novembre 2007
IRIB
Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?
Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?
Des citoyens français intoxiqués par la propagande atlantiste ont été convaincus qu’un génocide se déroulait au Darfour et qu’ils pouvaient sauver des enfants d’une mort certaine. Ils ont financé l’équipée de « l’Arche de Zoé » qui a tenté d’enlever des enfants au Tchad. Étrangement, lorsque la presse s’est emparée de cette affaire, le président Sarközy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles d’accueil abusées, mais des voleurs d’enfants. Pour protéger qui ?par Thierry Meyssan*

La presse française ne manque pas un éditorial pour brocarder le président tchadien Idriss Déby qui a accusé sans retenue l’association humanitaire l’Arche de Zoé d’avoir tenté d’enlever des enfants pour satisfaire des pédophiles et se livrer à un trafic d’organes. Simultanément, elle loue le président français Nicolas Sarközy, qui s’est immédiatement déplacé au Tchad pour faire baisser la tension et rapatrier plusieurs prévenus.
L’ombre de Cécilia
Le Figaro s’est fait l’écho de la colère de la nièce d’un des bénévoles de l’Arche de Zoé incarcéré au Tchad : ce sapeur-pompier aurait été abusé par les dirigeants de l’association qui lui aurait fait croire que l’opération de sauvetage des enfants était patronnée par Cécilia Sarközy .
Mais le quotidien n’indique pas de quelle manière les dirigeants de l’Arche de Zoé avaient pu convaincre les bénévoles d’un tel patronage s’il n’existait pas.
Et si ce patronage était imaginaire, pourquoi le président Sarközy s’est-il cru obligé de monter immédiatement en première ligne ?
Un Sarközy peut en cacher un autre
L’objet social de l’association l’Arche de Zoé est d’« intervenir en faveur des enfants victimes du tsunami du 26 décembre 2004, à Banda Aceh (Sumatra, Indonésie) pour leur permettre de retrouver des conditions de vie décentes par des programmes sanitaires, sociaux et éducatifs ; développer, mettre en œuvre et coordonner des programmes de réhabilitation de l’environnement familial et social de ces enfants ; développer tout programme en adéquation avec les besoins des enfants et de leur environnement de manière à favoriser le retour à l’autonomie, de façon plus générale ; mettre en œuvre toute action permettant de venir en aide aux enfants en difficulté, en détresse ou victimes de catastrophes naturelles ».
Comme ne le laisse pas devenir cet énoncé humanitaire, l’association est une initiative d’un organisme semi-public français, Paris Biotech Santé.
Il a été fondé conjointement par l’Université Paris-V Descartes, l’INSERM, l’École centrale de Paris, et l’ESSEC, et dispose de tous les agréments officiels nécessaires.
Son objet est de soutenir des projets de création d’entreprises dans le domaine du médicament, des dispositifs médicaux et des services aux malades . Paris Biotech Santé gère un immeuble de 3 200 m2, dont 2 500 m2 de laboratoires, à l’hôpital Cochin. Ces installations ont été inaugurées en grande pompe, il y a trois semaines par le maire de Paris (Bertrand Delanoë) et le président de la Région Île-de-France (Jean-Paul Huchon) .
Il résulte de ce montage que la finalité ultime de l’Arche de Zoé est de tester des programmes sanitaires sur des enfants en difficulté dans le tiers-monde en vue de leur développement commercial.
Les liens organiques de l’Arche de Zoé et de Paris Biotech Santé sont attestés par l’avis de création de l’association publiée au Journal officiel de la République française du 2 juillet 2005. Il précise : « Siège social : 23, rue Hallé, 75014 Paris. Courriel : lefebvre.s@parisbiotech.org ».
Au demeurant, Stéphanie Lefebvre, contact légal de l’Arche de Zoé est aussi la directrice adjointe de Paris Biotech Santé.
