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Dépôt de bilan de Martinsa Fadesa : leader de la promotion immobilière en Espagne

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Dépôt de bilan de Martinsa Fadesa :

leader de la promotion immobilière en Espagne

 

 

La crise immobilière a fait sa première gosse victime en Espagne, le promoteur Martinsa-Fadesa s’est placé en Cessation de paiements, faute d’avoir pu obtenir un prêt de 150 millions d’euros. C’est le 1er grand groupe immobilier à se mettre ainsi sous la protection de la loi depuis le retournement du marché de l’immobilier espagnol.

C’est le plus gros promoteur en Espagne, c’est aussi un groupe immobilier qui travaille beaucoup à l’international, aussi bien en France qu’en Grande-Bretagne, au Portugal, en Irlande ou au Maroc, et c’est surtout la première tres grosse victime du retournement du marché de l’immobilier espagnol ;

depuis la nuit dernière, le groupe Martinsa-Fadesa est donc en cessation de paiements, c-a-d qu’il s’est mis sous la protection de la loi, pour ne pas disparaître complètement.

C’est la victime la plus emblématique de cette crise immobilière qui touche l’Espagne, Martinsa-Fadesa est le plus grand promoteur immobilier du pays. L’entreprise suspend ses activités avec une dette de 5 milliards d’euros, Martinsa-Fadesa expliquait qu’elle arrêtait ses activités « Officiellement pour garantir la continuité de son activité, et faire face aux graves problèmes de trésorerie causés par le refus de l’institut du crédit officiel et différentes banques, d’accorder un prêt de 150 millions d’euros », une goutte d’eau nécessaire pour financer les 4 milliards d’euros de dettes déjà renégociés il y a 2 mois.

Martinsa-Fadesa, ce sont 173.000 logements, près de 30 millions de mètres carrés au sol, des travaux en marche pour plus de 3 millions d’euros. Avec l’appui de l’administration, elle devrait revendre ses actifs pour faire face à la dette, c’est la preuve que la bulle immobilière en Espagne a bien implosé.

Pour la ministre du logement Mme Beatriz Corredor, c’est une très mauvaise nouvelle. Le président de l’association des promoteurs de Madrid, qui n’écarte pas que d’autres entreprises immobilières soient obligées de mettre la clé sous la porte, a demandé au gouvernement de prendre des mesures économiques, immédiates, urgentes pour sauver le secteur. Pour les investisseurs, la suspension de paiements de Martinsa-Fadesa, laisse augurer que la crise n’a pas fini de toucher l’Espagne, la bourse ce matin est à son plus bas niveau depuis deux ans.

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Écrasé par une dette de 4 milliards d’euros, le conseil d’administration du groupe immobilier espagnol, s’est déclaré en cessation de paiement.

Martinsa Fadesa est la première grande victime en Europe des crises du crédit et du secteur immobilier, venues tout droit des Etats Unis. Cotée à la bourse de Madrid, l’action Martinsa- Fadesa avait été suspendue hier. Vendredi,les rumeurs de banqueroute avait fait plonger le titre de près de 25%. La société attendait hier un prêt de quelque 150 millions d’euros, une somme qui aurait permis de débuter son refinancement, mais l’argent n’est finalement jamais arrivé créant cette situation sans précédent.

Martinsa-Fadesa emploie 880 personnes et envisage de se défaire d’un tiers de son personnel selon les médias espagnols.

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Le groupe immobilier Martinsa-Fadesa en cessation de paiement

L’espagnol Martinsa-Fadesa demande une cessation de paiement suite à l’impossibilité de refinancer 4 milliards euros de dette.

 

Le groupe immobilier espagnol Martinsa-Fadesa s’est déclaré en cessation de paiement. Le conseil d’administration du groupe, réuni lundi soir, a décidé de “présenter une demande de cessation de paiement pour éviter une aggravation de la crise qui pourrait devenir irréversible et avoir des graves répercussions sur ces créanciers et sur l’intérêt de tous ses actionnaires”.

Martinsa-Fadesa avait annoncé le 7 mai avoir trouvé en plusieurs étapes un accord de refinancement pour 4 milliards d’euros de dette, décalant le paiement final à 2011. Cet accord était conditionné au fait que le groupe obtienne un prêt de 150 millions d’euros avant le 7 juillet. “En dépit des innombrables efforts” de Martinsa-Fadesa “et de ses actionnaires”, l’obtention du prêt de 150 millions d’euros a été impossible, et le groupe se trouve confronté à “un manque de trésorerie pour faire face aux créances imminentes”.

C’est le premier grand groupe immobilier à se placer sous la protection de la loi depuis le début du retournement du marché immobilier espagnol en 2008. Retournement auquel s’ajoute la crise financière qui rend difficile l’accès au financement pour ces entreprises. Après des années de très forte demande, et d’envolée des prix, alimentée par un taux d’intérêt bas, la pierre espagnole est entrain de s’effondrer avec des ventes en chute libre.

Le groupe dispose d’actifs immobiliers d’une valeur de 10,8 milliards d’euros et emploie 880 personnes. Il envisagerait de se défaire d’une partie de ses employés. Avant la suspension de la cotation hier en raison “de circonstances qui perturbent le fonctionnement normal du marché, Martinsa-Fadesa chutait de 24,74% à 7,3 euros. Depuis vendredi, le titre a perdu près de la moitié de sa valeur.

 

latribune.fr

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July 16, 2008 at 2:14 pm

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Après la chute du Traité de Lisbonne, celle de l’Union monétaire ?

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Après la chute du Traité de Lisbonne, celle de l’Union monétaire ?

 

 

Ambrose Evans-Pritchard du Daily Telegraph déclare que la crise économique a été la raison majeure de l’échec du Traité de Lisbonne et affirme que le prochain domino qui tombera pourrait bien être le système monétaire européen.

 

Contrairement à Helga Zepp LaRouche qui appelle non seulement à l’abolition du nouvel Etat européen fasciste et de la Banque centrale européenne, mais aussi à la mise en place d’un nouveau système de Bretton Woods basé sur le crédit public, Pritchard ne propose aucune alternative.

Il écrit que la manœuvre consistant à essayer d’ignorer le « non » irlandais a échoué « lorsque les Tchèques et le Polonais refusèrent d’attaquer l’Irlande, ou, dit autrement, lorsqu’ils insistèrent pour soutenir la Convention de Vienne sur le droit des traités, contrairement à notre gouvernement peu courageux. »

Les déclarations de Pritchard soulignent une fois encore ce que LaRouche pointait du doigt début juin, à savoir qu’il parle au nom d’une faction de l’oligarchie britannique qui ne veut pas assujettir la Grande-Bretagne aux chaînes du Traité de Lisbonne, mais tente de mener la danse en dehors du cadre de la dictature.

Pritchard écrit que la bulle immobilière « a laissé l’Irlande avec un endettement des ménages effrayant, à hauteur de 176% du PIB. Le pays fait maintenant face à un quadruple choc : une contraction de crédit, une hausse des taux d’intérêts depuis Francfort, un plongeon de la livre sterling et du dollar, et un net ralentissement de ses exportations sur les marchés anglo-saxons. »

Il déclare ensuite que l’appel du ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeir, pour que l’Irlande « sorte » de l’UE est une « invitation pour les hedge Funds à jouer à la baisse les Bonds du trésor émis par les Etats Club Med de l’UME. »

Pritchard conclue que les Allemands et d’autres comptaient sur la ratification du Traité de Lisbonne comme condition nécessaire à la viabilité de l’UME, car elle « signifie, de facto, un ministère du trésor européen, un système de salaires unifié et la perspective d’un regroupement des dettes et des retraites.Rien de tout cela n’existe. Et ça n’existera pas, de toute façon. Les élites vont devoir faire face à la grande tempête sur l’Euro de 2008-2009, avec les outils limités qu’ils ont, en essayant de colmater la brèche économique entre le nord et le sud, du mieux qu’ils le peuvent. Good Luck. Viel Glück. »

 


http://www.solidariteetprogres.org

 

Written by eldib

June 26, 2008 at 7:37 pm

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What is wrong with Egypt?

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What is wrong with Egypt?

 

 

Not since the downfall of the British puppet King Faruq in 1952 has the Egyptian national will been so shamefully subservient to a foreign power, namely the United States, whose politics and policies are tightly controlled by Zionist Jews.

Today, Egypt, which could have become an African or Middle Eastern economic tiger, is facing a hard time feeding its nearly 80 million citizens. Last month, several people were killed while standing in long queues waiting their turn to buy bread, the main staple for most Egyptians.

Economically, inflation has reached an all time high, with Egyptian civil servants barely able to make ends meet. Some, probably many, Egyptians are forced to “eke out” some extra pounds to remain afloat, mainly through bribery and other forms of corruption.

