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Le ministre iranien du Pétrole signe un accord avec le géant gazier russe « Gazprom »

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Le ministre iranien du Pétrole signe un accord avec le géant gazier russe « Gazprom »

21 Février 2008

Le président du géant gazier russe Gazprom a obtenu mardi une entrée de son groupe dans le projet gazier de Pars Sud, sur lequel le groupe français Total est en difficulté, lors d’une rencontre en Iran avec le ministre iranien du Pétrole Gholam Hossein Nozari, a annoncé Gazprom.

“Les deux parties se sont mises d’accord sur l’exploitation conjointe de deux ou trois blocs du gisement Pars Sud”, selon le communiqué de Gazprom publié à Moscou.

“Dans les négociations d’aujourd’hui, l’accord a été presque finalisé pour le développement de deux phases de South Pars, le développement de champs pétroliers et la création d’une société commune entre l’Iran et Gazprom”, a déclaré M. Nozari.

Il a ajouté que “des groupes de travail ont été crée pour finaliser ces négociations dans un délai de deux mois”.

Total est engagé depuis des années dans des négociations sur l’exploitation de la phase 11 du champ gazier de Pars Sud. Mais M. Nozari a évoqué en décembre dernier la participation d’autres sociétés au projet.

Moscou et Téhéran se sont également accordés sur “la participation de Gazprom Neft, une filiale pétrolière de Gazprom, à l’exploitation de pétrole en Iran”, ajoute Gazprom.

Le gisement de gaz de Pars-Sud est situé dans la partie centrale du golfe Persique à 100 km des côtes iraniennes et ses réserves sont estimées à 12 600 milliards de mètres cubes de gaz.

Après la Russie, l’Iran possède les gisements de gaz les plus importants du monde qui sont estimés à 24 000 milliards de mètres cubes, soit 16% des réserves mondiales. Près de la moitié des réserves iraniennes sont concentrées dans des gisements offshores du golfe Persique.

Les médias russes évoquent par ailleurs la possible création cet été d’une “Opep du gaz” sur la base du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG). Ce sujet avait d’ores abordé en avril 2007 lors du forum de Doha au Qatar.

L’idée d’une « Opep du gaz » est apparue à l’été 2006 avec la signature d’une alliance entre la compagnie russe Gazprom et Sonatrach, deux des principaux fournisseurs de gaz de l’Europe.

Elle a été relancée, début février 2007, par le président russe Vladimir Poutine, qui l’a jugée “intéressante”. L’hypothèse d’un cartel qui pèserait sur les prix et les approvisionnements inquiète néanmoins l’Europe, qui importe plus de la moitié de son gaz.

Actuellement, l’idée est avant tout défendue par Téhéran, qui possède les deuxièmes réserves mondiales de gaz. L’organisation rassemblerait l’Algérie, le Qatar, l’Iran, la Russie et le Venezuela.

L’Iran va signer des contrats avec Shell, Total et l’espagnol Repsol pour développer des projets dans l’immense gisement de gaz de Pars-Sud, dans les eaux du Golfe persique , avait ainsi annoncé fin février 2006 un responsable iranien.

“Les contrats seront probablement signés” dans les prochains jours, avait alors déclaré Akbar Torkan, le directeur général de la compagnie publique Pars Oil and Gas Company (POGC), en charge du champ pétrolier.

Les contrats alors en cours de signature concernaient les phases 11 et 13 du gisement et étaient destinés à la production de gaz naturel liquéfié (GNL) pour l’export. Total était prévu pour travailler sur la phase 11, avec un projet appelé Pars GNL, tandis que Shell et Repsol devaient travailler sur la phase 13, avec un projet appelé Persian GNL. Les compagnies devaient collaborer avec la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC). L’investissement pour chaque phase était alors estimé à entre 1.2 et 1.5 milliard de dollars.

Mais en septembre 2007, l’Iran avait annoncé vouloir “reconsidérer” un très important projet gazier avec Total portant sur une usine de liquéfaction de gaz à Pars Sud.

Les propos pour le moins “agressifs ” de la France envers l’Iran avaient été dénoncé par Téhéran.

Le projet portant sur plusieurs milliards de dollars doit “être reconsidéré”, avait alors assuré Gholam Hossein Nozari, ministre iranien du pétrole, expliquant que les prix que Total souhaitait pratiquer pour la vente du GNL (gaz naturel liquéfié) qui sortira de l’usine sont trop élevés. Les prix proposés à Téhéran par Total vont forcer l’Iran “à étudier la faisabilité d’un nouveau plan”, avait-t-il ajouté, selon le Financial Times.

Toujours selon le Financial Times, le ministre iranien avait également remis en cause une des clauses prévue dans le projet, selon laquelle Total récupérerait pour lui-même 5 millions de tonnes de GNL. Ceux-ci “doivent être remis sur le marché” et ne pas aller au pétrolier français, avait estimé le ministre.

http://www2.irna.ir/

Written by eldib

February 20, 2008 at 11:05 pm

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