Contacté par téléphone, Paris Biotech Santé indique que seul son directeur, le professeur Olivier Amedée-Manesme, est habilité à répondre à la presse et que celui-ci n’est pas joignable. C’est dommage car il aurait été en mesure d’indiquer quel avis le Comité d’évaluation de Biotech Santé a émis sur le programme Arche de Zoé. Un Comité d’évaluation où siège le docteur François Sarközy, médecin pédiatre. Contacté à son par téléphone, le secrétariat de François Sarközy nous assure qu’il transmet notre question et nous rappelera.
François Sarközy est politiquement proche de son frère aîné, le président Nicolas Sarközy, au point que celui-ci, lorsqu’il était maire de Neuilly et ministrede l’Intérieur, l’avait fait nommer médiateur dans le conflit social de l’hôpital américain de Neuilly .
Le Figaro le présentait au lendemain de l’élection présidentielle comme l’une des 100 personnalités qui compteraient désormais « au coeur de la future équipe de France ». Le média sarközyste (excusez le pléonasme) précisait : « Ce pédiatre de 48 ans, vice-président du Conseil de surveillance d’une société de biopharmaceutique, s’est beaucoup rapproché de son grand frère Nicolas lors de la campagne, notamment à l’occasion de séjours brefs mais studieux dans la maison de François, en Provence. » De son côté, Le Nouvel Observateur indique : « Autant Nicolas Sarkozy entretient des relations orageuses avec son frère aîné Guillaume, un temps vice-président du Medef, autant il se sent proche de François, un pédiatre devenu manager. C’est chez lui que Sarkozy a reçu ses amis, le soir de son discours “fondateur” du 14 janvier, et c’est dans sa maison du Midi qu’il s’est parfois réfugié pendant la campagne. » . Le Monde note : « Le frère cadet de M. Sarkozy a été beaucoup vu au cours de la campagne. C’est chez lui, dans sa maison des Alpilles, que l’ex-ministre a passé de nombreux week-ends ces derniers mois. En l’absence de Mme Sarkozy – qui n’a été officiellement présente au côté de son mari que le 14 janvier et le 22 avril, et enfin dimanche 6 mai sur le podium dressé place de la Concorde, à Paris, au soir de la victoire -, il a symbolisé une présence familiale autour du candidat. Interrogé un jour sur le sens de sa présence, François Sarkozy, soucieux de lever toute ambiguïté, avait précisé : “Je ne le soutiens pas, je l’accompagne”. »
François Sarközy est aussi une personnalité influente des médias. Ainsi Libération lui a attribué un rôle dans l’éviction de Robert Namias de la direction de TF1 au lendemain de l’élection présidentielle .
À la rubrique « François SARKÖZY de NAGY-BOCSA », le Who’s Who in France indique : « Interne des Hôpitaux de Paris en pédiatrie (1983-85 et 1987-89), Assistant au laboratoire de physiologie respiratoire de l’hôpital Trousseau à Paris (1989-90) ; aux laboratoires Roussel-Uclaf : Chef de projet international pour les antibiotiques (1990-93), Directeur du développement clinique international (1994-95), Responsable du développement international (1995) ; au groupe Hoechst Marion Roussel : Vice-président, Directeur de la gestion du portefeuille et des projets en développement international à Bridgewater (États-Unis) (1996-98), Directeur médical et pharmaceutique pour la France (1998-99) ; Président-directeur général du Centre international de toxicologie (1998-99) ; Directeur médical pour la France à Aventis (1999-2000), Associé du Cabinet de conseil en stratégie et en organisation devenu AEC Partners (depuis 2001), Président d’AEC Partners Inc. (depuis 2006) ; Vice-président, Membre du conseil de surveillance de BioAlliance Pharma (depuis 2005) »
Bio Alliance Pharma termine ses expérimentations humaines pour le lancement de médicaments luttant contre des maladies opportunistes du cancer et du HIV, Loramyc, Lauriad et Transdrug .