This bleak reality has forced thousands of skilled and highly-educated Egyptians to leave the country in order to seek a dignified life abroad, mainly in oil-rich Arab countries or in the West.

Fifty years ago, Egypt and South Korea were more or less at the same socio-economic level. However, while the latter succeeded in becoming an industrial and economic giant, the former is still languishing in poverty, perennially awaiting grain shipments from abroad, especially from the US.

One doesn’t have to be a great authority in economics to understand the reasons for Egypt’s failure and enduring backwardness.

Egypt, since the Camp David Accords in the late 1970s, effectively lost its free will to the United States and therefore to Israel. Indeed, instead of aspiring to make Egypt the “China” or “India” or even “Malaysia” of the Arab world, the Egyptian regime opted to surrender Egypt’s national will to the U.S., all in order to maintain its own power!

Egypt is not a country without resources, or indeed, without brains. However, for brains to function properly, they need a free environment. Brains simply can’t function in an environment dominated by despotism, tyranny and authoritarianism. Dictatorship can only produce human robots that obey orders, but don’t think.

Unfortunately, Egypt is still among the most authoritarian states in the contemporary world. People are arrested and tortured for their conscience and thought. Political opponents spend more time in the regime’s dungeons than they do with their families, and voters deemed “non-conformists” are beaten savagely for daring to exercise their democratic rights.

Unfortunately, this is done while America, which doesn’t stop boasting about their own First Amendment and civil liberties, keeps babbling about “making progress” toward democracy in the Arab world.

Militarily, Egypt’s will to create a deterrent force in the face of Israel’s huge nuclear arsenal has long been strangled by brazen American intervention.

This is really scandalous especially given the unending statements from Israeli leaders that Egypt, not Iran, is Israel’s strategic enemy.

How many times have Israeli cabinet ministers threatened to bomb the Aswan High Dam? How many times have Israeli leaders threatened to destroy the Pyramids? How many times has Israel, implicitly or explicitly, threatened to create trouble for Egypt by conspiring with Ethiopia to divert the waters of the Nile or limit the amount of water destined to Egypt and Sudan?

I really don’t understand the mindsets of Egyptian strategists who spend their time devising plots against opposition parties, such as the Ikhwan and Kifaya, while ignoring the real and haunting threat coming from Israel, a state which will soon be under the control of the genocidal fundamentalist millenarian Zionists who believe that dropping nuclear bombs on major Arab towns such Cairo, Damascus and even Mecca would expedite the appearance of the Messiah, or Redeemer.

So, what have the people, who are entrusted with the paramount task of protecting Egypt and its 80 million inhabitants from external threats, done to forestall such scenarios? The answer is nothing, absolutely nothing, apart from trusting the US to restrain Israel.

To compensate its multi-faceted impotence and incompetence, the Egyptian regime is now trying to display its potency by helping Israel perfect and maximize its Nazi-like blockade of Gaza.

A few months ago, the Foreign minister of Egypt threatened to break the bones of Gazans who dared cross the borders into Egypt.

And then the Egyptian authorities adopted a number of manifestly hostile measures against Gazans, like keeping them stranded for weeks and months in sub-human conditions on the Egyptian side of the border.

Egypt has also sided with the American-backed Palestinian Authority in Ramallah in refusing to reopen the Rafah border crossing, the Gaza Strip’s only remaining conduit to the outside world, unless Israel is allowed to have the final say as to who will and won’t be allowed to pass through!! Isn’t that more shameful than shame itself?

Yes, Egypt has every right to protect its security against terrorists and saboteurs. And the Palestinian people are the last people on earth who would want to see Egypt’s vital security interests undermined.

And there may well be a few rogue elements who have sold their souls to the devil by joining some international terrorist groups. But fighting these criminals should never be done by conspiring with Israel to starve Gazans by turning Gaza into an updated version of the Warsaw Ghetto, which Egypt is now doing.

Israel is murdering innocent Gazans on a daily basis. Last week, the Israeli army, knowingly and deliberately, murdered several Palestinian children and minors, to be added to the thousands of other Palestinians murdered mercilessly by the army of a state that commits genocide in the name of Jewish supremacy just as the Wehrmacht did the same thing in the name of Aryan supremacy.

Unfortunately, instead of stepping in to help and comfort the starved and tormented Palestinians, the Egyptian government is doing quite the opposite by hermitically shutting off the borders with Gaza, all in order to obtain a certificate of good conduct from Tel Aviv and Washington.

It is with a heavy heart that I am writing these sad words because I have always loved and continue to love Egypt, a country that deserves a better fate and a different destiny.

But God doesn’t change the lot of a people, unless they themselves have the will to change their conditions.

http://www.arabamericannews.com/news/index.php?mod=article&cat=OtherOpinions&article=929

Written by eldib

June 23, 2008 at 6:44 am

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Crise systémique globale- Fin 2008 : Déroute des fonds de pension

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Crise systémique globale

- Fin 2008: Déroute des fonds de pension

 

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Selon LEAP/E2020, d’ici la fin de 2008, nous allons assister à une formidable déroute de l’ensemble des fonds de pension de la planète, mettant en péril tout le système des retraites par capitalisation. Ce cataclysme financier aura une dimension humaine dramatique puisqu’il correspond à l’arrivée à la retraite de la première vague des baby-boomers aux Etats-Unis, en Europe et au Japon : les revenus des fonds de pension s’effondrent au moment même où ils doivent commencer à effectuer leur première grande série de versements aux retraités. Dans ce numéro 23 du GEAB, notre équipe anticipe l’évolution de cette prochaine crise des fonds de pension, précise les pays les plus touchés (notamment en Europe) et présente des recommandations opérationnelles et stratégiques pour y faire face.Parallèlement, dans ce GEAB N°23  LEAP/E2020 anticipe les prochains mois de cette crise systémique globale qui est désormais une évidence pour tous, s’attachant à anticiper les effets pervers des prêts de la Réserve fédérale américaine qui sont en train de fragiliser encore plus l’ensemble du système financier américain, et analysant les risques à venir qui pèsent sur les établissements bancaires aux Etats-Unis et dans certains pays européens particulièrement exposés. Parallèlement notre équipe analyse l’impact de la crise économique et financière US actuelle sur les probabilités et les conséquences d’une attaque de l’Iran par Israël et les Etats-Unis avant les prochaines élections présidentielles américaines.

En tout état de cause, avec l’annonce d’un plan de sauvetage d’urgence de la cinquième banque d’affaires US, Bear Stearns (1) (prélude à sa vente ou à sa mise en liquidation dans les prochaines semaines), on assiste bien à la faillite d’un grand établissement financier dès le premier trimestre 2008, comme anticipé par notre équipe dans le GEAB N°19 (2).

Simultanément, le Dollar US a repris sa chute libre par rapport à l’Euro, au Yen, au Yuan; l’or est à plus de 1.000 USD/once, le pétrole à plus de 110 USD/baril, les bourses mondiales en baisse de 20% en un trimestre, et la dernière tentative de stopper la crise financière avec le prêt de 200 Milliards USD aux banques par la Réserve fédérale américaine a déjà montré qu’il avait échoué … tous les fondements de l’ordre économico-financier de ces dernières décennies s’écroulent sous nos yeux, à un rythme de plus en plus rapide. Ce sont bien tous les signes d’une crise systémique (3).

La prise de conscience désormais généralisée que le monde fait face à une crise d’une ampleur et d’une nature nouvelles permet déjà à nos chercheurs d’affiner certaines de leurs anticipations. Ainsi, en ce qui concerne les devises, notre équipe a entrepris de revoir ses estimations sur la valeur du Dollar US par rapport aux trois autres monnaies mondiales stratégiques, à savoir l’Euro, le Yen et le Yuan. Ainsi, LEAP/E2020 estime désormais que le taux EURUSD atteindra 1,75 à la fin 2008 (au lieu de 1,70 comme l’avait anticipé notre équipe dès 2006) ; le taux USDYEN tombera à 90 et le taux USDYUAN à 6 (4).