Le monde étant petit, en 2006, le principal client de François Sarközy à AEC Partners est le syndicat français de l’industrie pharmaceutique (LEEM), lequel emploie aussi Stéphanie Lefebvre de Paris Biotech Santé et de l’Arche de Zoé, via LEEM-Recherche.
Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
Mardi 06 Novembre 2007
Interpol’s decision time on ‘Iranian’ bombing
Interpol’s decision time on ‘Iranian’ bombing
This week, Interpol’s general assembly is meeting in Marrakesh, Morocco, to consider Iranian lobbying against “red notices” being issued against five prominent Iranian nationals, including former president Hashemi Rafsanjani, requested by Argentina for their alleged role in the 1994 bombing of a Jewish community center in Buenos Aires that killed 85 people.
Interpol, the international police agency, issues “red notices” when a person is wanted for extradition. It is the equivalent of being on a wanted list; in this case Argentina wants to issue arrest warrants.
Yet close scrutiny of the case put forward by the Argentine prosecutor against Iran reveals serious contradictions, flaws and overt signs of external influences, warranting Interpol’s rejection of Argentina’s request.
At a delicate time in the US-Iran standoff over both Iraq and Tehran’s nuclear program, and with Israel and the US seeking to isolate Iran and put maximum external pressure on the country, Interpol’s decision bears heavily on the combined anti-Iran diplomacy of Washington and Tel Aviv.
That is why US officials, as well as ardent pro-Israel members of the US Congress, have spared no efforts in pressuring Interpol to reject Iran’s appeal at the three-day meeting that began on Monday.
According to Miguel Bronfman, an Argentine lawyer privy to a recent US delegation to Buenos Aires, “The Americans clearly want to accuse Iran.” So much is clear in a letter to Interpol written by Democrat Congressman Tom Lantos and Republican Congresswoman Ileana Ros-Lehtinen, urging Interpol to issue the red notices for the five Iranians and one Lebanese sought by Argentina. Both of these Congress members are on record as being enthusiastic sponsors of various anti-Iran initiatives in the US legislature.
Alberto Nisman, Argentina’s lead prosecutor in the case, has told the press, “We are going to Morocco with our truth and we are going to explain why these persons are being sought, as simple as that.”
But the political intention behind the red notices could be to embarrass Iran and to undermine its role and influence in the international community. Rafsanjani holds key positions in the Islamic Republic today, including chairmanship of powerful clerical body, the Assembly of Experts. Former foreign minister Ali Akbar Valayti, also on the list, is a co-chair of a powerful council on Iran’s foreign relations. Others wanted include former Iranian intelligence chief Ali Fallahian and the former leader of the elite Iranian Revolutionary Guards Corps, Mohsen Rezaei.
Doubts over Argentina’s case
The case presented against Iran to Interpol has weaknesses. Consider the following:
- This is the third time Argentina has sought red notices against high-ranking Iranian nationals, although the list is gradually getting shorter, from 12 to eight and now to five. In October 2004, Interpol’s executive committee ordered the cancelation of red notices, a decision subsequently confirmed and adopted by the organization’s general assembly in September 2005, which directed the general secretariat to cancel the suspended red notices and clearly stated: “It is not necessary for the matter to be further referred to the general assembly.”
- Yet, under political pressure at home and abroad, the Argentine judiciary, lambasted by its own Supreme Court for a shoddy investigation rife with tampering with and fabricating evidence, has ignored Interpol’s constitution and sought to have the notices reissued. Article 3 of Interpol’s constitution provides that it is strictly forbidden for the organization to undertake any intervention or activities of a political character.
- From the point of view of international law and various articles of Interpol’s constitution, consideration of any case already closed by a competent authority may not be resumed, unless new substantial facts, documents or evidence are found . Yet the only thing new about Argentina’s case is the face of the prosecutor, who has yet to offer any additional evidence that would corroborate their allegations against Iran. Argentine prosecutors allege Iranian officials orchestrated the bombing.