 


Evolution du Dollar Index (panier de monnaies références (5)) au 14/03/2008 / Source FxStreet

Devant l’ampleur de la Très Grande Dépression US désormais en plein développement (6), LEAP/E2020 se félicite de constater que les autorités américaines, suite aux nombreuses protestations (7), ont finalement décidé de maintenir la parution synthétique des indicateurs économiques US sur le site EconomicIndicators.Gov. Dans une période aussi troublée, il est en effet important que l’information statistique sur l’économie des Etats-Unis reste aisément et largement disponible. Les finances d’une multitude d’acteurs privés et publics, individuels et collectifs en dépendent.Dans cette même logique, la Réserve fédérale d’Atlanta fait oeuvre utile en diffusant gratuitement un DVD intitulé « Se préparer à la crise : reconnecter son flux financier vital » (« Crisis Preparedness: Reconnecting the Financial Lifeline »), qui permet aux opérateurs de toute nature d’anticiper la crise, et donc de mieux s’y préparer (8). Dans la perspective de la phase d’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis, prévue pour Septembre 2008 par LEAP/E2020 (9), ces conseils officiels prennent tout leur sens. Notamment, comme nous le soulignons depuis des mois, en cas de crise grave, « le liquide est roi » (« Cash becomes king » comme le répète ce DVD), et ce que la crise soit liée à un désastre naturel ou provoqué par les hommes comme l’illustre parfaitement le fait que les assureurs américains ont désormais perdus plus d’argent à cause de la crise des subprimes qu’à cause du cyclone Katrina, pourtant le pire désastre naturel de l’histoire des Etats-Unis (10).


 
Réserves propres des établissements de dépôts américains (1950 – 02/2008) / Source Réserve fédérale de Saint Louis
Pour finir, des courbes comme celle ci-dessus illustrent de manière frappante combien la situation est infiniment plus grave que ne peuvent même l’imaginer les dirigeants les plus intelligents (et ils sont peu nombreux). Elle montre à quel point le système financier américain, et derrière lui celui d’une grande partie de la planète, est atteint mortellement. Les banques US n’ont plus d’argent ; c’est aussi simple et dramatique que cela. La contagion va maintenant entrer dans une seconde étape de son développement et va donc bien générer une nouvelle série de faillites bancaires d’ici l’été, comme anticipé dans le GEAB N°20, entraînant la rupture du système financier mondial dans la seconde moitié de 2008.


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Notes:(1) Source : Reuters, 14/03/2008(2) Nous avions annoncé Février 2008 dans le GEAB N° 19, et c’est finalement le 14 Mars que cette première banque américaine aura fait défaut. Nous rappelons par ailleurs que désormais, selon notre anticipation de Novembre 2007, d’autres banques américaines, européennes et asiatiques vont suivre.

(3) D’ailleurs CNN/Money ne s’y trompe pas qui titre son dossier spécial : « Problème N°1 : L’argent de l’Amérique ». Source : CNN/Money. Car en effet, à la base, il s’agit bien de cela : l’évaporation pure et simple de milliers de milliards de dollars US accumulés de manière illusoire ces dernières années dans les comptes d’établissements financiers, d’entreprises, de particuliers et de gouvernement, à travers toute la planète. C’est ce qu’avait précisément notre équipe dans les premiers GEAB dès le début de l’année 2006.

(4) LEAP/E2020 souhaite souligner que si les Etats-Unis et Israël lancent une attaque sur l’Iran cette année, nos estimations, développées dans le GEAB N°23, sont encore plus négatives pour la valeur du Dollar US d’ici la fin 2008. Et concernant les rumeurs d’une action concertée des banques centrales pour mettre fin à la chute de la devise américaine, soyons clairs, elles n’ont aucun fondement : une telle action ne peut plus être mise en œuvre, les banques centrales ayant des intérêts désormais divergents du fait du découplage entre les grandes régions économiques mondiales, comme l’a anticipé LEAP/E2020 depuis plusieurs mois. L’effondrement du Dollar US se nourrit de l’entrée en récession de l’économie américaine et d’une dévaluation connexe d’environ 50% par rapport aux autres grandes devises.

(5) Monnaies du Dollar Index : Euro, Yen, Dollar Canadien, Livre britannique, Franc suisse et Couronne suédoise. Si le Yuan chinois était intégré à cet index sa chute serait encore plus forte.

(6) Il y a même désormais des sites web qui se spécialisent sur le sujet, par exemple Depression2.TV dont le sous-titre est éloquent : « Survivre à la Seconde Grande Dépression ».

(7) Extrait du communiqué posté sur le site EconomicIndicators.Gov : « … l’ESA (Economics and Statistics Administration) avait initialement prévu de cesser le service (de publication des indicateurs) pour des raisons budgétaires, mais face aux réactions reçues par l’ESA, la décision a été prise de continuer le site … ».

(8) Source : Banking Information, Federal Reserve Bank of Atlanta (pour commander le DVD auprès de la Fed d’Atlanta, voici le lien direct ici)

(9) Voir GEAB N°22

(10) Source : Bloomberg, 14/03/2008


Written by eldib

March 30, 2008 at 10:28 am

Les ventes d’or de la Banque nationale suisse, la crise financière et la démocratie directe: Pourquoi la Banque nationale suisse vend-elle tant d’or?

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Les ventes d’or de la Banque nationale suisse,

la crise financière et la démocratie directe:

Pourquoi la Banque nationale suisse vend-elle tant d’or?

 

 

Dialogue entre un grand-père et sa petite-fille

Nicole: Grand-papa, le père de Charlie a dit que la Banque nationale suisse veut vendre encore plus d’or.

Grand-père: C’est juste. Il y a peu, notre Banque nationale possédait encore 2600 tonnes d’or. Elle en a déjà vendu la moitié. Maintenant, elle a recommencé à en vendre. Jusqu’en septembre, 250 tonnes supplémentaires seront vendues. Elle ne possèdera alors plus que 40% de la réserve originale. D’autres ventes sont tout à fait possibles.

par Werner Wüthrich, Zurich



Mais pourquoi la Banque nationale a-t-elle autant d’or?

Nos parents et grands-parents ont fait le nécessaire pour cela. En 1951 – après la Se­conde Guerre mondiale – une votation populaire a eu lieu. Il s’agissait de la question suivante: on voulait ancrer dans la Constitution fédérale un article qui garantirait que le franc suisse devrait dorénavant être couvert par de l’or et par des créances à court terme. Le peuple et les cantons l’ont accepté avec une majorité écrasante – avec plus de 70 % de oui. A cette époque, il ne s’agissait pas seulement d’assurer la valeur, la stabilité et l’indépendance du franc suisse. Il s’agissait aussi d’agrandir les réserves d’or – quasiment comme assurance pour des situations de précarité. A l’époque, une terrible guerre faisait rage en Corée. Pour des temps de crise et de guerre – quelle qu’en soit l’origine – il fallait créer une réserve d’or assez grande pour que des générations futures puissent y avoir recours. On peut relire tout cela aujourd’hui dans le procès-verbal des délibérations parlementaires. Nos grands-parents ont fait ces réserves pas seulement avec l’or, mais aussi avec le pétrole et avec d’autres matières premières. – C’est ainsi que le voulaient nos parents et grands-parents. Aujourd’hui, toi, tu fais partie d’une de ces «générations futures».

Pourquoi l’or est-il si important pour le pays?

Il y a environ deux millénaires et demie que dans l’histoire culturelle de l’humanité l’or a obtenu une forme de valeur en tant que monnaie, et pas seulement en tant que bijoux. Cette valeur est indépendante des lois et de la politique. Personne ne l’a inventé ou même ordonné. Cela s’est développé ainsi et est toujours va­lable. Les billets de banque et de nos jours aussi l’argent électronique ont par contre beaucoup de défauts cachés – surtout s’il y en a trop qui circulent. C’est tout simple. Orell Füssli et d’autres imprimeries les livrent très bon marché. Avant tout, on peut en remplir les ­caisses vides de l’Etat pour financer des guerres coûteuses. Ainsi l’argent perd peu à peu de sa valeur et aucune loi ne peut l’empêcher. Hier, tu as regardé à la télé un film qui parlait de la situation aux USA il y a plus de cent ans. La ­famille avec ses deux enfants avait acheté un cheval pour 5 dollars. La semaine passée tu as été à New York et tu as vu toi-même ce qu’on peut encore acheter avec 5 dollars. Entre deux, il y a 100 ans d’histoire américaine. Et nous les Européens nous pourrions aussi raconter des choses à ce propos.

Quel importance a l’or pour les banques monétaires de nos jours?

A part l’or les banques monétaires possèdent aussi des dollars, des euros et d’autres monnaies. Ils possèdent aussi beaucoup de titres. Ce que vaut la sécurité de titres soi-disant à bas risques, nous a été démontré ces dernières semaines par l’UBS et plusieurs autres banques. Le seul moyen de paiement qui a gardé sa valeur pendant des siècles c’est l’or. L’or est une valeur très spéciale, même si depuis un peu plus de 70 ans il n’est plus reconnu comme moyen de paiement. Mais il continue à représenter de l’argent, même si certains ne veulent pas en tenir compte. Les banquiers peuvent l’observer très exactement sur leurs écrans. Dès que le dollar s’affaiblit quelque peu, le prix de l’or augmente en quelques minutes. Cela ne veut cependant pas dire que l’or vaut davantage. Cela signifie qu’il faut payer plus de dollars qui ont de nouveau perdu un peu de leur valeur, pour acheter de l’or avec sa valeur stable. C’est pourquoi l’or, dans notre monde peu sûr, a toujours et encore une importance spéciale pour les banques monétaires.