This lack of new evidence is confirmed in a recent interview with former prosecutor Jose Galeano, admitting that the warrants against the Iranians are “based on the same investigations” done at the time he was in charge of this case. Legally then, in the absence of even new “circumstantial evidence” implicating Iran in the bombing, which it condemned the very next day, Argentina should be barred from seeking the red notices.
- Prosecutor Nisman in his report to Interpol’s consultation meeting, organized by its secretary general, dated January 22, 2007, stated that Argentina wanted to issue arrest warrants in order to hear preliminary statements from the individuals named – in other words, to fish for evidence. It is surely wholly
disproportionate to issue international warrants to apprehend and detain Iranian nationals in foreign jurisdictions when what is sought is the return of the individuals concerned to a state with which they have no connection (Argentina) for the purpose of questioning.
- The Argentine judiciary put on trial 22 Argentine nationals (including 15 members of the police and security apparatus) in connection with the bombing, and all were found not guilty on February 27, 2000. Galeano later filed charges against 22 Argentines in connection with the bombing and their trial before the Federal Oral Court concluded in September 2004 with acquittals of all defendants. Despite over 90 weeks of hearings, no evidence was ever produced implicating Iran in general or Iranian nationals in the attack. The Argentine High Court subsequently admonished the prosecutors for their “irregular” investigations and mishandling of the case, and Galeano was removed and subsequently dismissed from office for irregularities in this trial.
- Iran’s ambassador to Argentina at the time of the bombing, Hadi Soleymanpour, was detained in 2003 in London pursuant to a request by Argentina. After lengthy and thorough examination of documents presented by the Argentine judicial system, British authorities found the accusation, as well as all submitted documents, to be null and void, and they therefore ordered his release. Yet, despite the British court’s finding of the absence of any apparent case against Soleymanpour, the Argentine prosecutors kept up with their warrant against him.
Argentina’s case built up by Iranian ‘dissidents’
What is most troubling about Argentina’s case against Iran is that almost all of it is built around statements and evidence offered by Iranian dissident groups, which have a vested interest in implicating Iran in the atrocity.
A case in point: initially, Iranian dissident groups alleged that the bombing was carried out by four Iranians, three of whom were alleged to have been in Argentina. Despite the absence of evidence to substantiate these allegations, in August 1994 Galeano issued arrest warrants against them, Yet, in 2003, Galeano withdrew the warrants against those three as he was forced to accept on the basis of enquiries that not one of them was even in Argentina at the time of the explosion. Indeed one of them had left Argentina in 1988 and had not returned since.
Despite the clear non-involvement of these three Iranians, it took nine years for an Argentine judge to revoke the warrants against them. It took another three years for another judge to revoke the warrant against the fourth.
Yet in August 2003, without offering any further evidence, Galeano issued warrants against another eight Iranian diplomats (including Soleymanpour). After Galeano’s removal, his replacement, Rodolfo Corral, persisted with his requests to Interpol for red notices against the accused Iranians. Again, he did not provide any new evidence against them.
Perhaps the biggest flaw of the Argentine case against the government of Iran is that it relies heavily on the statements and evidence presented by the Iraq-based opposition group known as Mujahideen-e-Khalq, presently courted by the US military. Some of its leaders are, incidentally, on the most-wanted list of Interpol in connection with their complicity in Saddam Hussein’s atrocities against Iraqi Kurds and Shi’ites immediately after the 1991 Gulf war.
Against this background, it is up to Interpol’s 186-member general assembly to prove that it is immune from political pressures from without, otherwise its international prestige and legitimacy will seriously suffer.
Kaveh L Afrasiabi, PhD, is the author of After Khomeini: New Directions in Iran’s Foreign Policy (Westview Press) and co-author of “Negotiating Iran’s Nuclear Populism”, Brown Journal of World Affairs, Volume XII, Issue 2, Summer 2005, with Mustafa Kibaroglu. He also wrote “Keeping Iran’s nuclear potential latent”, Harvard International Review, and is author of Iran’s Nuclear Program: Debating Facts Versus Fiction.
China: The dollar is “losing its status as the world currency´´
China: The dollar is “losing its status as the world currency´´
The dollar slumped to a record low against the euro after Chinese officials signaled plans to diversify the nation’s $1.43 trillion of foreign-exchange reserves in response to a falling U.S. currency.
The dollar fell against all 16 of the most-active currencies, declining to the weakest versus the Canadian dollar since the end of a fixed exchange rate in 1950, a 26-year low against the pound and a 23-year low versus the Australian dollar.
Nov. 7 (Bloomberg)
The dollar slumped to a record low against the euro after Chinese officials signaled plans to diversify the nation’s $1.43 trillion of foreign-exchange reserves in response to a falling U.S. currency.
“We will favor stronger currencies over weaker ones, and will readjust accordingly, Cheng Siwei, vice chairman of China’s National People’s Congress, told a conference in Beijing. The dollar is “losing its status as the world currency, Xu Jian, a central bank vice director, said at the same meeting.
The dollar fell against all 16 of the most-active currencies, declining to the weakest versus the Canadian dollar since the end of a fixed exchange rate in 1950, a 26-year low against the pound and a 23-year low versus the Australian dollar.
“We’re likely to see further pressure on the dollar, said Thomas Harr, senior foreign exchange strategist in Singapore at Standard Chartered Plc, a U.K. bank that makes most of its profit in Asia. “The potential for diversification is quite big.
The U.S. currency slumped to $1.4666 per euro, the lowest since the 13-nation currency debuted in January 1999, before trading at $1.4656 as of 9:05 a.m. in London, from $1.4557 late yesterday. The dollar traded as low as 113.69 yen, the lowest since Oct. 22. The euro was little changed at 166.80 yen.
The dollar fell to an all-time low against the synthetic euro, a theoretical value that estimates where the currency would have traded before its inception. The prior record was $1.4557 set in 1992.
The U.S. currency may fall to $1.50 against the euro, Harr said.
China’s Reserves
Chinese investors have reduced their holdings of U.S. Treasuries by 5 percent to $400 billion in the five months to August. China Investment Corp., which manages the nation’s $200 billion sovereign wealth fund, said last month it may get more of the nation’s reserves to invest to improve returns.
U.S. 10-year Treasury notes rose today on speculation a two- day increase in yields will lure investors to buy them at a $13 billion sale of the securities today.
“The world’s currency structure has changed; the dollar is losing its status as the world currency,” Xu from the People’s Bank of China said at the conference. Cheng, speaking to reporters after his speech, said his comments don’t mean China will buy more euros.
“Cheng has a history of speaking out on a range of financial market and economic developments, and his comments are not always accurate,” said Glenn Maguire, chief Asia economist at Societe Generale SA in Hong Kong.
Cheng’s remarks on Jan. 30 that China’s stock rally was a “bubble” caused the benchmark index to fall the most in almost two years on Jan. 31. The Shanghai and Shenzhen 300 Index, then over 2,500 points, has since climbed above 5,300.
ECB
Gains in the euro may be limited by speculation European economic growth may slow, reducing the need for higher interest rates.
The European Central Bank will keep its key rate at 4 percent tomorrow, according to all 61 economists surveyed by Bloomberg News. Data yesterday showed manufacturing orders in Germany fell more than expected in September.
“There is a European industrial complex which is now suffering from the euro being at such super expensive levels, said Peter Pontikis, treasury strategist at Suncorp-Metway Ltd. in Melbourne. “The data all suggest you’ll get a real slowdown. I’d be against the possibility of a rate hike.
Europe’s single currency will trade at $1.43 versus the dollar by year-end, according to the median forecast of 42 analysts and brokerages surveyed by Bloomberg News.
Commodities Prices
The dollar’s decline helped drive the price of crude oil to a record $98 a barrel and gold to a 27-year high, encouraging investors to buy assets in commodity-producing nations.