C’est passionnant, grand-papa, continue. Qu’est ce qui s’est passé en Suisse après la votation de 1951?

En un peu plus de dix ans la Banque nationale suisse a augmenté massivement ses réserves d’or d’à peu près 800 tonnes (niveau après la Seconde Guerre mondiale) à 2600 tonnes. Tu peux relire cela dans les rapports mensuels de la Banque nationale. Mais ce n’est pas venu tout seul. Nos parents et nos grands-parents ont beaucoup travaillé pour cela, aussi le samedi, et ils avait beaucoup moins de vacances qu’aujourd’hui.
Dans les décennies qui ont suivi, cet or était «sacré» pour la politique, cela veut dire que tous les politiciens et aussi la direction de la Banque nationale ont respecté la volonté et le travail de nos grands-parents et n’ont pas touché à cet or. L’or était basé sur une entente nationale et représentait une assurance pour des situations d’urgence pour les générations à venir. Cela a aussi contribué à la bonne réputation du franc suisse dans le monde entier. Elle était aussi bonne que l’or.

Est-ce que c’étaient les mêmes grands-parents dont on dit à la télé qu’ils ont commis de graves fautes pendant la Seconde Guerre mondiale – à cause des réfugiés etc.

Oui.

Bizarre – je trouve ça super que pour nos grands-parents le bien-être de leurs petits-enfants ait été si important. Je ne trouve pas juste qu’on parle d’eux de manière dégradante.

Je suis du même avis. Celui qui prend soin de ses descendants de manière si exemplaire a aussi de l’estime pour les autres personnes.

Grand-papa, pourquoi la Banque nationale veut-elle aujourd’hui absolument se débarrasser de cet or? Est-ce que les temps présents sont plus sûrs que jadis? Est-ce que l’on n’a plus besoin d’assurance?

Il y a aujourd’hui des guerres et des crises – exactement comme jadis. Peut-être même que la situation mondiale est encore plus dangereuse parce qu’on n’a encore jamais dépensé autant d’argent pour des armes que de nos jours, et l’approvisionnement garanti en pétrole et en d’autres matières premières pourraient bientôt être mis en question. Les disputes et la guerre pour le pétrole pourraient bientôt s’intensifier.

Mais pourquoi la Banque nationale veut-elle alors brader les réserves d’or pour lesquelles nos grands-parents ont travaillé si durement? Et qu’en est-il de ces immenses dettes que les responsables politiques actuels ont amassé?

Ils attendent peut-être que nous les remboursions. Et la prévoyance à laquelle nous pourrions avoir recours dans des situations d’urgence, ils la vendent.

Alors là, je trouve nos grands-parents bien plus sympathiques. Ce n’est pas difficile de faire des dettes et de vendre l’or à grande échelle pour lequel d’autres ont travaillé. – Là, il y a quelque chose qui cloche.

Hmm…

Qu’est-ce que la Banque nationale reçoit pour l’or qu’elle vend?

Les 250 tonnes qui sont à vendre actuellement vont être vendues contre des dollars américains.

Quoi? Contre des dollars américains? Grand-papa, est-ce que j’ai bien compris? – Le papa à Charlie a dit que les USA impriment tous les jours des quantités de dollars ou qu’ils les fabriquent électroniquement pour financer leurs guerres en Irak et en Afghanistan. Ils auraient déjà fait cela pendant la guerre du Vietnam. Et ce serait une des raisons pour laquelle le dollar ne vaut plus qu’une fraction de sa valeur d’antan. Le papa de Charlie nous a raconté que les dettes des Américains sont aujourd’hui si grandes qu’elles ne pourront plus jamais être remboursées et qu’en plus les Américains ne savent de toute façon pas faire des économies. – Si c’est comme ça, les dollars ne peuvent pas être aussi sûrs que l’or.

Hmm – je pense que tu as raison. S’y ajoute que les banques monétaires pompent aujourd’hui d’énormes sommes d’argent neuf dans le système de finance pour tirer du pétrin les nombreuses banques imprudentes qui se sont trompées dans leurs spéculations. En tout cas, les Américains savent eux-mêmes très bien pourquoi ils ne vendent pas un seul kilo de leurs propres réserves d’or. Il y a aussi des pays qui ont commencé à échanger leurs dollars contre de l’or – les Russes et les Chinois par ­exemple. Ou bien ils achètent des parts de sociétés occidentales – en Suisse par exemple l’UBS comme on vient de l’apprendre. ­Singapour fait la même chose. Ce petit pays possèdera bientôt environ 10 % de l’UBS.

Le papa de Charlie a dit que les réserves d’or de la Suisse font partie du patrimoine populaire et ne peuvent pas être vendues sans nouvelle votation populaire. En 1951, le peuple a décidé lors d’un vote fédéral de créer de manière prévoyante de grandes réserves d’or. Alors aujourd’hui la vente de l’or aurait de nouveau dû être décidée de la même manière. C’est ainsi que cela se passe dans une démocratie directe. C’est d’autant plus valable que nos grands-parents ont ancré cette décision dans un article de la Constitution.

Tu as tout à fait raison. Les autorités politiques en Suisse ne sont que des administrateurs et n’ont pas le droit de vendre le patrimoine populaire qui leur est confié.

Oui, le peuple est propriétaire et doit donner son avis. Nous ne sommes quand même pas une république bananière! – Est-ce qu’il y a eu une votation pour permettre la vente de l’or?

Non – une telle votation n’a jamais eu lieu. Il y a quelques années, le Conseil fédéral et la direction de la Banque nationale ont prétendu que la moitié de l’or était superflu et qu’il pouvait être vendu. Entre-temps cela a été fait sans demander l’avis des citoyennes et des citoyens. Le produit a déjà été partagé. Une grande partie de l’argent a été versé aux cantons qui ont souvent aussi fait profiter les communes. La commune de Buchberg, située au bord du Rhin par exemple, que nous avons visitée dimanche passé a obtenu 200 000 francs. Avec cela elle veut réaménager la place devant la mairie. D’autres ont remboursé leurs dettes. Le riche canton de Zurich a tout simplement utilisé ces millions pour ses dépenses d’Etat normales. Actuellement, la Banque nationale vend 250 tonnes d’or supplémentaires. La valeur de l’or a augmenté, donc nous n’avons plus besoin de tant d’or, disent les responsables. Une drôle de logique: Avant de pouvoir recourir à cet or lors d’une crise, il est vendu.

Comment cela a-t-il pu arriver?

Cela a seulement été possible parce qu’en 1999 nos responsables politiques ont biffé de la nouvelle Constitution l’article que nos grands-parents avaient accepté à grande majorité en 1951 et qui exigeait que notre ­monnaie nationale doive être couverte en grande partie avec de l’or.

Cet article n’était pas du tout démodé dans l’ordre monétaire actuel avec ses cours de changes variables parce qu’il a laissé ouvertes la manière et la méthode de la couverture-or.

– Avec sa suppression, la voie était libre pour les ventes d’or comme elles se font aujourd’hui et dont personne ne comprend vraiment le sens.

Ainsi l’on murmure sous couvert que les Américains font pression dans ce sens.

Une monnaie nationale stable et pour une grande partie couverte d’or dérange de nos jours. Finalement, nous vivons dans un monde globalisé, dans lequel jour après jour – à partir du néant – d’immenses sommes d’argent neuf sont mises en circulation pour calmer les bourses, aider les banques à relancer la conjoncture, financer des guerres et bien d’autres choses.

– La question reste: Etait-il nécessaire de rompre l’accord que nos grands-parents avaient conclu et pour lequel ils ont durement travaillé?

Pourquoi les citoyens n’ont-ils pas tout simplement refusé la nouvelle Constitution?

Parce qu’ils n’ont pas été informés correctement. Le Conseil fédéral a déclaré avant la votation à la radio et à la télévision que la nouvelle Constitution ne contenait rien de neuf qu’elle avait simplement été remaniée et modernisée du point de vue linguistique et structurel, juste un petit «toilettage».

Aujourd’hui nous savons que ce n’était pas vrai. Ce fut un exemple probant de propagande gouvernementale trompeuse.

Mais grand-papa, c’est un vrai scandale! Et ce n’était pas voulu ainsi. Ils vendent l’or qui est en réalité prévu pour nous les jeunes pour nous aider lors d’une situation précaire. Ce sont des pratiques commerciales dé­loyales pour lesquelles on va normalement en ­prison. Pour nos enfants à nous, l’or n’existera plus que dans les manuels d’histoire. Je ne veux pas savoir comment ils parleront de nous plus tard. Mais vraiment!

Bon Nicole, on en reste là.

 

Commentaire

Ce n’est pas tout à fait exact que dans l’affaire de l’«or» la démocratie directe ait été entièrement contournée. Il y a eu de nombreuses votations à ce sujet. Déjà en 1949 le peuple a pu s’exprimer sur un article concernant la monnaie et qui aurait laissé la main libre à la Confédération de décider sur la composition des réserves monétaires. («La Confédération décide de la manière et de l’étendue de la couverture»). Le dollar américain (à l’époque de la valeur de 4,37) était jugé absolument sûr et était présenté comme réserve de devises. Le Conseil fédéral, le Parlement et la Banque nationale étaient favorables. Les citoyens cependant ont heureusement dit non – à une majorité de plus de 60 %. En 1951, un article contenant la phrase suivante a été accepté: «Les billets de banque émis doivent être couverts par de l’or et des avoirs à court terme.» (art. 39.7) Cet article a été remplacé en l’an 2000 – 49 ans plus tard – dans la nouvelle Constitution par un article qui a libéré la voie à la vente de l’or.
Plus récemment, il y a eu d’autres votations.

En 2002, le peuple a pu s’exprimer sur la manière d’utiliser le produit des ventes de cet or. Il y avait deux propositions: De l’argent pour la Confédération, les cantons et la «Fondation pour la solidarité» ou bien tout l’argent pour l’AVS. Le peuple a rejeté les deux propositions. Puis, le Conseil fédéral a distribué le produit à la Confédération et aux cantons sans procéder à une nouvelle votation.

A mes yeux, dans le comportement de vote des citoyennes et des citoyens se sont exprimées la déception et la protestation contre une élite politique qui les a ignorés dans cette question centrale de «vente d’or, oui ou non».

L’or «superflu» n’était pas seulement un tas de métal précieux dont personne ne savait où il se trouvait et qu’on pouvait en quelque sorte «éliminer» comme étant superflu. Cet or était un projet commun auquel toute une génération a réfléchi, discuté, décidé et avant tout contribué par son travail.

Aujourd’hui, il y a des questions ouvertes. Bien des choses dans le comportement des responsables sont difficilement compréhensibles. Pourquoi la Banque nationale, après la vente contestée de la moitié des réserves d’or, continue-t-elle les ventes comme si de rien n’était? Bien que le Conseil fédéral et la Banque nationale aient déclaré que l’on ne vendrait plus d’or.

 – Il y a des indices qu’une grande puissance a fait pression et continue à en faire.

Ou bien, est-ce que les ventes d’or se font en vue d’un rapprochement avec l’UE ou même en vue d’une adhésion? Les membres de l’UE ont transféré la responsabilité de leur réserves d’or à la direction de la ­Banque centrale ­européenne ­(Accord d’Amsterdam, ­chapitre 2, ­article 105, alinéa 2).

On pense automatiquement à des parallèles avec la Seconde Guerre mondiale. A cette époque aussi une grande puissance avait fait pression sur la petite Suisse. ­Le 5 octobre 2007, le conseiller national ­Luzi Stamm a déposé un postulat avec le contenu suivant:

«Le Conseil fédéral est prié de présenter un rapport sur les dessous des ventes d’or de la Banque nationale. Qui a proposé et pour quelles raisons les différentes ventes d’or? Tout spécialement il faut ré­pondre à la question s’il existe des ententes avec des Banques nationales étrangères pour la vente coordonnée d’or.»

Espérons qu’il ne faudra pas de nouveau 50 ans jusqu’à ce que la population reçoive une réponse à ces questions. La démocratie directe, une information ouverte et loyale sont le meilleur moyen de contrer toute tentative de pression de cette sorte. Cette sagesse vaut certainement aussi pour la relation avec l’UE.  

Werner Wüthrich


http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=787

Written by eldib

March 18, 2008 at 12:16 am

La Réserve fédérale prend une mesure d’urgence inédite depuis la Dépression des années 30

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La Fed se porte au secours de la banque Bear Stearns

 

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The Game is over

 

WAHSHINGTON/NEW YORK (Reuters) – La Réserve fédérale des Etats-Unis, prenant une mesure d’urgence inédite semble-t-il depuis la Dépression des années 30, s’est portée vendredi au secours de la banque d’affaires Bear Stearns à cours de liquidités alors que s’intensifie la crise financière mondiale.

Lors d’une réunion convoquée à la hâte vendredi matin, le conseil des gouverneurs de la banque centrale américaine a décidé de fournir un financement d’urgence à 28 jours à Bear Stearns. L’établissement ne pouvant emprunter directement au guichet d’escompte de la Fed parce qu’il n’est pas une banque de dépôt, c’est la banque JP Morgan qui empruntera à la Fed pour son compte.

A la différence de Citigroup et d’autres banques, JP Morgan a réussi à limiter les dégâts causés par la crise du crédit. En outre, en tant qu’acteur important sur les marchés de la dette et des produits dérivés, JP Morgan aurait beaucoup à perdre si Bear Stearns ne pouvait honorer ses obligations.

Commentant sa décision, la Fed a déclaré dans un communiqué qu’elle était prête “à fournir des liquidités si nécessaire pour promouvoir le bon fonctionnement du système financier”.

Il s’agit de la troisième annonce surprise de la Fed au cours des huit derniers jours dans le but de consolider des marchés financiers fragilisés par la crise du crédit et l’assèchement des liquidités qui a résulté de l’effondrement des crédits immobiliers à risque dit subprimes.

Le montant définitif de l’effort consenti par la Fed n’est pas connu. Tout dépendra de la capacité de la banque d’affaires à pouvoir offrir des garanties pour ses emprunts, dit-on à la Fed où l’on précise que c’est Bear Stearns qui a appelé la Fed.

SITUATION DÉTÉRIORÉE, L’ACTION DÉGRINGOLE

La plus petite des grandes maisons de Wall Street est dernière est plus exposée que ses concurrentes au marché obligataire et a beaucoup de titres adossés à des prêts immobiliers.

Il y a deux jours, elle avait démenti les rumeurs de marché qui la disaient à cours de trésorerie. Le ton a changé vendredi, le patron du groupe Alan Schwartz expliquant, pour motiver son recours à la Fed, que face aux rumeurs de marché, “notre situation de trésorerie s’est nettement détériorée ces 24 dernières heures”.

“Nous avons pris cette décision importante pour restaurer la confiance du marché, renforcer notre trésorerie et nous permettre de poursuivre normalement nos activités”, a-t-il dit.

Mercredi, il avait indiqué que la banque disposait de 17 milliards de cash, soit à peu près autant qu’à la fin février.

“Au rythme ou les choses allaient, nous avons pensé qu’il aurait pu se faire que les demandes de liquidités soient supérieures à nos ressources”, a indiqué Schwartz.

Selon une source proche du dossier, sans l’intervention de la Fed, Bear Stearns n’aurait pas eu assez d’argent pour ouvrir boutique vendredi.

L’action Bear Stearns a fini en repli de près de 46% à 30,85 dollars à la Bourse de New York, entraînant dans son sillage les autres grandes banques et les sociétés financières.

JPMorgan a pour sa part précisé qu’elle ne pensait pas que son rôle d’intermédiaire n’exposerait pas ses actionnaires à un risque important. La banque a limité sa baisse à un peu plus de 4% vendredi à Wall Street.

LEHMAN BROTHERS SUR LA SELLETTE

La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, a dit de son côté avoir été en étroit contact avec le Département américain du Trésor et la Réserve fédérale durant les discussions concernant le plan d’aide.

La réputation de Bear Stearns comme trader avisé avait déjà été mise à mal l’été dernier avec l’effondrement de deux fonds spéculatifs investis dans les crédits immobiliers.

“Cela suscite de sérieuses inquiétudes concernant d’autres banques. (Bear Stearns) n’est pas une petite banque, elle était le deuxième émetteur de crédits hypothécaires l’année dernière”, estime Michael Klawitter, stratège devises chez Dresdner Kleinwort, à Francfort.

Certains craignent que Lehman Brothers ne prenne le même chemin. Son cours a dévissé de 14,6% vendredi.

Certains s’interrogent sur l’avenir même de Bear Stearns. “Avec cette réaction du marché, je dirais qu’en leur plantant une fourchette dessus, ils sont finis”, estime ainsi James Ellman, gérant de fonds chez Seacliff Capital, un hedge fund établi à San Francisco.

“Le groupe doit clairement choisir entre des solutions désagréables: vendre une grande quantité de titres, vendre tout simplement le groupe ou céder des actifs pour tenir et espérer que tout ira pour le mieux”, ajoute-t-il.