Commodity currencies led the gains in currencies today. The pound rose to $2.0955, the highest since May 1981. The Canadian dollar advanced to $1.1010. The Australian dollar gained to 93.89 U.S. cents, the highest since April 1984, from 92.87 U.S. cents. The rand rose to 6.4490 per dollar, the highest since May 2006.
The dollar’s 9.8 percent drop against the euro this year boosted the competitiveness of U.S. exports, helping shrink the nation’s trade deficit to $57.6 billion in August, the smallest since January.
French President Nicolas Sarkozy yesterday brought his concerns to the U.S., saying “you don’t need too weak a dollar” to spur growth in the world’s largest economy.
“This is an asset story and shows sentiment for the dollar continues to be quite negative,” said David Forrester, currency economist at Barclays Capital in Singapore.
The Australian dollar gained after the country’s central bank raised its benchmark borrowing cost to 6.75 percent today. Governor Glenn Stevens, announcing today’s quarter-point rate increase, said inflation will exceed his target.
Dollar Depreciation
The dollar fell against the Norwegian krone as traders added to bets Norway’s central bank will increase its 5 percent deposit rate. It declined to 5.3011 kroner, from 5.3474. The dollar also fell as losses from subprime-mortgage defaults added to pressure on the Federal Reserve to lower its target for the overnight lending rate between banks to 4.25 percent next month.
“The interest-rate outlook is dragging down the dollar against major currencies such as the euro and the Australian dollar, said Seiichiro Muta, director of foreign exchange in Tokyo at UBS AG, the world’s second-largest currency trader. “I cannot see the bottom of the dollar depreciation yet.
Subprime Loans
Interest-rate futures traded on the Chicago Board of Trade show a 62 percent chance of a quarter-percentage point Fed rate cut on Dec. 11, compared with 6 percent a month ago. Citigroup Inc. may write down an additional $2.7 billion worth of subprime- related assets, CreditSights Inc. said yesterday.
New Zealand’s dollar rose to 78.38 U.S. cents from 78 U.S. cents on speculation a report tomorrow will show the unemployment rate remained at a record low, boosting the chance of another increase to the country’s record 8.25 percent benchmark interest rate.
“The dollar is weak against a host of currencies, including the euro, the pound and the Australian dollar, said Mitsuru Sahara, senior currency sales manager at Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ Ltd., a unit of Japan’s biggest publicly traded lender. “We can’t tell how much money banks will lose on subprime loans. The Fed is likely to cut rates again before the end of the year.
6 Soldiers Killed as 2007 Becomes Deadliest Year in Iraq for US Military
2007 is deadliest year for US in Iraq
By LAUREN FRAYER,
Associated Press Writer
BAGHDAD – The U.S. military on Tuesday announced the deaths of five more soldiers, making 2007 the deadliest year for U.S. troops despite a recent downturn, according to an Associated Press count.At least 852 American military personnel have died in Iraq so far this year — the highest annual toll since the war began in March 2003, according to AP figures. The grim milestone passed despite a sharp drop in U.S. and Iraqi deaths here in recent months, after a 30,000-strong U.S. force buildup. There were 39 deaths in October, compared to 65 in September and 84 in August.
Five U.S. soldiers were killed Monday in two separate roadside bomb attacks, said Rear Adm. Gregory Smith, director of the Multi-National Force-Iraq’s communications division.
“We lost five soldiers yesterday in two unfortunate incidents, both involving IEDs,” Smith told reporters in Baghdad’s heavily-guarded Green Zone.
Some 850 troops died in 2004, mostly in larger, more conventional battles like the campaign to cleanse Fallujah of Sunni militants in November, and U.S. clashes with Shiite militiamen in the sect’s holy city of Najaf in August.
But the American military in Iraq reached its highest troop levels in Iraq this year — 165,000. Moreover, the military’s decision to send soldiers out of large bases and into Iraqi communities means more troops have seen more “contact with enemy forces” than ever before, said Maj. Winfield Danielson, a U.S. military spokesman in Baghdad.