A la Fed, on précise que l’extension des lignes de crédits à des établissements qui ne sont pas des banques de dépôts remonte aux années 30, que la banque centrale avait autorisé dans les années 60 des prêts à de tels établissements mais que cette possibilité n’avait pas été utilisée à l’époque.

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080314/tbs-bear-stearns-capitaux-7318940.html

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March 15, 2008 at 1:44 am

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Situation Géopolitique et financière 2008 et à venir : Une agence de renseignements parle !!!

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Situation Géopolitique et financière 2008 et à venir :

Une agence de renseignements parle !!!

 

 

La France connaîtra au cours des mois à venir, une situation économique et financière similaire à celle vécue par l'Argentine en 2002...L'arche de noé végétale sur l'île de Spitzberg,...les grandes famines à venir,...

 http://revelations4.blogs.fr/

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March 10, 2008 at 6:09 pm

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The Grim Reality of Economic Truths

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The Grim Reality of Economic Truths

 

by Pablo Ouziel

Global Research, March 6, 2008

It is always good to know as a citizen that your leaders think everything is under control, for this reason I can only begin to imagine the relief people in the United States must feel when President Bush publicly acknowledges; “I believe that our economy has got the fundamentals in place.² I must admit however that I struggle to understand where the president is getting his data from and I dread to think what things will look like by the time he admits that ³fundamentals² are not really ³in place². According to Alan Greenspan “as of right now, U.S. economic growth is at zero², ³home prices will continue to weaken² and a boom in oil prices is going to “go on forever”. As he puts it, the US is ³clearly on the edge.”

I remember the time when General Motors Corp. was considered a pillar of the American dream, a fundamental of the economic miracle. Now, after reporting a quarterly loss of $722 million, compared with a profit of $950 million a year earlier, and offering buyouts to all of its 74,000 United Auto Workers employees, GM is clearly not a part of the sound fundamentals which President Bush likes to describe. The same seems apparent with MGIC Investment Corp., the largest U.S. mortgage insurer, which posted a record quarterly loss of $1.47 billion and is also being kept out of the Œpresidential fundamentals equation¹.

Things are so bad in the United States that during the Senate Banking Committee hearing, Treasury Secretary Henry Paulson resorted to aliens from outer space to describe how things are looking; “If someone came down – a man came down from Mars – and you were trying to explain the regulatory structureŠ it’s a patchwork quilt, in many ways.” I don¹t blame him for looking for such far fetched metaphors when many economists and banking industry experts according to Time magazine, ³believe the subprime crisis could metamorphose into the biggest debacle to hit the sector since the Savings & Loan catastrophe of the 1980s, which caused some $500 billion in losses to the banking industry.” As Merrill Lynch economist Kathy Bostjancic elaborates ³the impact here could be far larger (than the S&L crisis) in terms of the dollar amount and the spillover effects into other parts of the economy, particularly the consumer.”

Doug Duncan, chief economist with the Mortgage Bankers Association, in his updated 2008 forecast says “the principal concern of the current credit crisis lies in the possibility that banks will eventually run out of capital,” as Dean Baker, co-director of the Centre for Economic and Policy Research, a Washington think tank, adds, “the amount of debt that’s likely to go bad is virtually certain to be in the high hundreds of billions of dollars, and it wouldn’t surprise me if it ends up crossing a trillion.”

In short, what we have here is the worst housing slump in a quarter century, an economy which in January alone lost 17,000 jobs, and The Standard & Poor’s 500 Index which has fallen three consecutive months, the longest losing streak since 2003. We also have Americans whose December monthly expenditure on debt service, housing, medical costs, and food and energy bills has risen to an unprecedented 66.9 percent of their total spending, the highest since records began in 1980. According to Ron Blackwell, chief economist at the AFL-CIO, “American workers are suffering a generation-long decline in living standards and rising economic insecurity.” To add to this, the four-week moving average of new claims for state unemployment is at the highest level since October 2005, and the University of Michigan¹s consumer sentiment index is marking its lowest point since February 1992 when the economy was emerging from a recession.

I would like to know what the president¹s fundamentals are. The White House seems to be isolated from reality. Data provided by the Mortgage Insurance Companies of America trade group clearly states that U.S. foreclosure rates have risen to their highest since at least World War II, and defaults on privately insured U.S. mortgages have risen 37 percent in December from the same month a year earlier. RealtyTrac Inc. is reporting that foreclosure rates have risen 75 percent in 2007, and the number of homes that have been repossessed, or taken back by the bank, have jumped 50% nationwide last year. According to The National Association of Realtors Pending Home Sales Index, pending sales of previously owned homes have fallen a steeper-than-expected 1.5 percent in December, and prices of existing U.S. single-family homes have slumped 8.9 percent in the fourth quarter versus a year earlier, the largest decline in the 20-year history of a national home price index. The National Association of Realtors has also reported that sales by homeowners have fallen in January to their lowest reading since the group began reporting annual sales pace in 1999, something which Northern Trust chief economist, Paul Kasriel describes as ³more doom and gloom.”

To add to this, home prices continued their plunge during the last three months of 2007, setting a real estate trade group’s record for the biggest-ever quarterly drop, the steepest ever recorded by the National Association of Realtors (NAR), which has been compiling the report since 1979. A Merrill Lynch report in January forecasted price declines of 15% in 2008 and another 10% in 2009 before markets begin to recover. On top of this, mortgage applications volume tumbled 22.6 percent during the week ending Feb. 15 according to the Mortgage Bankers Association’s weekly application survey, while Standard & Poor’s Ratings Services said its rating outlook on US homebuilders remains emphatically negative and it believes a recovery is not yet in sight, as six of the nation’s largest mortgage lenders have temporarily stopped foreclosure proceedings, in a joint effort to cool the raging foreclosure crisis through a project known as Project Lifeline.

Things are so bad in the housing sector, a sector which one would deem as part of the fundamentals of a sound economy, that in a conference call with analysts, Kenneth Lewis, the chief executive of Bank of America, pointed out that more borrowers appear to be giving up on their homes as prices fall, noting a “change in social attitudes toward default.” Not surprising considering that CIBC World Markets forecast U.S. house prices will end up sliding 20% before the market stabilizes, and estimates 50% of U.S. homeowners who took out below-prime mortgages in 2006 will end up owing more than their house is worth. As Michael Englund, chief economist at Action Economics put it, “there seems to be a sense of a very deep-seated collapse in the economy.”

The Philadelphia Federal Reserve’s index of manufacturing activity in the U.S. Northeast also indicated the same disparity between Bush¹s sound fundamentals statement and reality, showing the manufacturing sector in the key heartland of the US is suffering its lowest output for seven years. “As far as this indicator is concerned, a recession, and a severe one at that, is already underway,” said Paul Ash-worth, of Capital Economics. For Merrill Lynch, the collapse in the outlook for activity six months out was even more worrisome since it posted the steepest decline in the 40-year history of this report.

America¹s “new business cycle” which began in the 1980¹s has created as Thomas Palley ex Chief Economist with the US-China Economic Security Review Commission puts it, large trade deficits, manufacturing job loss, asset price inflation, rising debt-to-income ratios, and detachment of wages from productivity growth. It has used financial booms to support debt-financed spending, an easing of credit standards to support borrowing, and cheap imports to ameliorate the effects of wage stagnation. As Palley puts it, with “debt burdens elevated and housing prices significantly above levels warranted by their historical relation to income, the business cycle of the last two decades appears exhausted.²

According to the New York Times, the sound fundamentals Bush likes to refer to, are alarmingly parallel to the ³Japan¹s lost decade², when the Japanese economy after a long boom in the 1990¹s, was stopped by a sharp fall in the real estate market causing a stretch of stagnation which ended only a few years ago. Clyde V. Prestowitz, president of the Economic Strategy Institute in Washington, says ³the American economy is very fragile now,” a sentiment which is echoed by Nouriel Roubini, an economics professor at the Stern School of Business at New York University, who warns that “the roughly $100 billion in bad loans reported by banks to date could increase nearly tenfold, as the defaults spread beyond the subprime mortgage loans to consumer loans, credit cards and corporate lending.”

European Central Bank council member Guy Quaden points out that “it is clear that the slowdown in the U.S. will be more pronounced than previously foreseen.” According to Bank of Italy governor, Mario Draghi, in the meeting held in Tokyo by the finance ministers and central bank chiefs of the Group of Seven industrialized nations, “Bernanke said that while house prices are falling, they can’t say how long and deep the crisis will be.” But as lawmakers, politicians and bankers continue to debate about the current state of the American economy, what is clear is that the latest consumer price index (CPI), the government’s main inflation indicator shows that for the year ending in January, all prices were up 4.3 percent. Excluding the temporary surges after Katrina, inflation hasn’t been higher since July 1991. As for the producer price index, year over year the PPI is up 7.4% the fastest pace since 1981. As Robert Brusca, chief economist at FAO Economics says, with this data at hand, ³it will be hard for Mr. Bernanke to testify…and hold to the fiction of inflation as under control and the Fed as master of tamed inflation expectations.” Yet Bernanke is telling lawmakers that `²inflation expectations appear to have remained reasonably well anchored,² and George Bush is convinced that fundamentals are in place.

As for now, while talk of subprime exposure has diminished, Ted Wieseman, an economist at Morgan Stanley, warns that ³investor worries about potential further writedowns are shifting in a big way from subprime residential mortgages to commercial real estate lending.² Also as major retailers reported chilly January same-store sales, Wal-Mart with a meager 0.5% increase, Target with a 1.1% drop, Macy’s with a worse-than-expected 7.1% decline, Kohl’s with an 8.3% plunge and Nordstrom with a 6.6% drop in comps, the National Federation of Independent Business said its index of small business optimism slipped to the lowest reading since January 1991, when the U.S. was mired in recession.

To add to this economic and social carnage, Macy’s Inc. has reported that it plans to cut 2,300 jobs across the country, Hasbro Inc the second-largest U.S. toy company, expects a 14 percent to 15 percent increase this year in the costs of made-in-China products, Time Warner has reported a 41 percent decline in fourth-quarter profits, Office Depot a 85% plunge in profit, and Jeffrey Garten, professor of international trade and finance at Yale School of Management has said that the United States “is beginning to look like a bargain-basement.”

Of course, if the world¹s economic engine looking like a bargain-basement is a reflection of sound fundamentals, then I must accept my misreading of today¹s economic reality and subscribe to George Bush¹s sound fundamentals equation.

Pablo Ouziel is a sociologist and a freelance writer based in Spain.

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=8261

Written by eldib

March 7, 2008 at 8:43 pm

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Near Collapse: FDIC only has $52 Billion to insure $4.2 Trillion in Deposits!

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FDIC only has $52 Billion to insure $4.2 Trillion in Deposits

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- Bank Reserves: MINUS $18 Billion -TAF increased to $60 billion loaned to near insolvent Banks by the Feds…

http://www.federalreserve.gov/releases/h3/Current/

The approximately $41 billion in reserves that the US banks used to have on their books are now provided by the Term Auction Credit (TAF) to the tune of $60 Billion, without which the banks would be insolvent: when the run on banks begins, only 1 customer in 20 may get some money, if lucky…

The FDIC Bad Joke: only $52 Billion Fund – not all of it liquid and available – to PROTECT/INSURE $4.2 Trillion Deposits = 1.22% Ratio, or 1.2 cents on the Dollar…

The FDIC may protect your deposits in times of average financial failures, BUT don’t count on it in the expected Financial Melt-Down: for more information, click on the 2007 FDIC Annual Report in the link below…

file:///C:/FDIC/Financial%20Reports.htm

The article on the inadequacy of the FDIC reserves linked below uses older figures, but its conclusion could not be any clearer…

“The bottom line is this: your bank accounts are insured unless there is a banking crisis. Then, you must hope for the best.”

http://www.garynorth.com/public/91print.cfm

There truly is very little now separating your money on bank deposits or in brokerage accounts and the Abyss that will open wide when the first Banks officially go belly up, since they’re now mostly insolvent and the FDIC will be useless…

Written by eldib

March 1, 2008 at 1:24 am

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China, India, play it again for Uncle Sam

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China, India, play it again for Uncle Sam

 

 

By M K Bhadrakumar chinaindiaflags.jpg

American diplomacy was on splendid display this week in two key Asian capitals – Beijing and New Delhi. China and India rolled out the red carpet to visiting cabinet officials from Washington. By a curious coincidence, the two top US officials – Secretary of State Condoleezza Rice and Secretary of Defense Robert Gates – chose the same block of dates to befriend the two Asian “rivals”.

Amid the debris of the George W Bush administration’s foreign policy in the Middle East, what is often overlooked is the extraordinary diplomatic gusto with which Washington goes about convincing the two Asian giants, China and India, that each is a privileged partner of the US’s global strategies.

Indeed, it is difficult to be judgmental about the relative importance that the US attaches to its relations with China and India – or, conversely, what goes on in the inscrutable minds of such ancient peoples as the Chinese or Indians. But Chinese pronouncements insist that the US is inviting China to be a “stakeholder” in the affairs of the 21st century and Beijing is responding. On the contrary, the Indian strategic community remains confident that the US is painstakingly building up Indian capabilities as a first-class power so as to make it a counterweight to China.

Full credit must be given to American diplomacy. Welcoming Gates to Delhi, the Indian Defense Ministry noted in an effusive press release that the George W Bush presidency “witnessed unprecedented acceleration in India-US engagement and qualitative transformation in the relationship, particularly in defense”. It added that Gates’ visit “reaffirms the importance of Indo-US relations and the strong political support in the US for our strategic partnership”.

China was characteristically restrained in welcoming Rice to Beijing. Foreign Ministry spokesman Liu Jianchao said, “China and the United States will exchange views during Rice’s visit on bilateral relations and the significant regional and international issues of common concern.” All the same, former secretary of state Henry Kissinger, who was on a visit to Beijing last week, underscored the high importance of US-China relations. He told the China Daily on Sunday, “I consider that his 1972 visit to China the single-most important thing I did in government and the one that had the best permanent effect.”

Rice sees China as stakeholder
But then, the problem with Kissinger is that he has a rare ability to make his interlocutors feel special. On balance, however, it does stand out that the US is cruising on a velvet patch in its relations with both the Asian powers. Things couldn’t be better from the American point of view. Both China and India place great store on their respective strategic cooperation with the US.

Rice said in Beijing China is reaching out for a greater role in global affairs and is opening up, and that’s good news. “I can’t get into their motivations, but … China is opening up to the world in a lot of ways,” Rice said after talks with Chinese President Hu Jintao and other leaders. She noted, “I do believe that there is more of an effort to reconcile China’s size and influence in international politics, which is a relatively new thing, with China’s foreign policy behavior.”

She added, “There is a broadening, I think, in general of China’s view of itself in international politics and I think we’re benefiting from it.” Rice singled out China’s cooperative role over the North Korea problem, Myanmar and Sudan’s Darfur region, where “China is making an impact”.

Rice said, “I see them grappling with the ‘responsible stakeholder idea’, which everybody said they couldn’t translate. It turns out that they can translate it and they talk about it actually.” She flatly dismissed the idea of using Summer Olympic Games as leverage, “We’ve been very clear, the president has been very clear, that this is a sporting event.” And Bush plans to attend the opening ceremony in Beijing in August.

Clearly, the focus of Rice’s visit to Beijing was on the North Korea problem where China and the US are in the process of working out detailed arrangements for the next phase of talks on Pyongyang dismantling its nuclear weapons. Washington needs Beijing’s help. Top US nuclear negotiator on North Korea, Christopher Hill, was “ordered” by Rice to visit Beijing last week, according to US media reports, and China facilitated “a good substantial discussion” for Hill with his North Korean counterpart, Kim Kye-gwan. China also chaired a meeting of North and South Korean officials to discuss the economic underpinnings of the six-party talks.

Equally, Rice would have discussed the Iran problem with the Chinese leaders. Tehran acutely senses it may pave the way for a third United Nations Security Council resolution on tighter sanctions against Iran. Chinese Foreign Minister Yang Jiechi telephoned Iran’s top nuclear negotiator, Saeed Jalili, on Wednesday soon after Rice concluded her talks in Beijing. At any rate, Tehran abruptly called off on Wednesday the signing of the long-awaited US$16 billion deal with China Offshore Oil Corporation for the development of its North Pars gas fields, which is estimated to have reserves of 80 trillion cubic feet. The reason attributed was that the Iranian Oil Minister Gholamhossein Nozari couldn’t attend the signing ceremony in Tehran.

Again, Beijing agreed this week, after having rejected US appeals previously, to send a battalion of engineers to Darfur. Rice was quick to laud the Chinese move. The US, on its part, is attending to China’s core concern, the Taiwan issue. As Kissinger put it, “I think Beijing and Washington will cooperate and really pressure Taipei that if they do not pull back, it could look extremely unfavorable. I believe that we will avoid a crisis in the Taiwan Strait.”