“It’s due to the troop surge, which allowed us to go into areas that were previously safe havens for insurgents,” Danielson told the AP on Sunday. “Having more soldiers, and having them out in the communities, certainly contributes to our casualties.”
Meanwhile, the U.S. said it planned to release nine Iranian prisoners in the coming days, including two captured when U.S. troops stormed an Iranian government office in Irbil last January. The office was shut after the raid, but it reopened as an Iranian consulate on Tuesday, Iraqi and Iranian officials said.
A military spokesman said Iran appears to have kept its promise to stop the flow into Iraq of bomb-making materials and other weaponry that Washington says has inflamed insurgent violence and caused many American troop casualties.
Defense Secretary Robert Gates said last week that Iran had made such assurances to the Iraqi government.
“It’s our best judgment that these particular EFPs … in recent large cache finds do not appear to have arrived here in Iraq after those pledges were made,” Rear Adm. Gregory Smith, director of the Multi-National Force-Iraq’s communications division, told reporters Tuesday.
Among the weapons Washington has accused Iran of supplying to Iraqi insurgents are EFPs, or explosively formed projectiles. They fire a slug of molten metal capable of penetrating even the most heavily armored military vehicles, and thus are more deadly than other roadside bombs.
The No. 2 U.S. commander in Iraq, Lt. Gen. Ray Odierno, said last week that there had been a sharp decline in the number of EFPs found in Iraq in the last three months. At the time, he and Gates both said it was too early to tell whether the trend would hold, and whether it could be attributed to action by Iranian authorities. Iran publicly denies that it has sent weapons to Shiite militias in Iraq.
Also Tuesday, the U.S. military said Iraqi troops had discovered 22 bodies in a mass grave northwest of Baghdad over the weekend. The bodies were found during a joint operation Saturday. It was the second mass grave found in the area in less than a month.
After the discovery, U.S. and Iraqi forces launched an operation Sunday, including ground raids and air assaults targeting al-Qaida in the area, the U.S. statement said.
About 30 suspects were detained, it said. Two car bomb facilities and a number of weapons caches also were found, it added.
Iraqi officials were trying to identify the bodies and notify families.
http://news.yahoo.com/s/ap/20071106/ap_on_re_mi_ea/iraq
6 Soldiers Killed as 2007 Becomes Deadliest Year in Iraq for US Military
By VOA News
06 November 2007U.S. Army soldiers prepare to search an automotive yard in Mosul, 360 kilometers (225 miles) northwest of Baghdad, Iraq on Tuesday, 06 Nov. 2007
The U.S. military has announced the deaths of five soldiers and one sailor in Iraq, making 2007 the deadliest year for the U.S. military in Iraq since the war started in 2003. The deaths happened Monday. More than 850 U.S. military personnel have died in Iraq this year.The U.S. military says four of the soldiers were killed in an explosion near their vehicle in Kirkuk, while the fifth solider died in combat operations in al Anbar. The sailor died from injuries sustained in an explosion in Salah ad Din province.
In other news, the U.S. military says it soon will release nine Iranians detained in Iraq who pose no further threat to Iraqi security. A military spokesman, Rear Admiral Gregory Smith, said Tuesday two of those being released were detained in Irbil in January, while the others were taken into custody at various other times.
Also, Iran opened a consulate in Irbil Tuesday, in the building that U.S. forces raided in January.
In other developments, the U.S. military says Iraqi and coalition forces discovered a mass grave Saturday with 22 bodies in the Lake Thar Thar region. The military says officials are trying to determine the identities and causes of death, so that their families can be notified.
Also, the U.S. military says coalition forces killed eight terrorists and detained 10 suspects in operations Tuesday to disrupt terrorist networks in central and northern Iraq. It also announced that an Iraqi-led joint raid last week in Tikrit netted 39 suspects and led to the discovery of a torture cell, a mobile hospital, vehicle-borne bombs, rocket-propelled grenades, machine guns and a Katyusha rocket.