Xinhua news agency reported that Hu and Rice “agreed to step up bilateral constructive and cooperative relations and handle the bilateral relations in a long-term and strategic perspective”. Hu told Rice, “The cooperation arena keeps expanding and the strategic significance of the bilateral ties grow higher and higher”. Rice responded that Washington hopes to see Beijing continuing to play a constructive role in addressing international issues. At a meeting with State Councilor Tang Jiaxuan, she said the US wanted to strengthen cooperation with China “so as to promote the resolution of the issues facing the world”. She added that as a responsible member of the international system, China has played a key role in global affairs.

Tang said, “China-US relations have gone far beyond the bilateral dimension and hold increasing global influence and important strategic meanings.” He underlined that Rice’s visit came at “a very important moment” as the international and regional situation was evolving. Both Tang and Premier Wen Jiabao stressed that China-US cooperation makes an important contribution to the peace, stability and development of the word. Rice concurred that the “fruitful bilateral relationship and cooperation could help better resolve the complicated and difficult issues in the international system”.

US’s defense trade with India
Thus, it came as no surprise that Gates kept his visit to Delhi focused strictly on US-India military relations. He said, “I don’t see our improving military relationships in the region in the context of any other country, including China. These expanding relationships don’t necessarily have to be directed to anybody. They are a set of bilateral relationships that are aimed at improving our coordination and the closeness of our relationships for a variety of reasons.”

Gates’ talking points in Delhi related primarily to defense trade. India’s procurement of 126 multi-role combat aircraft in a deal estimated at $10 billion – and possibly, as high as $ 16 billion – was number one priority for him and for the American defense contractors accompanying him. The principal bidders include Lockheed Martin’s F-16 and Boeing’s F/A-18 Super Hornet.

The importance of the deal is not only commercial, but that the new generation aircraft will be in use with the Indian Air Force for the next 40-year period and, therefore, clinching the deal becomes absolutely vital for the US if it is to aim at “inter-operability” with India. Gates knows it is the sort of deal that will ensure US-India military-to-military cooperation becomes irreversible and pin India down as the US’s strategic ally in the region.

Indian defense industry sources already speculate that Lockheed Martin could be pushing for closer ties with India’s military to increase its chances in the above tender. American companies are also keen to secure another Indian tender for 312 helicopters for its air force and navy worth about $1 billion. In January, India closed a $1 billion deal with Lockheed Martin for six C-130 Hercules aircraft for its special forces. India is expected to spend another $30 billion on military purchases by 2012. Gates’ message to Indian officials was that the US defense trade offers the “full package” – sale, technology transfer, guaranteed supply of spares and co-production.

Gates expressed satisfaction over the entry that the US has made in the Indian market, which is traditionally dominated by Russia. He said, “We have tried for some years now to get a seat at the table, and we’re finally there.” Washington is determined to throw Russia out of the Indian defense market in the coming years. The assertiveness of the US sales pitch is evident from the remark by a US official in Gates’s entourage, “When you go into joint production and cooperative development with the US, you’re getting not only the best product in the world, but you have the best support system, the best maintenance package over the life of the product. You also have companies that operate with integrity, which is different than what India has seen with other partners in the world. We’re very transparent.”

Washington will incrementally try to persuade India to get rid of its tendering mechanism altogether – bureaucratic buying and selling processes – and instead take recourse to direct negotiations. India has already moved in this direction and begun talks with the US on the purchase of P-8i long-range maritime reconnaissance patrol aircraft with anti-submarine war capabilities to replace Russian-made Tu-142M bombers. The deal could be worth $2 billion, the biggest defense deal so far between the two countries.

Meanwhile, the quantum jump in US-Indian strategic ties in the past two to three years needs to be consolidated. “We’re not looking for quick results or big leaps forward, but rather a steady expansion of this relationship that leaves everybody comfortable,” Gates modestly said.

A lot indeed depends on the fate of the US-India nuclear civilian deal. Washington is keeping its fingers crossed about the Indian government’s grit to push the deal despite vehement domestic opposition. Untrammeled technology transfer to India and a qualitative shift of the strategic partnership to de facto alliance depend on the deal going through. Washington is, therefore, pulling all stops.

The worrisome thing for Washington, paradoxically, is that India has a democratic system. Indian politics are in flux with approaching parliamentary elections, while big-ticket items such as India’s participation in the US defense missile system, India’s ties with the North Atlantic Treaty Organization or India’s role in regional security remain to be finessed. Of course, the elite leaderships in India’s two centrist parties – Congress and Bhartiya Janata Party – are equally zealous about making India a “natural ally” of the US. Gates made it a point to touch base with the opposition BJP.

However, there is a flip side insofar as Indian politics have entered a coalition era and interest groups are multiplying. Outside of the middle class immersed in the enchantments of globalization, the vast majority of Indians grapple with sheer day-to-day survival – a newborn zone of development surrounded by endless horizons of depletion.

But then it is not Gates’ problem if acute contradictions are playing out in India with no historical precedents to guide it. He returns to Washington a happy man. He said his discussions with India’s leaders were positive and like-minded. “I encountered enthusiasm in all of the leaders here I talked to,” he added. “I think … they see it as we do … a long-term enterprise by two sovereign states. We are mindful of India’s long tradition of non-alignment and are respectful of that, but I think there are a lot of opportunities to expand on this relationship, and I think that was the feeling on the part of the Indian leaders that I met with, as well.”

US’s Asian strategy
The tricky part for Washington is that the US must not create apprehensions in the Chinese mind. Clearly, Washington accords number one priority in its Asian strategy to relations with China. US-China economic ties are inexorably gaining a global character. US-China economic interdependence rules out a “containment” policy toward China.

As a People’s Daily commentary in December pointed out, the subprime loan or mortgage crisis in the US “poses a sound opportunity for the two sides US and China to reach overall, wide-ranging consensus. With the seizure of this rare opportunity, the risk-reduction capacity for both nations will beef up”.

At the Third China-US Strategic Economic Dialogue in Beijing in December, Treasury Secretary Henry Paulson said, “I think one of our jobs in the dialogue is to make the case as to why trade is good, why China’s economic success is good for the US, and the US economic success is good for China.” He stressed that the US-China relationship has become central to each nation’s interests and to maintaining “a stable, secure and prosperous global economic system”. Paulson has paid as many as five visits to China during the 20 months since he assumed office. (He visited Delhi once during this period.)

Unsurprisingly, therefore, Gates avoided any of the political rhetoric regarding Asian security that came naturally to his predecessor, Donald Rumsfeld. First, in the near term, it is Russia and not China that threatens the US’s global dominance. India is awkwardly placed with regard to US-Russia-China equations. Russia is still viewed largely as an ally, while China remains an adversary in the Indian perception. But Washington sees things differently.

The US Annual Threat Assessment presented on February 5 by the Director of US National Intelligence Michael McConnell suggests repeatedly that US-Russian relations stand to become more confrontational. It highlights the gradual resurgence of Russia’s military forces. Also, an unspoken factor is that the energy exporting countries are increasingly challenging the US-dominated post-Bretton Woods global economic system. Russia, Iran and Venezuela have spoken of dispensing with the US dollar as the principal currency of settling energy accounts. There is talk of the gas-producing countries forming a cartel along the lines of the Organization of Petroleum Exporting Countries, which would of course pose a major challenge to the prevailing international economic system.

Beijing expressed misgivings last year about a “quadripartite” alliance between the US, Japan, Australia and India. But the alliance has since become moribund due to the change of governments in Japan and Australia and the priorities of the new leaderships toward relations with China. The accent for Washington, too, has changed and is now on drawing in Beijing as a mainstream player to be part of a multilateral framework. India is the odd man out, still figuring out how to come to terms with China’s rise.

For all these reasons, Gates was careful not to give an “anti-China” flavor to the US’s burgeoning military ties with India. There are other inter-linkages as well. Ironically, the US-India nuclear deal, which would boost their strategic ties, itself cannot go through without China’s cooperation. The minimum that Beijing expects from Washington is that US-India strategic cooperation will not be directed against China.

In sum, Rice’s mission to Beijing and Gates’s stopover in Delhi become a case study of the US’s evolving Asian strategy. Washington’s preoccupation with containing resurgent Russia is set to become a major driving force behind the US’s Asian strategy. And the isolation of Russia can work only if Washington whittles down Sino-Russian (and Russian-Indian) strategic cooperation.

Alongside comes Washington’s need to make China a stakeholder in global security. US-China economic interdependence has reached a level where any attempt by Washington to hurt China can result in hurting itself and the world economy. Thus, Gates’ visit to Delhi becomes a reality check for Indian strategists.

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M K Bhadrakumar served as a career diplomat in the Indian Foreign Service for over 29 years, with postings including India’s ambassador to Uzbekistan (1995-1998) and to Turkey (1998-2001).

http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/JC01Df03.html

Written by eldib

March 1, 2008 at 1:19 am

Posted in China, USA

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